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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 17:25

Extraits :

: " La loi dite « Jacob » n’offre en aucun cas les garanties nécessaires permettant d’éviter tout projet d’exploration ou d’exploitation d’hydrocarbures non-conventionnels dans notre pays."

" Interdire la fracturation hydraulique et abroger les permis d'exploration et d'exploitation déjà délivrés n’est pas suffisant.
Il faut créer les conditions qui nous permettront d'envisager sereinement l'avenir."

L'intégralité, ci-dessous.
 

Carte des communes varoises ayant pris arrêtés municipaux ou délibérations vs gaz de schiste.

Carte des communes varoises ayant pris arrêtés municipaux ou délibérations vs gaz de schiste.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 09:07
« Gaz de schiste, où en est-on aujourd’hui » était le thème de la réunion de Ginasservis.

Quatre collectifs locaux, habitués depuis de nombreux mois à travailler ensemble, reçurent dans la salle municipale de Ginasservis plus d’une cinquantaine d’habitants du secteur qui, comme beaucoup, se posaient encore des questions sur « Gaz de schiste, où en est-on aujourd’hui ».
Les représentants des collectifs de Ginasservis, La Verdière, St Julien le Montagnier, Vinon sur Verdon prirent succèssivement la parole sur les aspects législatifs, techniques, financiers, mais aussi – et surtout – sur les conséquences autant écologiques qu’économiques qu’aurait la mise en place de forages dans notre région.
Les prises de paroles furent appréciées d’autant plus que la simplicité, la clarté et la précision des propos tenus furent permanentes.
Les élus locaux présents - merci mesdames et messieurs les maires, conseillers municipaux et conseiller général pour votre soutien - exprimèrent leur satisfaction de constater la continuité d’une vigilance des collectifs locaux de leurs communes.

Information, vigilance et sourires, tous les ingrédients pour réussir une réunion.
Bravo collègues.

(Rédaction : Christian Dépret )

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 08:39

http://s1.lemde.fr/image/2012/12/21/534x267/1809358_3_4778_un-forage-de-gaz-de-schiste-en-pennsylvanie-en_49c5fe23f2988b894ec6ee62cf5c9a92.jpg

 

Un nouvel article du Monde sur le danger des gaz de schiste est paru le 4 janvier 2012. Son propos, l'impact pour le climat de l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste. Selon Le Monde, le débat est relancé avec la parution d'une nouvelle étude alarmante quant à l'importance des fuites de méthane autour des puits. C'est bien. Mais c'est tard. L'étude de Robert Howarth dont il est question date de novembre 2010, elle a été validée et publiée en avril 2011 par l'université privée Cornell, université située dans l'état de New York, étude reprise par la revue Nature dans un éditorial daté de septembre 2011. 

Il aura fallu que cette étude soit présentée lors d'un colloque à San Francisco pour que Nature en reparle, suivi par le journal Le Monde qui en rend enfin compteSelon les résultats de cette étude, les puits de gaz de schiste laisseraient fuir jusqu'à 9 % de méthane (CH4), l'un des principaux composants du gaz naturel, pendant leur durée d'exploitation, soit le double de ce qui rendrait acceptable le gaz par rapport au charbon. On lit en effet souvent que le méthane émet moins de gaz à effet de serre que le charbon pendant la combustion.

Il est difficile d'imaginer que les industries pétrolières, qui vantent le gaz naturel comme une option "propre" dans la transition énergétique en cours, aient pu ignorer l'information. ni que les politiques n'en aient rien su. Espérons que les nouvelles études annoncées pour 2013 n'attendront pas plus d'un an pour être publiées en France, et restons vigilants.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 12:04

Télécharger l’article sur la catastrophe écologique en Louisiane

Par Sophie Chapelle (12 décembre 2012) dans Bastamag.

Elle n’a fait l’objet que de quelques manchettes et c’est pourtant une catastrophe écologique sans précédent qui s’est déroulée le 3 août dernier en Louisiane (Etats-Unis). En l’espace d’une nuit, plus de trois hectares de forêts marécageuses ont été engloutis, laissant place à un gouffre géant rempli d’eau, de saumure, de pétrole et de gaz naturel. D’après le site Truth-Out, les premiers signes du désastre sont apparus au printemps 2012 avec l’apparition de bulles dans les bayous, ces étendues d’eau formées par les anciens bras du Mississippi. Puis les résidents du comté d’Assumption Parish ont commencé à ressentir de petits tremblements de terres. Avant que la terre ne finisse soudainement par céder.

 Crédit photo : OHSEP (prise le 21 août 2012)

La compagnie Texas Brine est dans le viseur des autorités publiques. Cette entreprise de forage et stockage basée à Houston traite depuis des années une caverne de sel souterraine, située sous la zone du gouffre, recourant à des techniques de fracturations. La saumure salée produite par ses puits est un élément vital pour l’industrie pétrochimique, rappelle Truth-Out. Des puits de forage pouvant atteindre 500 mètres ont été creusés pour repousser la saumure vers la surface. Or, selon certains géologues, « la pression dans la caverne aurait provoqué un « frack out » ». Autrement dit, la pression pour extraire la saumure de manière verticale aurait été trop forte, fracturant la roche vers la surface et provoquant l’effondrement de terrain.

Quatre mois après les faits, 300 résidents vivant à proximité du gouffre dénommé « Bayou Corne » n’ont toujours pas pu regagner leur domicile. La compagnie Texas Brine est astreinte au versement d’une somme hebdomadaire de 875 $ à chaque ménage évacué. La société a également été condamnée à une amende de 100 000 $ par le commissaire de la Conservation de Louisiane, ce 1er décembre, pour ne pas avoir empêché la contamination des cours d’eau avoisinants. A l’heure actuelle, des quantités incalculables de pétrole et de gaz continuent de s’échapper de Bayou Corne. Même si la technique utilisée est différente, faut-il y voir un avant goût des impacts de l’extraction des huiles et gaz de schiste ?

@Sophie_Chapelle sur twitter

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 14:28

Beaucoup d'articles dans les medias ces jours-ci. C'était prévisible, avec le lancement de la conférence sur l'énergie à Paris. C'était prévisible avec la grande offensive des pro-gaz de schiste.

Quelques journalistes font néanmoins leur travail, enquêtent, cherchent et trouvent les mêmes raisons que nous de s'inquiéter. Comme ils sont assez rares, voici une petite revue de presse d'articles équilibrés, qui font soit un historique des débats, soit un point sur un aspect particulier du problème.

Commençons par cet article de Libération, daté du mercredi 28 novembre, qui présente de façon équilibrée les enjeux, crise énergétique d'un côté, conséquences d'une exploitation des ressources fossiles de l'autre. Avec un rappel, le méthane est aussi polluant que le charbon, en matière d'effet de serre, si on inclut les fuites de gaz et l'énergie nécessaire à son extraction. A lire jusqu'au bout.

Deux articles qui remettent en cause l'idée même de rentabilité de cette exploitation, celui très complet de la Gazette d'Arrêt sur Image, qui rappelle ce que personne ne dit, que cette exploitation, dans l'Eldorado américain, n'est peut-être même pas rentable. Cours du gaz trop bas, difficultés à l'exportation: en sus de tout le reste, les gaz de schiste ne sont peut-être qu'une bulle financière. C'est le New York Times qui a levé le lièvre, dans une enquête l'an dernier. Et puis un article du Canard Enchainé du 28 novembre, le journal satyrique reconnu pour le sérieux de ses sources, qui démonte les chiffres des compagnies pétrolières.

Enfin, même aux USA, la grogne monte. A l'occasion des élections présidentielles, de nombreux référendums locaux sont organisés là-bas. Les 80 000 habitants de Longmont (Colorado) ont voté pour l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste sur leur territoire, marquant le début d'une fronde citoyenne contre l'exploitation du gaz de schiste. A lire sur cet article du Monde daté lui aussi du 28 novembre.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 08:46

Les arrêtés de rejet seront bien publiés sur le Journal Officiel (JORF), c'est ce que nous précise un collègue d'un collectif voisin suite à conversation téléphonique avec le BEPH du ministère.
Merci à M. P. Perrin Dureau pour l'ensemble de ces informations et avis personnels :

De M.P. :
Avis par échange téléphonique avec le BEPH MEDDE ce matin mardi 23/10

1. Les arrêtés de rejet de demandes de permis ne sont pas soumis à obligation de publication au J.O. car ils ne sont pas créateurs de droit et ce n'est pas une obligation dans le cadre spécifique de la réglementation minière. Position que je m'abstiendrai de discuter, mais je ne suis pour l'instant pas d'accord pour 2 raisons : 1. Sur la règle générale de validation d'un arrêté. 2. Sur le fait qu'un titre minier (= un permis) ne concerne pas que le pétitionnaire / titulaire cf. loi 2005-235 article 7. Donc pour l'administration ils ne seront pas publiés.
Mais, nouvelle info vers midi : la ministre en a décidé autrement, ils seront publiés

2. Ces arrêtés ont été notifiés aux entreprises qui peuvent de ce fait déposer un recours, le délai de recours court à la date de signature et non à la date de notification. Position que je m'abstiendrai de discuter, mais je ne suis pour l'instant pas d'accord pour raison de règle générale des recours contre des décisions privatives de droit, mais en l'espèce le BEPH dit "on ne prive pas de droit, on ne fait que ne pas attribuer un droit virtuel".
2bis : pour occuper les avocats des entreprises : le délai de recours courra-t-il à la signature, 26 septembre, à date la notification (date inconnue) ou à la publication au J.O. , date à venir ?

3. Le permis de Montélimar et la demande de permis de Montélimar extension sont 2 être juridiques distincts. C'est aussi mon avis, ils n'ont en commun que le pétitionnaire Total, leurs limites respectivement Nord et Est, Sud et Ouest, et la formation géologique qu'ils veulent explorer dans l'espoir de l'exploiter.

4. La liste des 7 demandes rejetées ne comportait pas Montélimar extension, sans explication autre que le fait que le recours de Total contre l'annulation de son permis de Montélimar était susceptible d'avoir quelque répercussion sur un recours contre le rejet de sa demande de Montélimar extension (voir l'article d'Alain Souleliac ce matin).

5. Le rejet de la demande de Gréoux / Brignoles n'était pas dans la "liste des 7" car elle n'est pas rejetée pour cause de GHDS Non Conventionnel, mais d'insuffisance de garantie financière du pétitionnaire.

6. Les 42 autres demandes de permis mentionnées N.C. Gaz ou Huiles de schiste ne sont pas annoncées comme devant être rejetées. car elles ne mentionnent pas "pas seulement" ou "pas explicitement" Non Conventionnel et/ou Fracturation Hydraulique. Mais elles ne seront pas automatiquement accordées pour autant. A nous d'être vigilants si de nouveaux arrêtés d'attribution sont publiés. De même pour le permis en cours Plaines de Languedoc considéré comme "conventionnel"., et bien sûr Alès et alentours.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 08:33

Un inventaire des permis ... déposés ... en instruction ... prolongés ou non prolongés ... conventionnels... non conventionnels ... gaz de houille ... pétroles ... gaz naturel ... offshore ...
Difficile de s'y retrouver ; Brigitte, notre sentinelle, a recensé les permis PACA sur des tableaux qui vous permettront de mieux comprendre l'objet de chacun d'eux.

A leur lecture, des incertitudes subsistent :
- pour les 3 permis annoncés supprimés par le Président Hollande (Brignoles, Montélimar Extension et Gréoux les Bains), nous devrions lire dans les semaines qui suivent la confirmation de leur rejet,
- par contre, le permis Offshore "Rhône Maritime" est toujours repris sur la liste du ministère. Bizarre, le Président Sarkozy avait annoncé - la veille de nos rassemblements de la Seyne et Brégançon (avril 2012) - sa supppression !
- très inquiétant est le permis Préalpes, de très grande superficie et qui devrait selon ses caractéristiques et la géologie de son sous-sol, correspondre à une recherche d'hydrocarbures de roche mère : gaz ou/et pétrole de schiste ?


Oui, s'il semble "assuré" que nous, varois, sommes "tranquilles pour quelques années" avec nos permis Terre, en PACA, notre région, des dangers subsistent. Soyons en tous conscients.

Merci Brigitte pour ces tableaux.

Permis-Hydrocarbures-PACA-15-09-12---1.jpg
Permis-Hydrocarbures-PACA-15-09-12---2.jpg

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 22:19
Cette vidéo résume en 3 ou 4 minutes le principal de notre combat commun.
Merci à ses auteurs.


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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 21:21

Dans le cadre de la qualité de l'eau francilienne, le Conseil régional Ile de France a pris des positions fermes. Voici un extrait d'un article d'actu-environnement qui reprend les principales conclusions de ce rapport.

 

Extrait de : http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-ile-de-france-aege-polemique-16375.php4

 


Qualité de l'eau francilienne


.../... En première ligne depuis le rapport interministériel, le conseil régional d'Ile-de-France a adopté une position officielle en juillet après lecture du rapport Risques potentiels de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels en Ile‐de‐France rédigé par son Conseil scientifique régional.

En premier lieu, la Région avance "des incertitudes très grandes" concernant divers aspects environnementaux et, estimant que des études indépendantes supplémentaires doivent être réalisées, elle "considère que l'amélioration des connaissances doit [s'appuyer sur les expériences] faites à l'étranger".
Un projet de recherches dans le bassin parisien "n'est pas nécessaire" et la Région juge qu'"il n'est pas opportun" de mettre en œuvre les expérimentations scientifiques sous contrôle public, prévues par la loi du 13 juillet 2011.

De même, l'Ile-de-France insiste sur les "dangers avérés" pour l'eau, les infrastructures et le climat. S'agissant de l'eau, le conseil général replace la question dans le cadre des problématiques franciliennes et pointe le traitement de l'eau utilisée pour la fracturation hydraulique.
Rappelant qu'il existe "déjà des tensions sur l'approvisionnement en eau", le conseil général souligne que "la part de l'assainissement a déjà dépassé la part de la production d'eau potable" dans le prix de l'eau francilienne.
En conséquence, il "estime déraisonnable" d'investir dans la voirie et le réseau d'eau pour "ajouter la contrainte supplémentaire" à la gestion de l'eau et l'amélioration de sa qualité.

Enfin, les impacts positifs sont jugés incertains. "Le potentiel d'huile de schiste estimé comme exploitable en Ile-de-France (…) se situerait entre 80 et 800 millions de tonnes, soit l'équivalent d'environ 1 à 10 années de consommation de pétrole en France actuellement (85 millions de tonnes)", avance le conseil régional, estimant que "quand bien même l'exploitation était décidée, cela ne ferait que repousser de peu la nécessité du développement de la vraie solution: la transition énergétique".
.../...

Dans ce même rapport, étaient rappelées, ce qui est toujours utile, les définitions des pétroles et gaz de schiste conventionnels ou non-conventionnels.
Voici les extraits principaux :


Extrait de http://www.iledefrance.fr/fileadmin/contrib_folder/Brochures/Hydrocarbures_-_Rapport_complet.pdf
« Risques potentiels de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures
non conventionnels en Ile‐de‐France
Rapport du Conseil scientifique régional d’Ile‐de‐France
Mars 2012 
»

…/…

Les hydrocarbures naturels

1‐ Le pétrole et le gaz « conventionnels »

Les hydrocarbures naturels résultent de la lente transformation de sédiments fins riches en matière organique (roche‐mère) à une échelle de temps géologique. Ces sédiments se déposent au fond de mers ou de lacs, et sont ensuite recouverts par d’autres sédiments (environ 50 m par million d’années). Initialement la roche‐mère contient, en sus d’eau et de matériaux rocheux comme des argiles ou des sables fins, de la matière organique fossile solide, appelée kérogène, composée de gaz carbonique (CO2), de carbone, d'hydrogène et d’un peu d’oxygène, de soufre et d’azote. L’enfouissement progressif de la roche‐mère s’accompagne d’augmentation de température et de pression qui va permettre la maturation très lente des composés organiques. Cette augmentation se produit davantage au centre du bassin où pression et température peuvent atteindre des valeurs suffisantes pour la transformation du kérogène en pétrole (« fenêtre à huile », de l’ordre de 60‐90°C pour un enfouissement de 2‐3 km de profondeur) ou, encore plus élevées, pour la formation de gaz, essentiellement de méthane (« fenêtre à gaz », environ 100°C à 4‐5 km de profondeur). Les détails de ces transformations sont complexes et les relations entre les réactions de transformation et les conditions de température et de pression ainsi que leurs cinétiques sont non linéaires. D’autre part, il faut distinguer ces transformations d’origine physico‐chimique (« thermogéniques ») des transformations d’origine microbienne (« biogéniques ») qui peuvent aussi faire apparaître du méthane à la surface du sol ou à une faible profondeur. Une fois formés, les hydrocarbures liquides ou gazeux d’origine thermogénique tendent à migrer, généralement vers le haut, selon le gradient de pression, si la perméabilité de la roche environnante le permet. Cette lente migration n’est interrompue que lorsqu’elle rencontre des couches géologiques imperméables, ce qui conduit à une accumulation dans les couches sous‐jacentes, dites « roche‐réservoir ». Ce sont ces couches de roche‐réservoir qui constituent la source des hydrocarbures « conventionnels » qui font l’objet de l’exploitation habituelle du gaz ou du pétrole par forages verticaux. Il est important de réaliser que seule une faible partie (de l’ordre de 1 à 10 %) des hydrocarbures de roche‐mère s’accumule dans de telles poches. Une autre partie remonte vers la surface et est perdue (lente évaporation, diffusion, dégradation…), alors que 10 à 30% de ces hydrocarbures, parfois plus, restent dans la roche‐mère. Le qualificatif de «conventionnel » fait ainsi référence essentiellement au mode d’accumulation naturel de ces hydrocarbures et à la facilité relative d’exploitation qui en découle.


2‐ Les hydrocarbures « non conventionnels »

Des conditions géologiques favorables à la formation et à l’accumulation de pétrole ou de gaz sont rarement réunies et l’évolution des hydrocarbures de roche‐mère donne le plus souvent naissance à des hydrocarbures « non conventionnels » qui ne peuvent pas être exploités par les méthodes de forage habituelles. Ces hydrocarbures sont très abondants à l’échelle planétaire mais n’ont, jusqu’à relativement récemment, que peu attiré l’attention car ils n’étaient pas exploitables à grande échelle. La situation a évolué au cours des dernières décennies et divers types d’hydrocarbures non conventionnels présentent un intérêt actuel ou potentiel considérable dans différentes régions du monde.
 
 

A ‐ Les sables bitumineux. Il s’agit de gisements superficiels desquels les molécules de petite taille (gaz et huiles légères) ont disparu, ne laissant que des huiles lourdes mélangées à du sable, de l’eau et de l’argile. Les sables bitumineux sont très abondants en Amérique du Nord, surtout au Canada (Atabaska, au Nord‐Est de la province d’Alberta). Les huiles lourdesdu Venezuela, plus fluides dans les conditions locales de température, en sont proches.

L’exploitation industrielle de ces sables et huiles lourdes, technologiquement complexe, se fait le plus souvent par excavation et extraction de l’huile en réacteur. Elle est forte consommatrice d’eau et d’énergie, et génératrice de pollutions. Elle est néanmoins en cours, favorisée par l’élévation des cours du pétrole qui l’a rendue rentable.  

B ‐ Les « schistes bitumineux ». Ces roches sont potentiellement exploitables dans une trentaine de pays, y compris en Europe, et sont présents en quantité considérable en Amérique du Nord (Green River). Ces « schistes bitumineux » ne sont pas des schistes au sens géologique du terme, mais des roches sédimentaires dans lesquelles le kérogène n’a pas été transformé en pétrole ou en gaz. Les schistes bitumineux ne sont actuellement pas exploités en dehors de situations locales très particulières comme en Estonie. En effet, l’exploitation nécessite d’induire la transformation du kérogène en pétrole, par exemple en augmentant la chaleur par pyrolyse. Les techniques proposées dans ce but sont complexes et très coûteuses et il semble actuellement peu vraisemblable que l’exploitation des schistes bitumineux se développe à grande échelle, à court ou même à moyen terme.

C ‐ Le gaz de houille. Le méthane accumulé dans les mines de charbon (« grisou ») peut être récupéré avec un double intérêt de commercialisation et de diminution de la contamination atmosphérique. Cette exploitation connaît un développement important dans certains pays forts producteurs de charbon comme la Chine. En Australie, il est envisagé d’extraire du méthane de couches de charbon profondes et peu épaisses, qui n’ont jamais été exploitées en mines.  

D ‐ Les hydrocarbures de roche‐mère et de roches étanches ou compactes. Le gaz ou le pétrole produit à partir du kérogène dans les roches mères peut y rester, en particulier lorsque la perméabilité des couches supérieures ne permet pas leur ascension. Le gaz ou le pétrole peuvent aussi être piégés par des roches étanches (tight rock ) à proximité de la roche‐mère où ils ont été produits (pétrole de roche étanche ou compacte, tight oil ). Les problèmes techniques posés par ces hydrocarbures de roche étanche sont proches de ceux posés par les hydrocarbures de roche ‐mère. Dans un cas comme dans l’autre, les couches contenant les hydrocarbures d’intérêt sont relativement profondes (habituellement 1500‐3000 m). Il faut noter que la terminologie de « gaz » ou « huiles de schiste » est géologiquement incorrecte puisque les roches mères ne sont pas à proprement parler des schistes (roches métamorphiques d’aspect feuilleté). En fait le terme de schiste dans ce contexte est la traduction française approximative du mot anglais shale qui désigne notamment des couches sédimentaires argileuses d’aspect plus ou moins feuilleté. Huiles de schiste et pétrole de schiste sont synonymes et le premier terme est utilisé dans ce rapport.

Soulignons, en ce qui concerne le gaz et les huiles de schiste, que le caractère non conventionnel porte uniquement sur leur mode d’exploitation et non sur leur nature. En d’autres termes, le pétrole ou le méthane une fois extraits de gisements non conventionnels sont identiques à ceux qui sont extraits de gisements conventionnels. Par ailleurs, d’autres sources « nouvelles » d’hydrocarbures fossiles, non détaillées dans ce rapport, pourraient aussi faire l’objet d’exploitation à plus moins long terme (forages offshore en régions arctiques rendues accessibles par le réchauffement climatique, pétrole sous ‐marin enfoui profondément sous des couches de sel au large du Brésil, hydrates de méthane des fonds marins etc.).
…/…

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 23:36

Afin de mettre en place le Réseau PACA des collectifs locaux, il est bon de faire le point sur les différents permis demandés, prolongés ou accordés dans notre région Provence Alpes Côte d'Azur.
Au vu de ce tableau (grand merci à Brigitte Grivet pour son esprit de synthèse), il sera difficile aux citoyens et élus restés indifférents de ne pas s'interroger sur cette longue liste et les dommages - forages et exploitations d'hydrocarbures  ... - qui s'en suivraient.
  
Vous souhaitez des informations plus complètes, n'hésitez pas à consulter le site du BEPH (Bureau des Exploitations Productions des Hydrocarbures), depuis quelques mois, les ministres en place ont obligé à plus de transparence.
Site à jour Mai 2012 :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/bull-beph_05_2012.pdf
ou si vous souhaitez, en un seul article, avoir à dispostion les cartes de ces permis, cliquez sur le blog de Brigittehttp://lorgues-veillecitoyenne.over-blog.com/article-les-permis-de-recherche-et-exploitation-d-hydrocarbures-en-paca-108131802.html
Tableau_recapitulatif_permis_hydrocarbures_PACA_14_07_12.jpg

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