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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:31

Non, le gaz de schiste est connu depuis près de deux siècles !
 

Au commencement était le gaz de schiste …

Cela pourrait paraître contradictoire avec tout ce que nous avons dit précédemment : dès 1821, à Fredonia, dans l’Etat de New York, Etats-Unis, William Hart effectua un forage sur moins de dix mètres sous la surface terrestre dans une couche de schiste argileux, qui fournit suffisamment de gaz naturel pour éclairer magasins et commerces. La Fredonia Light

Company, fondée en 1858 pour exploiter ce gaz naturel, fut la première entreprise de gaz naturel des Etats-Unis, et peut-être même du monde entier! Le charbon ayant ensuite été disponible en quantité suffisante pour la production de gaz de ville – décentralisée, indépendamment des gisements découverts par hasard à cette époque – le gaz de schiste ne fut plus au goût du jour. Les gisements de gaz naturel conventionnel découverts par la suite, quant à eux, furent plus faciles à exploiter.
(Selon Association Suisse de l’Industrie Gazière -ASIG)

 

Mais l’exploitation, hormis quelques cas particuliers, n’était pas possible par manque de technologie appropriée ou bien alors très coûteuse.

 

Le Shale Gas aux USA :

Les USA, gros producteur de pétrole à une époque, sont extrêmement soucieux d’assurer leur approvisionnement en hydrocarbure et c’est tout naturellement là qu’a débuté l’exploitation de réserves de Gaz de Schiste. La hausse du prix du pétrole (importé pour une bonne part maintenant) et l’arrivée de nouvelles technologies ont rendu la chose possible.

 

La technique d’extraction :

Le principe combine :

-         Les forages horizontaux en profondeur (à partir d’un forage vertical ensuite coudé)

-         La fracturation de la roche.

 

Pour extraire le gaz :

Il faut donc réaliser un forage horizontal, puis fracturer la roche avec des explosifs (fracking) et / ou un mélange d’eau, de produits chimiques voire toxiques et de sable (ou billes de sable ?) sous haute pression pour fracturer la roche et permettre la récupération du gaz.

 

Voir le schéma ci-dessous, très explicite :

Gas-shale-extraction.jpg

  à gauche, extraction de gaz de schiste    -    à droite, extraction de gaz conventionnel

 
Ou encore, celui-ci, issu de IFP Energies Nouvelles.

 IFP-schema-forage-horizontal.jpg

L’extraction : la réalité

Si le schéma est simple, la réalité est un peu plus complexe : il faut faire des routes pour parvenir aux points de pompages, des plateformes de stockage de l’eau et du sable à injecter dans les forages, des réservoirs des eaux usées et polluées qui remontent en surface avec le gaz etc…

Il y a donc une grosse infrastructure à mettre en place, occasionnant par là-même des gênes pour les riverains dont il faut tenir compte. 


Merci à notre experte, Brigitte Grivet, pour cet article.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 12:58

Le « WikiLeaks » des gaz de schiste sur la radioactivité

Une plateforme d'extraction de gaz rejette ses eaux usées en Pennsylvanie, en avril 2009 (Jon Hurdle/Reuters).

   Photo : une plateforme d'extraction de gaz rejette ses eaux usées en Pennsylvanie, en avril 2009 (Jon Hurdle/Reuters).

La gigantesque enquête sur les gaz de schiste publiée par le New York Times est une nouvelle bombe lancée sur cette technique d'extraction contre laquelle la mobilisation grandit en France. Non seulement les preuves d'effets sur la santé se multiplient, mais l'enquête révèle que l'eau rejetée par les puits est radioactive.

Le quotidien américain a consacré de gros moyens au déchiffrage des quelque 30 000 pages de documents confidentiels provenant de l'agence américaine de protection de l'environnement, l'EPA, et de différentes sources internes à l'industrie, qu'il s'est procurés. Une méthode « à la manière de WikiLeaks », mais avec le professionnalisme des équipes du journal, qui ont ajouté aux données brutes :

  • une infographie interactive : une carte recense la radioactivité présente dans 149 des quelque 200 puits installés dans l'Etat de Pennsylvanie et recense 42 puits dont l'eau rejetée dépasse la norme autorisée pour l'eau potable en radium, 4 dans le cas de l'uranium, 41 dans celui du benzène, 128 les dépassent pour le « gross alpha » (des radiations causées par les émissions d'uranium et de radium) ;
  • un reportage vidéo où l'on voit des habitants des montagnes rocheuses (Colorado) obligés de déménager parce que les gaz de schiste les ont « empoisonnés ». Nausées, diarrhées, saignements de nez… ils se disent contaminés par les fuites provenant des extractions autour de chez eux ;
  • et un fichier excel d'analyse de plus de 200 échantillons pris dans les puits : les taux de radium et d'uranium sont mentionnés ainsi que le cancérigène benzène.

La fracturation hydraulique, la technique des mini-séismes

Pour bien comprendre comment l'extraction peut se répercuter sur la santé, il faut avoir en tête tout le processus bien particulier de la fracturation hydraulique, la méthode non conventionnelle qui permet d'aller chercher dans des poches géologiques très profondes le gaz naturel.

Comme l'explique l'infographie, les derricks temporairement installés en surface creusent un puits à plusieurs milliers de mètres sous terre, un puits vertical puis horizontal (en forme de L) à l'endroit où le gaz est présent.

Parfois, le forage traverse des nappes phréatiques. Du ciment sert à étanchéifier le puits, mais il se peut qu'il soit poreux et que les produits chimiques injectés pour faire exploser la roche contaminent les nappes d'eau souterraines (celles qui servent à l'eau potable).

La technique de la fracturation hydraulique provoque une explosion de la roche perméable grâce à l'injection à très haute pression de millions de litres d'eau chargée en produits chimiques, une méthode qui s'assimile à la création d'un mini-tremblement de terre.

Cette eau contenant 500 à 2 000 produits, dont une partie sont des cancérigènes connus, tels le benzène (mais d'autres seraient pires encore) est injectée en profondeur pour maintenir le puits ouvert et permettre l'extraction. Puis une bonne partie (peut-être la moitié) des eaux usées remonte à la surface, l'autre restant sous terre au risque de contaminer les nappes.

L'eau remontée contient parfois des substances radioactives à des taux qui dépassent plus de mille fois les seuils autorisés pour l'eau potable. Elle n'est certes pas bue, mais décante dans des bassins de rétention, susceptibles de fuir, par exemple lors de grosses averses.

Le New York Times a beau avoir enquêté pendant des mois, interviewant toutes les sources qui voulaient bien s'exprimer (riverains, industrie, agence de l'environnement, centres de recherche), il reste prudent sur les conclusions à tirer : il ne dit pas qu'il faut cesser immédiatement d'extraire cette énergie qui crée des emplois et promet au pays une plus grande indépendance énergétique, mais dénonce la complaisance des autorités avec l'industrie.

Les répercussions sur la santé

Comme l'avait montré le documentaire « Gasland », la fracturation hydraulique a rendu l'eau imbuvable dans nombre d'endroits des Etats-Unis. Parfois même, l'eau est tellement chargée de gaz quand elle sort du robinet, qu'elle brûle au contact d'une allumette.

Le quotidien insiste sur le fait que les 493 000 puits en exploitation aux Etats-Unis génèrent des quantités faramineuses d'eaux usées (jusqu'à 4 millions de litres par puits). Ces eaux très chargées en sels corrosifs et en produits cancérigènes et parfois radioactifs (certains naturellement présents dans le sol et remontés avec l'eau comme le radium) décantent dans des stations d'épuration avant de rejoindre les rivières puis les robinets des gens.

L'industrie avoue dans des documents internes ne pas savoir totalement éliminer la radioactivité de ces eaux usées. Problème : les stations de potabilisation situées en aval des bassins de décantation ne testent pas toujours la radioactivité. Par exemple en Pennsylvanie, aucun prélèvement n'a été fait depuis 2006.

L'agence fédérale de protection de l'environnement (EPA) se dit préoccupée par les gaz de schiste, d'autant qu'un certain nombre d'installations « sont probablement hors la loi » en ce qui concerne les normes de pollution.

Si aucun cancer lié au gaz de schiste n'est encore avéré, des constats inquiétants sont relevés. Ainsi, au Texas (93 000 puits de gaz de schiste), un hôpital a recensé 25% d'enfants asthmatiques dans la population des six contés voisins, contre une moyenne de 7% dans l'état.

Les Etats-Unis commenceraient-ils à douter de la fiabilité de cette technique d'extraction qui fait si peur à la France ? « On brûle les meubles pour chauffer la maison », constate John H. Quigley, qui était jusqu'il y a peu secrétaire du département de Conservation des ressources naturelles. Entre le charbon sale et la dangereuse fracturation hydraulique, il semble que ce soit la peste ou le choléra.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:31

 Voici la carte - non officielle puisque fabriquée par nous à partir d'une base IGN - du vaste secteur repris dans le permis "Brignoles".
L'on peut remarquer que peu de varois, hormis celles et ceux qui demeurent dans la bande côtière, n'échapperaient aux multiples forages si d'aventure, le permis déposé était autorisé.

schiste ign

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 14:33

Schuepbach Energy, la société texane qui a déposé le permis "Brignoles", a obtenu des permis d’exploration du gaz de schiste en Ardèche, à Villeneuve-de-Berg et Valvignères.

Le président de l’entreprise de prospection gazière, Martin Schuepbach explique (15/02/2011) en exclusivité pour France 3 Rhône-Alpes son projet dans la région ardèchoise.
 

Première partie de l'interview

 (un clic sur la photo ci-dessous)

 Deuxième partie de l'interview

(un clic sur la photo ci-dessous)

 

 

Interview : Sylvie Cozzolino/ Jean-Eric Gay

Traduction : Sylvie Cozzolino

Mixage : Pascal Morin

Liaison technique : François Salaun

 

Interview réalisée via Skype depuis Dallas (Texas)

Merci FR3 Rhône-Alpes pour ce document.

                                                             Et vous, varois, qu'en pensez-vous ?

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:20

Cette pétition circulera dans de nombreuses communes du Var ; vous pouvez, dès maintenant, la copier et faire signer vos voisins, amis, parents et collègues. Téléphonez nous (voir n° ci dessous) pour tout autre renseignement. Vous avez une opportunité pour organiser une réunion, une manifestation contre le gaz de schiste, nous sommes à votre disposition. D'avance, merci.

 

COLLECTIF VAR   « NON AU GAZ DE SCHISTE »  -  gazdeschiste-collectif-var.over-blog.com   -  06 33 44 10 02  -  06 74 41 89 81

6781 km2 soit les 3/4 du département du Var plus les bordures des Alpes maritimes et des Alpes de haute Provence sont concernés par une demande de permis d’exploration (dit Permis Brignoles) déposée par une société texane, ceci dans l’absence totale d’information de la population. Cette demande a pour objet d’explorer le sous-sol à la recherche de gaz de schiste. La technique pour ramener ce gaz à la surface est désastreuse sur le plan environnemental : la «fracturation hydraulique horizontale» consiste à provoquer des failles à l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression pour libérer le gaz pris dans la roche compacte, à environ 2000 mètres de profondeur. Pour cela, il faut 10 à 15 injections de plus de 15000 m3 d’eau mélangés à quelques 500 produits toxiques, acides et dissolvants, afin de rendre friables les roches et des microbilles pour maintenir ouvertes les failles d’où s’échappera le gaz. Facile de deviner ce qui en résultera : pollution massive des nappes phréatiques et de l’air, destruction de nos paysages et de nos milieux naturels. Sous la pression d’associations, la ministre de l’Environnement, Mme Kosciusko-Morizet, a confié des missions qui rendront leurs rapports intermédiaires mi avril et définitifs fin mai. Nous avons quelques semaines pour faire comprendre aux autorités et au ministre qu’un avis négatif ET DEFINITIF Doit ÊTRE donné à la demande de permis « Brignoles » afin que JAMAIS PLUS, IL NE SOIT QUESTION DE RECHERCHER OU D’EXTRAIRE DES  GAZ DE SCHISTE DE NOTRE SOL.                                                                                                                                                                       Collectif ouvert à tous les Varois, de toutes opinions.

                         JE SIGNE LA PETITION, « JE DIS NON AU GAZ DE SCHISTE »

Nom et prénom

Commune

Coordonnées - @mail - téléphone

Signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by gazdeschiste-collectif-var - dans Nos actions
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:19

Le gouvernement n'a pas fermé la porte à l'exploitation du gaz de schiste en France à condition que les techniques mises en œuvre pour le capturer soient respectueuses de l'environnement, a affirmé mercredi le ministre de l'Energie Eric Besson.

"La France n'a pas fermé la porte au gaz de schiste", a déclaré M. Besson sur Europe 1. "Nous attendons des réponses à ces deux questions: y-a-t-il un potentiel en France? Nul ne le sait pour l'instant. Et peut-on l'exploiter proprement ? Nul ne le sait", a-t-il précisé.

Selon lui, seule l'exploration du sous-sol français pourra répondre à la première question.

Concernant l'éventuelle exploitation de ces gisements, le ministre a estimé qu'elle devrait se faire à l'aide de techniques propres, "conformément à nos valeurs et au respect de l'environnement qui doit être notre préoccupation".

Disséminés dans la roche au lieu d'être concentrés dans des poches, les gaz de schiste sont extraits grâce à des forages horizontaux qui fracturent la roche en injectant d'énormes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques.

Cette technique est abondamment utilisée aux Etats-Unis où ses détracteurs dénoncent des cas de pollution des nappes phréatiques.

Le gouvernement a annoncé début février la suspension des travaux de prospection de gaz de schiste dans le sud de la France dans l'attente des conclusions d'une mission d'évaluation des enjeux environnementaux prévues pour le 31 mai.

 

 

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Published by gazdeschiste-collectif-var - dans Paroles et décisions ministérielles
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:18

 Le groupe majoritaire des élus régionaux réuni le 18 février 2011, par une action volontariste a rédigé une motion contre la  délivrance de permis de recherche et d'exploitation de gaz de schistes sur le territoire régional (demandes déposées sur le secteur du Lubéron (Gargas) et du Var (permis dit de Brignoles, mais qui couvre en réalité une zone de 6785 km2 allant de Marseille à Grasse et de Cuers au nord du Verdon).
Cette motion sera déposée soumise au vote de la prochaine assemblée plénière du Conseil Régional, comme cela s'est fait récemment en Rhône-Alpes.

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Published by gazdeschiste-collectif-var - dans Les réactions de nos élus varois
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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 21:15

La création de ce blog est due à l'intention gouvernementale d'explorer et ensuite exploiter les éventuelles ressources de gaz de schiste de notre région sur un périmètre de 6781 Km2.
Le dépôt du permis dit " Brignoles" s'est réalisé sans la moindre information donnée aux habitants de notre département ; même la classe politique varoise fut surprise de cette "révélation" !
Contre ce dictât de l'ex ministre de l'Environnement, J.L. Borloo, nous avons créé un Collectif pour l'ensemble du Var, ceci afin d'éviter la dispersion des actions et d'avoir un impact bien plus fort, tant au niveau "médias" qu'au niveau politique.

 

Ce blog vous informera, non seulement des actions menées mais aussi des dangers que feraient courir à nos si jolis paysages varois et aussi à la santé de nos enfants et de nous-mêmes, cette aberration que serait d'extraire du gaz de schiste de notre sous-sol.

 

Ce blog permettra aux sympathisants, militants, politiques et simples habitants de notre département, de se faire entendre et d'exprimer leur avis quant aux volontés de défigurer de manière irréversible notre belle Provence.

 

Recemment-mis-a-jour6.jpg

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