11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 17:26

Le 11 décembre, un groupe de députés EELV déposera sur le bureau du président de l'Assemblée nationale, Claude Bartelome, une proposition de loi destinée à "interdire définitivement toute exploration et exploitation" de cet hydrocarbure non conventionnel et ce, "quelles que soient les techniques utilisées".

C'est le député vert des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert qui en est le rédacteur. L'élu ne croit pas que François Hollande ait véritablement fermé la porte au gaz de schiste pendant son quinquennat. Il s'appuie pour la rédaction de son texte sur une autre proposition de loi déposée le 13 juillet 2011 à la présidence de l'Assemblée nationale par M. Ayrault, alors président du groupe PS... Le texte visait notamment à "interdire l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, abroger les permis exclusifs de recherche". 

Au-delà des calculs politiens, (cf. l'article "Le "piège" des écologistes tendu à Jean-Marc Ayrault"LE MONDE du 29.11.2012), il sera intéressant de voir comment se positionnent les députés concernés par les permis demandés, en cours ou abrogés, en particulier dans notre région.

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 09:29

Lorsque nous évoquions dans nos réunions publiques les dangers de l'exploitation de ces fichus gaz de schistes, nous parlions des dangers pour l'eau, tant en termes de volume que de pollution. Nous parlions également des nuisances, norias de camions, sites de forages, bruits, gazoducs, pollution de l'air, etc. Et puis il y avait les séismes, d'autant plus inquiétants pour nous qu'il y a ici une mémoire de catastrophes anciennes. Nous passions rapidement sur la radioactivité, petite cerise sur un gâteau déjà chargé.

Voici quelques photos réalisées lors d'une mission d’information du collectif du Tarn et Garonne dans les Pyrénées du 5/12/2012 au 7/12/2012. Ils ont pu constater que des déchets radioactifs étaient entreposés à ciel ouvert sur des sites d’exploitation de la société Total sur la commune de Laroin, près de Pau.


http://a407.idata.over-blog.com/4/45/51/84/dechets-radioactif-secteur-Pau/radio-A-9.jpg

 

A l’extérieur des sites aucune information n'est affichée sur ces fûts. Mais la signalétique est claire, radioactivité.

Sur le même site, des tubes de forages sont protégés par un grillage sur lequel est fixé le même symbole "danger radioactivité", ce qui laisse penser qu’ils pourraient être aussi radioactifs. 

 

http://a403.idata.over-blog.com/4/45/51/84/dechets-radioactif-secteur-Pau/radio-A-15.jpg

 

Rien d'illégal ni de secret là dedans, le site est répertorié sur le site de l'ANDRA. Néanmoins les déchets spécifiés dans l'inventaire national des matières et des déchets nucléaires (p.349) indique simplement Graviers contaminés issus de la production des gisements de gaz (1,5 tonne) . 

Ni tubes ni bidons, par contre. La transparence a encore des progrès à faire.

Lire l'article sur le site du Collectif 82

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 21:28

http://m.cg47.fr/uploads/pics/extraction_gaz_de_schiste.jpg

Le 21 mars dernier, une mission d'information et d'évaluation sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste a été mise en place par le Conseil général de Lot-et-Garonne. C’est ainsi que ce Département a été la première collectivité de France à se lancer dans une telle démarche.

Le 8 novembre dernier, la mission un rendu son rapport : ce rapport est défavorable.

Selon celle-ci, aucun avantage ne pourra compenser les risques connus à ce jour, liés à l’exploitation du gaz de schiste. En effet, la mission estime qu’en l’état actuel des connaissances et techniques employées, l’extraction de cette ressource non conventionnelle est incompatible avec les schémas de développement touristique, agricole et environnemental adoptés par le Conseil général. Par conséquent, afin de préserver ces secteurs économiques stratégiques, la ressource en eau et surtout la santé des Lot-et-Garonnais, la mission s’oppose à l’exploration, l’exploitation et à l’expérimentation du gaz de schiste par fracturation hydraulique.

Consulter le rapport 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 14:28

Beaucoup d'articles dans les medias ces jours-ci. C'était prévisible, avec le lancement de la conférence sur l'énergie à Paris. C'était prévisible avec la grande offensive des pro-gaz de schiste.

Quelques journalistes font néanmoins leur travail, enquêtent, cherchent et trouvent les mêmes raisons que nous de s'inquiéter. Comme ils sont assez rares, voici une petite revue de presse d'articles équilibrés, qui font soit un historique des débats, soit un point sur un aspect particulier du problème.

Commençons par cet article de Libération, daté du mercredi 28 novembre, qui présente de façon équilibrée les enjeux, crise énergétique d'un côté, conséquences d'une exploitation des ressources fossiles de l'autre. Avec un rappel, le méthane est aussi polluant que le charbon, en matière d'effet de serre, si on inclut les fuites de gaz et l'énergie nécessaire à son extraction. A lire jusqu'au bout.

Deux articles qui remettent en cause l'idée même de rentabilité de cette exploitation, celui très complet de la Gazette d'Arrêt sur Image, qui rappelle ce que personne ne dit, que cette exploitation, dans l'Eldorado américain, n'est peut-être même pas rentable. Cours du gaz trop bas, difficultés à l'exportation: en sus de tout le reste, les gaz de schiste ne sont peut-être qu'une bulle financière. C'est le New York Times qui a levé le lièvre, dans une enquête l'an dernier. Et puis un article du Canard Enchainé du 28 novembre, le journal satyrique reconnu pour le sérieux de ses sources, qui démonte les chiffres des compagnies pétrolières.

Enfin, même aux USA, la grogne monte. A l'occasion des élections présidentielles, de nombreux référendums locaux sont organisés là-bas. Les 80 000 habitants de Longmont (Colorado) ont voté pour l'interdiction de l'exploitation des gaz de schiste sur leur territoire, marquant le début d'une fronde citoyenne contre l'exploitation du gaz de schiste. A lire sur cet article du Monde daté lui aussi du 28 novembre.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 08:31

Soixante délégués mandatés par plus de deux cents collectifs et associations contre les gaz et huiles (pétrole) de schiste, maillant le territoire national, se sont rencontrés les 24 et 25 novembre 2012 à La Ferté-sous-Jouarre en Seine-et-Marne.  Voici le communiqué de presse publié à l'issue de cette rencontre.

 004-Marche.jpg

L’incohérence et l’ambiguïté des annonces gouvernementales renforcent la mobilisation des collectifs et leur solidarité. Après s’être opposé fermement à la fracturation hydraulique, le gouvernement ouvre la porte à d’éventuelles techniques de recherche et d’extraction « propres » et « socialement acceptables. Il est pourtant évident que quelle que soit la technique utilisée, l'exploitation d'une source d'énergie fossile contribuera à augmenter les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

De plus, l'argumentaire purement économiste du gouvernement et son manque de clarté répondent à l'intensification du lobbying des industriels auprès des politiques et des médias. Les récentes prises de position du président de la République incitant les entreprises françaises à investir dans les "gaz de schiste" à l'étranger confortent les industriels dans leurs espoirs de pouvoir, à terme, les extraire sur le territoire national.

La multiplication et la diversité des collectifs sont à la mesure de l'augmentation des déclarations d’ouverture de travaux de forages, notamment dans le Bassin parisien (Contault, Champontran, Nonville, Sourdun, Chartronges, Saint-Mars –Vieux-Maisons, etc.).

Constatant les tergiversations du gouvernement et son manque de volonté politique, les collectifs s'inquiètent de la teneur du projet de loi modifiant le code minier. L'éventualité de cette modification par ordonnance serait un déni de démocratie de plus.

 Nous demandons que les dispositions du code minier modifié soient mises en conformité avec la Charte de l’environnement - à valeur constitutionnelle - et avec le code de l’environnement, et intègrent par anticipation les nouvelles dispositions de la directive européenne « Etude de l’Impact Environnemental » (EIE).

 La violence utilisée par les pouvoirs publics, à Notre-Dame-des-Landes (N.D.D.L.), à l’encontre des résistants, renforce notre inquiétude. L’annonce de l’arrivée des camions sismiques sur le territoire du permis « Bassin d’Alès », tout comme la reprise des travaux de forage dans le Bassin parisien, ne laisse-t-elle pas présager d’un traitement similaire de nos actions de résistance ?

Présents et solidaires des résistants à N.D.D.L., nous refusons aussi la destruction de nos territoires et lieux de vie.

 

« On lâche rien ! »

Pas de gaz et huiles (pétrole) de schiste !

Ni ici ni ailleurs, ni aujourd’hui ni demain !

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 20:52

Var Matin dans son édition du 24 novembre http://www.varmatin.com/brignoles/gaz-de-schiste-la-victoire-d%E2%80%99une-lutte-sans-fracturation.1046689.html titrait : "Gaz de schiste : la victoire d'une lutte sans fracturation". Bien vu, Monsieur Bellanger.
Effectivement, dans ce raccourci, chaque mot est significatif de ce mouvement citoyen qui prit naissance il y a presque 2 années.
"Facturation ... hydraulique", ce terme technique est maintenant bien connu, nous ne reviendrons pas sur celui-ci.
"Lutte", oui, il en a fallu de la patience, de la tenacité, de la pugnacité aux animateurs des collectifs.
"Lutte sans fracturation", certainement la morale de cette histoire ... En effet, quand citoyens et élus locaux se réunissent et agissent dans la même direction, ils gagnent, leur territoire gagne, et dans ce cas, la Nature gagne.
"Victoire" maintenant, oui, c'est ce qui fut fêté à Brignoles, ce 22 novembre au Hall des Expositions.
2012-2576.JPGIl est logique que nous ayons passé ensemble ce moment à Brignoles puisque c'est le nom qu'avait donné - sans en parler au premier magistrat de cette commune - Monsieur Schuepbach à la demande de permis d'exploration ; mais aussi, choisir Brignoles n'est que le modeste message de remerciement que pouvaient envoyer à la Ville de Brignoles et à son maire, Claude Gilardo, les collectifs varois pour la mise à disposition de salles, de moyens techniques, de personnel durant ces nombreux mois. Merci encore.

Ce furent donc plus de cent militants des collectifs locaux de tout le Var qui se retrouvèrent. Ils venaient de Fayence, des Arcs, Néoules, Ginasservis, Gonfaron, Fréjus, Hyères, Lorgues, Sillans la Cascade, Méounes, Le Val, Tourves, Entrecasteaux, Flayosc ... oui, ils venaient de là et de bien d'autres communes varoises encore, pour officialiser ce rejet tant attendu, ce qui fut fait par la remise à Monsieur 2012-2583.JPGGilardo, Maire de Brignoles, de la copie de
l'Arrêté du 26 septembre 2012 portant rejet de la demande de permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dit "permis de Brignoles".
Ce geste symbolique était nécessaire, indispensable et ce fut un moment émouvant pour nous tous, militants tout autant que pour Monsieur le Maire et Madame Massimi, 1ère adjointe.
S'en suivit, un très sympathique "pot de l'amitié" lors duquel, il fut répété maintes et maintes fois que : oui, la demande de permis a été rejetée mais ... nous continuerons à être vigilants et à montrer notre solidarité aux collègues qui luttent pour mettre fin aux différents permis qui ne sont pas encore abrogés ou rejetés.

Vous qui avez participé aux très nombreuses réunions publiques - plus de cent - qui ont été organisées ces 2 années ... 
Vous qui avez apposé - plus de 15 000 - vos signatures sur les multiples pétitions lors des foires, vide greniers, marchés ...
Vous qui avez été si nombreux - plus de 74 000 - à vous tenir informés par la lecture de ce blog ... 
Vous pouvez dormir tranquilles . Si une audacieuse et irréfléchie entreprise  effectuait le dépôt effronté d'une nouvelle demande de permis, qu'elle sache qu'il ne faudrait pas 2 semaines pour qu'elle trouve sur son chemin plus de 60 collectifs locaux, ce qui veut dire des milliers de varois vexés, en colère et déterminés pour lui barrer la route.

Merci encore pour cette belle victoire.


Permettez-moi, très simplement, de vous remercier d'avoir été si nombreux à lire depuis février 2011 ce blog pour lequel je n'ai aucun regret, bien au contraire, d'avoir passé des heures et des heures devant l'ordi.
Merci pour vos commentaires, vos suggestions, merci pour vos photos ; j'ai pris un réel plaisir à faire ce blog.
Je passe maintenant le relais à Michel Le Berre ; c'est aussi un amoureux du militantisme, du bénévolat ... et des lettres ; il vous tiendra informé mieux encore que je n'ai pu le faire. A toi, Michel,
Amitiés,
Christian Dépret.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 17:06
Bonjour à tous,

" Tous Jeudi 22 novembre - 18h30 - Brignoles - Hall des Expositions - Cours de la Liberté" point rouge sur le plan ci-dessous.

Le fait le plus important de l'ordre du jour de cette réunion générale est de se retrouver ensemble pour fêter dignement la fin du permis de Brignoles. Cette fin que nous souhaitons tous "durable", nous avons mis près de 2 ans pour l'obtenir. Oui, soyons fiers, nous avons fait un beau travail collectif.
Pour avoir mis fin à ce qui souillait, entâchait le nom de Brignoles, Monsieur le maire de Brignoles tient à nous remercier et nous nous devons de répondre nombreux à son appel.

Voici l'ordre du jour :


- Remerciements et présentation de la soirée,

- La parole au maire de Brignoles, Claude Gilardo,

- Historique de notre mouvement par une vidéo (6 mn),

- 3 courtes interventions sur :
      - Permis PACA toujours existants (William G.) ;
      - Non pollution de nos eaux souterraines (Pierre A.) ;
      - La réforme en cours du Code minier (Michel L.) ;

- Merci aux intervenants et
"Ensemble, nous levons notre verre en l'honneur du rejet des permis de Brignoles et Gréoux les Bains".

Nous vous attendons nombreux ... Faites participer celles et ceux qui ont soutenu votre collectif local ...

A JEUDI.

Brignoles-plan1.jpg

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 09:09

Chaque jour nous apporte un article de presse, une intervention politique, une initiative d'élus ... pour nous expliquer que "le gaz de schiste, c'est l'avenir".
Voici une proposition de résolution dont l'un des signataires est un député du Var, Monsieur Jean-Michel Couve (mis en rouge par nos soins sur la liste ci-dessous). Enfin un député varois qui ose dire tout haut ce que ses collègues varois pensent tout bas.

"Monsieur Couve, s'il vous reste un peu de temps, nous vous invitons le 22 novembre dès 18h30 à Brignoles ; il y sera fêté le rejet du permis dit de Brignoles ... vous pourrez essayer d'y convaincre les collectifs locaux et à travers eux les varois de l'irréalisme et l'imbécilité de leurs actions et propos.

Si vous n'étiez pas libre ce 22 novembre, vos date, heure et lieu seront les nôtres. Tout cela bien entendu dans un dialogue courtois.
Dans l'espoir de vous lire, recevez Monsieur le député, nos respectueuses salutations."


Extrait de : http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0304.asp  :

N° 304

_____

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 19 octobre 2012.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

tendant à la création d’une commission d’enquête relative à l’exploitation en France des hydrocarbures de
« roche-mère » dits hydrocarbures de « schiste »,

(Renvoyée à la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire,
à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par Mesdames et Messieurs

Christian ESTROSI, Michel SORDI, Xavier BERTRAND, Jean-Claude GUIBAL, Bernard BROCHAND, François-Xavier VILLAIN, Jean-Jacques GUILLET, Jean-Luc REITZER, Jacques LAMBLIN, Alain MOYNE-BRESSAND, Claude de GANAY, Bernard DEFLESSELLES, Sophie DION, Thierry LAZARO, Rémi DELATTE, Christophe PRIOU, Jean-François MANCEL, Fernand SIRÉ, Julien AUBERT, Jacques Alain BÉNISTI, Alain GEST, Frédéric REISS, Arnaud ROBINET, Yves NICOLIN, Olivier MARLEIX, Guillaume LARRIVÉ, Gérald DARMANIN, Marcel BONNOT, Pierre MOREL-A-L’HUISSIER, Philippe VIGIER, Arlette GROSSKOST, Michel ZUMKELLER, Jean-Marie SERMIER, Marianne DUBOIS, Lionnel LUCA, Michel PIRON, Laurent FURST, Laure de LA RAUDIÈRE, Édouard PHILIPPE, Alain SUGUENOT, Jean-Charles TAUGOURDEAU, Bernard PERRUT, Patrice MARTIN-LALANDE, Guy GEOFFROY, Philippe GOSSELIN, Jean-Pierre VIGIER, Jean-Pierre DECOOL, Rudy SALLES, Sauveur GANDOLFI-SCHEIT, Véronique LOUWAGIE, Thierry SOLÈRE, Jean-Claude MATHIS, Jean-Michel COUVE et Christian KERT,

députés.


EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

« La négation de l’idée industrielle est la spéculation. » Henry FORD

Notre pays a une longue tradition industrielle grâce à de grands visionnaires : Jean-Baptiste COLBERT, Charles de GAULLE ou encore Georges POMPIDOU.

La France se trouve actuellement devant un tournant historique pour son avenir industriel et énergétique.

Chaque année, notre pays, dépense plus de 45 milliards d’euros soit 2,5 points de P.I.B. (1  ) pour importer 98 % de sa consommation en gaz naturel. Les besoins en gaz naturel représentent 15 % dans le mix énergétique français et aggravent chaque année de 7 points le déficit de la balance commerciale de notre pays.

Depuis 20 ans, les États-Unis ont commencé à négocier ce tournant industriel et énergétique en permettant l’exploration de leur sous-sol afin d’exploiter des hydrocarbures de « roche-mère » dits hydrocarbures de « schistes ». Un hydrocarbure est un composé organique contenant exclusivement des atomes de carbone et d’hydrogène. Il se présente dans ce cas-là sous une forme liquide ou gazeuse, on utilise d’ailleurs ce mot pour faire référence, en particulier, au pétrole et au gaz naturel.

Le gaz de schiste ou « gaz de roche-mère », est une forme de gaz naturel non conventionnel généré par l’enfouissement d’argiles riches en matière organique d’origine essentiellement végétale. Ce gaz naturel est piégé dans la roche qui l’a généré (2  ).

Le gaz de schiste est donc tout simplement du gaz naturel (méthane) et l’huile de schiste est du pétrole brut. Le gaz de schiste, étant un gaz naturel (CH4), émet deux fois moins de CO2 que le charbon lorsqu’il brûle.

En 2006, la France a autorisé pour la première fois une autorisation permettant la recherche de gaz de schiste dans nos sous-sols. En août 2008 trois permis d’exploitation d’huile de gaz de schiste sont donnés puis en octobre 2009, Jean-Louis BORLOO, ministre de l’écologie en fonction, accorde les trois premiers permis touchant 7 départements (Ardèche, Aveyron, Drôme, Hérault, Lozère et Vaucluse). Face à de fortes inquiétudes de la population, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’écologie en fonction, commande un rapport pour clarifier les enjeux et problématiques.

Le 30 juin 2011, après l’examen et le vote d’une proposition de loi, la France devient le premier pays à interdire l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique. Cette loi est promulguée le 13 juillet 2011 (3  ) :

« Loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique »

En effet, la recherche et l’exploitation des hydrocarbures de schistes font appel à deux techniques : le forage horizontal et la fracturation hydraulique.

La première, le forage horizontal, augmente la section productrice de chaque puits par rapport à un forage vertical. À titre d’illustration, la France utilise le forage horizontal sur le site de Lacq depuis 1980 avec 90 drains à 270 m de profondeur et 91 drains à 470 m pour extraire du gaz naturel conventionnel. Les quantités de gaz alors extraites de chaque puits sont limitées et nécessite un nombre important de puits pour une production significative.

La seconde, la fracturation hydraulique contrôlée, permet d’améliorer la perméabilité de la roche par la création artificielle d’un réseau de fissure. Pour ce faire, des perforations sont faites dans la partie horizontale du tubage. Puis on injecte un fluide et un agent de soutènement à une pression permettant de fissurer la roche. Le réseau se propage préférentiellement sur un axe horizontal, sur une distance d’une centaine de mètres.

Même si cette fracturation hydraulique se déroule entre 2 000 et 3 000 mètres sous terre alors que les nappes phréatiques se situent elles entre 200 et 300 mètres, un risque de contamination de celles-ci a été soulevé. La question du besoin en grande quantité d’eau mélangée avec des additifs puis son traitement pour une utilisation domestique a été posée.

C’est le principe de précaution qui a donc été privilégié dans l’attente d’avancées des connaissances scientifiques en la matière.

L’article 2 de la loi n° 2011-835 prévoyait, dans l’attente de ces avancées, la création d’une commission d’évaluation :

« Article 2

Il est créé une Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.

Elle a notamment pour objet d’évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives.

Elle émet un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public, prévues à l’article 4.

Cette commission réunit un député et un sénateur, désignés par les présidents de leurs assemblées respectives, des représentants de l’État, des collectivités territoriales, des associations, des salariés et des employeurs des entreprises concernées. Sa composition, ses missions et ses modalités de fonctionnement sont précisées par décret en Conseil d’État. »

Cette commission a été instituée par le décret n° 2012-385 (4  ) du 21 mars 2012 et doit se réunir sur convocation de son président au moins 2 fois par an.

Pourtant, faisant fi du décret et de la loi, la ministre de l’écologie en fonction, Mme Delphine BATHO, a annoncé le 13 septembre sur la radio RTL qu’elle ne prévoyait pas de nommer cette commission : « Elle n’est pas nommée, cette commission, ce n’est pas prévu immédiatement » (5  ) a déclaré Delphine BATHO.

Il nous semble nécessaire d’évaluer constamment les avancées techniques et scientifiques dans ce domaine pour donner au gouvernement des outils de décisions sérieux : c’était l’objectif de cette commission.

De l’autre côté de l’atlantique, l’essor de la production de gaz de schiste a eu un impact non négligeable aux États-Unis, en réduisant l’impact de la récession de 2008 (6  ).

Alors que la crise financière plongeait le pays dans la récession, « la production de gaz de schiste a eu un effet contra-cyclique bénéfique », estime John LARSON, analyste chez IHS Global Insight.

Les gaz de schiste représentent en 2012 pour les États-Unis 34 % de la production de gaz naturel, et devraient atteindre 43 % en 2015 et 60 % en 2035, selon l’étude publiée en décembre 2011. Le poids de l’industrie des hydrocarbures de schistes est estimé à 76,9 milliards de dollars dans le P.I.B. en 2010. Selon plusieurs études, ce chiffre devrait atteindre 118,2 milliards en 2015 et 231,1 milliards en 2035.

Selon les mêmes études, l’industrie du gaz de schiste a créé directement et indirectement 600 000 emplois en 2010 et ce nombre devrait grimper jusqu’à 870 000 en 2015 et à 1,6 million en 2035. Cette nouvelle industrie a même permis de faire baisser le prix du gaz à son plus bas niveau depuis 10 ans. « Grâce au prix bas du gaz de schiste, les coûts de production de certains biens se sont abaissés, la facture d’électricité des ménages diminue. Nous avons calculé que cela faisait économiser 926 dollars par foyer par an, ce qui est évidemment bon pour la consommation, car cela libère des ressources », observe encore John LARSON.

Alors que notre pays s’enfonce dans le chômage avec plus de trois millions de chômeurs (7  ), que notre balance du commerce extérieur est constamment en déficit et que notre industrie vacille, notre pays peut-il se passer de l’exploitation des hydrocarbures de schiste ?

Il est vrai que l’exploitation du gaz de schiste dans certains États américains s’est accompagnée de pratiques contestables. Ceci est lié au contexte spécifique américain où le propriétaire d’un terrain possède aussi les ressources du sous-sol alors qu’en France, par exemple, l’État est propriétaire de tous les sous-sols. Conformément à la tradition monarchique, l’État napoléonien détient le droit régalien d’octroyer les concessions minières. Les ressources du sous-sol appartiennent à la puissance publique, non au propriétaire du terrain comme aux États-Unis. Cette règle formalisée en 1810 n’a jamais été écartée depuis (8  ). Il me semble donc nécessaire de réactualiser le code minier français afin de pouvoir accorder aux propriétaires du terrain ainsi qu’aux collectivités locales une quote-part des bénéfices dégagés.

Aux États-Unis la réglementation technique et environnementale varie beaucoup d’un État à un autre. Elle a néanmoins été renforcée afin d’imposer des bonnes pratiques et limiter d’éventuels dommages. Même si le risque zéro n’existe pas, il est possible d’extraire « proprement » le gaz de schiste (9  ).

L’Union européenne (UE) a perdu un quart de sa production de gaz naturel entre 1999 et 2009, passant de 226 à 171 milliards de mètres cubes par an. L’UE importe 63 % de ses besoins. Une proportion qui devrait atteindre 80 % en 2030, rapporte le ministère de la recherche français.

D’après plusieurs études américaines, c’est actuellement la France et la Pologne qui détiennent les plus grandes ressources d’hydrocarbures de schiste. Le bassin parisien pourrait renfermer 100 millions de mètres cubes de réserves d’huile de schiste techniquement exploitables, soit l’un des potentiels les plus prometteurs en Europe. Le rapport commandé par Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET et rendu par le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies CGIET ainsi que le Conseil général de l’environnement et du développement durable CGEDD envisage des réserves exploitables de gaz de schiste dans le sud-est du pays de l’ordre de 500 milliards de mètres cubes, en se fondant à nouveau sur des comparaisons géologiques.

L’exploitation de ces ressources permettrait à la France, selon le centre d’analyse stratégique, de gagner 3 milliards d’euros par an pour le commerce extérieur, de créer un grand nombre d’emplois bien payés sur le territoire et d’améliorer notre indépendance énergétique. Indirectement, cette exploitation dynamisera l’industrie lourde si bien que toute la chaîne logistique pourra en profiter : les aciéries, les fabricants d’oléoducs, la machinerie lourde, mais aussi les fabricants de ciments.

Selon une étude récente, 67 % des Français estiment que les ressources sont importantes en France, 61 % que l’exploitation augmenterait l’indépendance énergétique de la France et 56 % que cela permettrait de créer de nombreux emplois (10  ).

Mais dans la même étude nous apprenons que 74 % des Français ne souhaitent pas l’exploitation des gaz de schiste en raison des risques environnementaux courus. Même le forage dans le but d’expérimentation et de recherche ne trouve pas une majorité de partisans : dans les 44 % qui savent de quoi il s’agit, 52 % y sont opposés.

L’exploitation de ces hydrocarbures - les réserves françaises étant estimées parmi les plus importantes en Europe - permettrait pourtant une réduction de la dépendance vis-à-vis des fournisseurs en gaz de la France, en l’occurrence Gazprom principalement. Dans un tel contexte, la France pourrait jouer un rôle moteur en Europe et être à la base d’un marché intra-européen du gaz, ce qui n’existe aucunement aujourd’hui. Un argument de poids qui pourrait peser dans les prochaines négociations contractuelles avec les fournisseurs actuels. L’enjeu pourrait être de positionner la France entre les géants russes du gaz naturel et les États-Unis, producteurs grandissants de gaz non-conventionnel.

Afin de répondre à toutes ces questions, il vous est demandé, au-delà des clivages politiques, d’adopter cette proposition de résolution visant à créer une commission d’enquête relative à l’exploitation en France des hydrocarbures de « roche-mère » dits hydrocarbures de « schiste ».

La commission d’enquête devra faire le point sur les avantages et les inconvénients économiques, écologiques, géostratégiques et géopolitiques offerts à la France.

Elle devra évaluer les dangers potentiels des différentes méthodes d’extraction et les conséquences environnementales d’une exploitation de ces hydrocarbures. Elle devra notamment examiner et expertiser les méthodes et règlements mis en place aux États-Unis pour protéger les populations et l’environnement.

Elle devra enfin proposer au gouvernement un rapport lui permettant de prendre une décision en connaissance de cause.


PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Article unique

En application des articles 137 et suivants du Règlement, est créée une commission d’enquête de trente membres relative à l’exploitation en France des hydrocarbures de « roche-mère » dits hydrocarbures de « schiste » chargée de :

- Faire le point sur les avantages et les inconvénients offerts à la France par l’exploitation des hydrocarbures de schiste ;

- Évaluer les différentes méthodes d’extraction et leurs conséquences environnementales lors de l’exploitation des hydrocarbures de schiste ;

- Visiter, récupérer et analyser les sites d’extraction, leurs méthodes et les règlements nationaux, régionaux ou locaux des pays autorisant l’exploitation des hydrocarbures de schiste et notamment les États-Unis ;

- Proposer une modernisation du code minier et notamment une révision complète de la fiscalité des sous-sols afin d’éviter le sentiment de spoliation que pourrait induire une exploitation des hydrocarbures de schiste ;

- Proposer une réforme de la procédure d’autorisation de l’exploitation des sous-sols ;

- Auditionner un grand nombre d’experts, scientifiques, associations de défenses, ONG et tout groupement en lien avec l’exploitation des hydrocarbures de schiste ;

- Rédiger un rapport rendu au gouvernement fournissant toutes les recommandations juridiques, techniques, environnementales et sociétales nécessaires à des prises de décision sur le sujet de l’exploitation des hydrocarbures de schiste.

1   () http://www.connaissancedesenergies.org/le-gaz-consomme-en-france-vient-principalement-de-russie-120222

2   () http://bdc.aege.fr/public/L_interet_du_gaz_de_schiste_pour_la_France.pdf

3   () Loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024361355

4   () Décret n° 2012-385 du 21 mars 2012 relatif à la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.

5   () Invité de Jean-Michel Apathie le 13 septembre 2012 sur RTL : http://www.rtl.fr/video/emission/l-invite-de-rtl/delphine-batho-ministre-de-l-ecologie-du-developpement-durable-et-de-l-energie-il-n-y-aura-pas-de-hausse-de-7-des-tarifs-du-gaz-au-1er-octobre-7752412575

6   () Le secteur a créé 600 000 emplois aux États-Unis : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0202264047675-le-secteur-a-cree-600-000-emplois-aux-etats-unis-361493.php

7   () INSEE.

8   () Rapport d’information déposé en application de l’article 145 du règlement par la mission d’information sur les gaz et huile de schiste : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i3517.asp

9   () Peut-on extraire proprement le gaz de schiste ? Le Figaro, 17 février 2012 :

http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/02/17/01008-20120217ARTFIG00533-peut-on-extraire-proprement-le-gaz-de-schiste.php

10   () IFOP.




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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 18:02

Interview d'Ivan Daluzeau par Anne-Gabrielle Compagnon, article publié le 09/11/2012 - lien : http://www.quelleenergie.fr/magazine/interviews/interview-collectif-stop-gaz-schiste-14979/


" Nous vous en avions parlé lors de notre reportage sur Les dessous de la Conférence Environnementale, le collectif Stop au Gaz de Schiste était très déçu par l’annonce du gouvernement de ne plus accorder de nouveaux permis pour l’extraction de gaz de schiste. Ils auraient, en effet, voulu que le Président et le Premier Ministre prennent une position claire au sujet des permis déjà accordés, des permis conventionnels qui sont prêts et de l’expérimentation.

Nous avons rencontré, à cette occasion, Ivan Daluzeau, un des membres du collectif Stop au Gaz de Schiste. Il a rejoint ce collectif de citoyens par amour de la nature et compte bien se battre pour la protéger.

« Je suis révolté par la situation actuelle et je ne comprends pas comment de telles décisions peuvent être prises en France. »

Présentez-nous le Collectif Stop au Gaz de Schiste

« Il ne s’agit pas d’une association mais d’un regroupement de citoyens. Nous n’avons pas forcément de couleur politique et nous n’appartenons à aucun parti. Le fait de ne pas avoir de structure rigide, c’est-à-dire de ne pas avoir de leader, de porte-parole, de hiérarchie, fait notre force et nous rend incontrôlable. »

quelle_energie_interview_daluzeau-0021.jpgEtes-vous satisfait par la position du gouvernement au sujet du Gaz de Schiste ?

« Le gouvernement a certes pris position sur les nouveaux permis d’exploitation, ce qui était indispensable mais nous devons aller beaucoup loin. Il reste une soixantaine de permis actuellement actifs qu’il faut absolument abroger. Le recul du gouvernement sur l’acceptation de nouveaux permis est dû à la forte mobilisation citoyenne sur les différents sites. Il est donc important de lutter ensemble contre l’exploitation des gaz de schiste. Le gouvernement joue sur les mots. La décision qu’il a prise ne concerne qu’une méthode d’extraction et non l’extraction elle-même ! L’interdiction de l’hydrofracturation est un leurre alors que d’autres techniques sont envisagées comme par exemple la fracturation sèche avec de l’hélium liquide. Le méthane et toutes les conséquences d’exploitation seront de toutes façons extrêmement néfastes pour la vie de l’homme et de la planète à court terme d’ici 2050 (basculement climatique irréversible et brutal). »

Pourquoi êtes-vous contre l’exploitation du gaz de schiste ?

« Pour extraire le précieux gaz de schiste, nous sommes obligés de toucher à la roche mère. C’est extrêmement dangereux car tout d’abord, nous ne maîtrisons absolument pas les techniques d’extraction, qui rappelons-le, passent forcément par une fracture de la roche mère. De plus, le gaz de schiste est une énergie fossile et ce n’est donc pas une solution durable de chercher à exploiter cette énergie. Nous tombons exactement dans les mêmes travers qu’avec le pétrole. Le plus difficile à admettre, est que de la part d’un gouvernement sensé sauvegarder et protéger ses citoyens, et peu importe sa couleur, il préfère plier au lobby du pétrole et de l’argent. Rappelons encore une fois, que l’urgence climatique ne nous permet pas de jouer à ce genre de combat, alors que le devenir de l’humanité est plus qu’ incertain à cause des énergies fossiles. Les climatologues préviennent les autorités depuis les années 1970. Aujourd’hui, nous y sommes ! »

Quelles seraient les énergies alternatives ?

« Pour commencer, nous avons un vrai problème de sur-consommation. Si nous continuons à gaspiller autant d’énergie, nous aurons beaucoup de mal à trouver une énergie renouvelable qui puisse absorber tous nos besoins. Nous devons donc changer nos mentalités et nos paradigmes, et consommer de manière plus responsable par des simples gestes au quotidien sans invalider le progrès. Avec une consommation « normale », le soleil, le vent (éolienne à axe verticale) et l’eau (hydrolienne) sont la solution. Mais d’autres systèmes d’énergies sont étudiées depuis 1816 avec le moteur Stirling, par exemple, et les brevets de Nikola Tesla père du courant alternatif. Aujourd’hui, le moteur à air comprimé fonctionne très bien pour l’automobile. Il est commercialisé depuis septembre 2012 en Inde (Motors Tata). Les systèmes propres ne manquent pas, il suffit de les rendre accessibles et de les médiatiser ! Par contre nous devons arrêter de faire étude sur étude et commencer à agir dès maintenant vers un nouveau modèle énergétique. Notre rôle en tant que regroupement citoyen est d’avertir la population sur les moyens propres et libres, c’est-à-dire gratuit. Prochainement, même si cela a déjà commencé, des conférences publiques en France traiteront des moyens actuellement connus et fiables de l’accès à l’énergie véritablement propre, peu chère, voire gratuite, au détriment bien sûr du lobby des énergies fossiles et du nucléaire… et c’est bien ça qui dérange ! ».
quelle_energie_interview_daluzeau-005.jpg

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 21:36
Numeriser0001.jpg
A lire cet article, l'on pourrait croire que le gaz de Lacq ait été extrait par un procédé "non conventionnel", la fracturation hydraulique. Michel Rocard, écologiste autoproclamé, avait 21 ans quand, à Lacq, "sous une couche de pétrole assez superficielle, jaillit du gaz naturel à très haute pression".
Allons, Monsieur Rocard, avez-vous déjà vu jaillir du gaz à très haute presssion suite à une fracturation hydraulique !!

Bon, on vous aime bien, nous vous excusons et vous proposons de regarder un petit film qui vous rappellera votre jeunesse. (source : http://www.ina.fr/fresques/jalons/fiche-media/InaEdu01029/l-exploitation-du-gaz-a-lacq)
 
 

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