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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 22:03

Ouf ! On a eu chaud.
Nous nous doutions que le rapport Gallois reprendrait l'exploration des gaz de schiste et nous pensions aussi que le ministre du redressement industriel serait "intéressé" par cette proposition. Nous nous disions "c'est leur job" mais ... nous souhaitions fortement que ces idées d'hier seraient "rejetées" par ce même gouvernement qui, il y a peu de mois, avait confirmé la non autorisation de la fracturation hydraulique et avait, de suite, rejeté 7 permis (dont celui de Brignoles) qui, à la lecture de leur demande, laissaient clairement entendre que la fracturation hydraulique y serait utilisée.
Voilà, c'est chose faite, Matignon, comme le dit simplement le Nouvel Obs Eco, "ferme la porte aux gaz de schiste".
Et
Toc pour ceux qui souhaitaient le contraire.


L'article complet sur http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20121105.OBS8106/pourquoi-le-gouvernement-ferme-la-porte-aux-gaz-de-schiste.html


Pourquoi le gouvernement ferme la porte
aux gaz de schiste

Créé le 05-11-2012
Matignon a répété lundi son rejet de toute exploration des gaz de schiste en France, en dépit des recommandations du rapport Gallois. Explication.
 
Un gisement de gaz de schiste en Pologne. (JANEK SKARZYNSKI / AFP)
Un gisement de gaz de schiste en Pologne. (JANEK SKARZYNSKI / AFP)

Non, le gouvernement ne reprendra pas la proposition du rapport Gallois sur les gaz de schiste. Il fallait s’y attendre. En face d'un texte qui recommande de mener des recherches sur les techniques d'exploitation de cette source d'énergie, Matignon poursuit la ligne de conduite définie voici deux mois par François Hollande.

Dans son discours d’ouverture de la conférence environnementale, le président annonçait l’annulation des sept demandes de permis soupçonnés de viser les gaz de schiste (trois autres ayant déjà été annulées par le précédent gouvernement l’an dernier). Et fermait dans la foulée la porte à toute exploitation de cet hydrocarbure. "Telle sera ma ligne de conduite tout au long de mon quinquennat", avait assuré le président de la République.

José Bové, eurodéputé EELV et chef de file des anti-schiste français, a applaudi. Les industriels, eux, s’en sont affligé. Leur question, qui est aussi celle de la CFDT, est la suivante : pourquoi le gouvernement tranche-t-il un débat avant même de l’avoir ouvert ? Et plus encore quand l'Angleterre et le Danemark leur entrouvrent la porte ? Réponses.

L’absence d’alternatives à la fracturation hydraulique

"Dans l'état actuel de nos connaissances, personne ne peut affirmer que l'exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd'hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et l'environnement", a fait valoir François Hollande. Le refus de toute exploration relèverait donc du principe de précaution. Pour l’heure, on ne sait pas extraire les gaz de schiste autrement que par cette technique. Elle consiste à briser les roches souterraines contenant le gaz en injectant sous très haute pression un mélange d'eau, de sable et de produits chimiques. Objectif : créer des fissures dans la roche, par lesquelles peut s’échapper le gaz, récupéré à la surface ou par un pipeline. Ce procédé a été spectaculairement dénoncé par le film "Gasland" pour ses effets nocifs sur l’environnement. Ce qu’on lui reproche ?

- La pollution des sols et des nappes phréatiques. De nombreux produits chimiques sont (ou ont été) utilisés pour composer les fluides de fracturation. Benzisothiazolin, dioxane et autres nonylphénol, soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens. On ne sait pas faire sans. Par ailleurs, les pollutions du sous-sol peuvent provenir de fuites de méthanes dans les nappes.

- La surexploitation de l’eau. Le forage classique d’un puits, destiné à réaliser une dizaine de fracturations hydrauliques en moyenne, consomme 20 millions de litres d’eau. Une ressource qui échappe du même coup aux autres usagers : industriels, citoyens et agriculteurs.

- La destruction des paysages. L’extraction des gaz implique de creuser des trous dans des zones actuellement vierges d’activités industrielles. Les sept permis annulés auxquels François Hollande a fait référence sont situés dans le Var, le Tarn-et-Garonne, la Drôme, la Savoie, l’Isère et le Lot. Y ajouter le passage des camions, et l’artificialisation des sols qui en découle.

- La contribution à l'effet de serre. Il arrive également que des fuites de méthane se produisent à partir des puits et lors du transport. En 2012, de telles fuites ont été confirmées dans le bassin gazier de Denver-Julesburg (Colorado), actuellement en exploitation.

 

 

Les industriels mis en cause ne nient pas ces réalités. Mais ils en font une exception, liée non pas à la technique de fracturation hydraulique elle-même mais au fait qu'elle a pu, aux Etats-Unis notamment, être pratiquée dans de mauvaises conditions. Concrètement : seuls des puits mal étanchéïfiés entraînent des fuites chimiques et gazeuses, expliquent-on chez Total. Par ailleurs, ils avancent, photos à l'appui, qu'un puits n'est guère plus destructeur de paysage qu'un parking en zone touristique. Le gouvernement social-démocrate danois, auquel participent des écologistes, a d'ailleurs été sensible à ces arguments. Il vient d'autoriser le pétrolier français à mener des explorations au Danemark.

Priorité aux énergies renouvelables

Le gouvernement préfère concentrer ses investissements sur les énergies renouvelables .../...

L'article complet sur http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20121105.OBS8106/pourquoi-le-gouvernement-ferme-la-porte-aux-gaz-de-schiste.html

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Published by gazdeschiste-collectif-var - dans Paroles et décisions ministérielles
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commentaires

la fee viviane 05/11/2012 23:34

ne soyons pas naïfs et restons vigilants !!!

yves AYME 05/11/2012 23:11

Si la sur-explotation de l'eau, la destruction du paysage lors de l'exploration (exploitation non ) et la contribution à l'effet de serre paraissent inévitables ne pas oublier que la fracturation
hydraulique peut évoluer , l'eau remplacée par de l'azote,supprimant pas mal de produits nocifs obligatoires avec l'eau . Par contre le contexte tectonique (fractures remontant le méthane vers le
sol) l'écran imperméable sus-jacent paraissent incontournables ainsi que le contexte sismique "naturel" Ce dernier peut détruire des tubages cimentés étanches ou venir par les micro-secousses
inévitables dès lors qu'on injecte de fortes pressions, gaz ou liquides dans un milieu jusque là à l'équilibre, rajouter un moteur de plus aux forces qui régissent les failles actives nombreuses
dans nos régions (PACA , Alsace , Pyrénées.....)
Ne pas oublier surtout l’intérêt économique de ce gaz de schiste qui est notre principal ennemi ...
Yves AYME

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