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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 08:15

NDLR : Dans la partie Nord/Est de la France, les débats « Gaz de schiste » deviennent fréquents, sont suivis par la population et permettent d’assoir autour d’une même table politiques, experts, élus, pétroliers et associations. Il faut dire que des permis y sont ou devraient être autorisés et que la tension monte, monte ...
 

Gaz de schiste : le PS sonde ses troupes.
 

Par Yves KLEIN yklein@journal-lunion.FR pour L'union-L'Ardennais, Par Yves KLEIN yklein@journal-lunion.FR
Extrait de L’Union Ardennais - Article complet sur http://www.lunion.presse.fr/region/gaz-de-schiste-le-ps-sonde-ses-troupes-jna3b26n84111
 

COUCY-LE-CHATEAU (02). Les cadres axonais du Parti socialiste en sont convaincus : sans compromis politique, l'opposition à l'exploitation des gaz de schiste est vouée à l'échec. Exploration.

Aux côtés du secrétaire de la fédération du PS (debout) Arnaud Battefort, des spécialistes des questions environnementales dont Laurence Rossignol, sénatrice de l'Oise et vice-présidente du conseil régional.

Les pétroliers à la recherche de gaz de schiste prospectent en région parisienne et dans le département. Le sud est directement concerné via ce que l'on nomme déjà le « permis de Château-Thierry » (lire ci contre). Deux autres demandes de forage sont à l'instruction, dans le périmètre de Soissons et de Nanteuil. Le sujet, jusqu'alors principalement aux mains des associatifs via le collectif Carmen ou « Touche pas à ma roche mère » est passé, hier, sur le terrain politique, avec une rencontre proposée à Coucy-le-Château, par l'exécutif de la fédération axonaise du Parti socialiste. L'enjeu : informer et au delà, diffuser les positions des opposants socialistes à l'exploitation des gaz de schiste. Le secrétaire de la fédération, Arnaud Battefort, s'était entouré pour l'occasion de spécialistes, parmi lesquels Andreas Rüdinger, chercheur et Thomas Porcher, économiste. Une présence également remarquable, celle de la sénatrice de l'Oise et chargée des questions d'environnement au PS, Laurence Rossignol. Les associations d'écologistes « n'ont pas la culture du compromis comme peuvent l'avoir les organisations syndicales », relève la sénatrice socialiste. Le nœud du débat est bien ici : comment être sûr, pour ceux que les pressions, les projets et la propagande des pétroliers inquiètent, comment être sûr donc, que sur la non-exploitation du gaz de schiste, le pouvoir politique, même socialiste, tiendra fermement ses positions ?

La fracture politique

A l'heure où le consommateur sait que les énergies fossiles s'épuisent et où la dépendance de la France à ce sujet est réelle, les opposants à l'exploitation des gaz cherchent des garanties. « Il ne faut pas se couper du pays », expliquent-ils. La ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, Delphine Batho, tient ferme pour l'heure, pendant que l'ancien premier ministre Michel Rocard assure que « le gaz de schiste est à la France ce que le pétrole est au Qatar »… L'information et le message doivent donc mieux sensibiliser les élus, du reste assez peu nombreux, hier, parmi la quarantaine de présents. « Le consensus en matière de transition énergétique n'existe pas », témoigne Laurence Rossignol. « Par exemple, nous avons au PS des fanatiques du nucléaire ! » L'extension ou non des forages dans l'Hexagone est donc entre les mains du Gouvernement. La lutte est rude, les pétroliers estimant que le cadre légal fixé par l'État est contraire à la constitution. Si les Sages l'annulent, une autre loi devra être votée. Un débat s'engagera, dont certains estiment au Parti socialiste, qu'il pourrait altérer les capacités de résistance des parlementaires… La fracturation hydraulique pose question. Autant donc, qu'une éventuelle fracture politique.
  
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                              État/Pétrolier : des engagements réciproques

La mobilisation autour du projet de forage d'exploration par le pétrolier Hess Oil, à Rozoy-Bellevalle, près de Château-Thierry, a conduit Virginie Lasserre, la sous-préfète, à réunir autour d'une même table mardi, présidents d'associations, député, conseillers généraux, et le Pdg de Hess Oil, Bertrand Demont. Trois engagements ont été pris à l'issue de cette rencontre. 1. Les travaux ne débuteront pas avant le deuxième semestre 2014. Le forage, vertical, sera distant de 500 mètres du point initialement prévu. Il se situera hors zone d'inventaire de la faune et de la flore remarquables. 2. Ces travaux, conformément à la loi du 13 juillet 2011, n'utiliseront pas la technique dite de fracturation hydraulique. 3. L'arrêté préfectoral, pris le 17 mai dernier pour encadrer le forage, conduira le pétrolier à construire un puits étanche, à engager une quantité d'eau limitée et à lutter contre les nuisances des chantiers. Ces éléments seront contrôlés par les services de l'Etat. Une nouvelle réunion devrait être organisée sur le sujet avant la fin de cette année.

Mis en ligne par Christian Dépret (Adm).

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