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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 21:43
Signature de "La Charte régionale de l’eau".

Outil de référence pour l’aide à la décision et cadre d’une démarche prospective à l’horizon 2030, la Charte régionale de l’eau s’appuie sur 5 grands principes et 3 grands axes stratégiques approuvés autour d’une nouvelle gouvernance collective.

 

DES OBJECTIFS FÉDÉRATEURS

 

Fédérer l’ensemble des acteurs régionaux autour des mêmes orientations stratégiques dans un cadre d’actions commun, telle est l’ambition première de la Charte.

Qu’ils soient élus ou institutionnels, gestionnaires ou usagers de la ressource, impliqués dans la protection des milieux aquatiques ou dans l’aménagement du territoire, l’objectif est de les rassembler autour d’une stratégie commune qui permette de garantir durablement l’accès à l’eau pour tous en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

A travers cette Charte, il s’agit de :

• mobiliser les énergies,

• renforcer les synergies et

• créer de nouveaux réseaux pour que tous les acteurs régionaux puissent contribuer à l’objectif commun d’une gestion durable et solidaire des ressources en eau en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

                                    ----------------------------------------------

L'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Naturel (ASPN), présidée par Pierre Arnoult est heureuse et fière d'avoir été conviée à participer à la signature de cette Charte.
Cette association met toute son ardeur à écrire un document qui, mis à disposition des collectivités locales, permettrait de faire barrage par des mesures administratives aux pollutions de nos eaux de surface comme souterraines, provoquées par des forages expérimentaux ou d'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels.

PIerre Arnoult signe la Charte (2ème à partir de la gauche)

PIerre Arnoult signe la Charte (2ème à partir de la gauche)

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 14:32

Auteur(s) : Maxime Combes - Les dossiers du CERI - 01/2014

 

Le débat sur les hydrocarbures de schiste esquive le plus souvent les enjeux que constituent les défis climatiques. Comme si l'exploration de nouveaux hydrocarbures allait de soi et comme si la lutte contre les dérèglements climatiques ne devaient pas influencer les choix d'investissement privés dans les énergies fossiles. Pourtant, la prise en compte des exigences climatiques devrait inciter gouvernements et législateurs à instaurer un moratoire général sur toute nouvelle exploration d'énergie fossile, à faciliter le basculement des investissements privés vers les politiques de sobriété et d'efficacité énergétique, et à instituer des mécanismes permettant d'amortir la bulle carbone qui s'est progressivement constituée dans le secteur financier.

Dans son rapport annuel World Energy Outlook 2012, l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) préconise de laisser dans le sol plus des deux tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles. Pour l'AIE « notre consommation, d'ici à 2050, ne devra pas représenter plus d'un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles » afin de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global maximal d'ici la fin du siècle. Un objectif fixé par la communauté internationale, validé par les Etats aussi bien lors des conférences climat de l'ONU de Copenhague et des suivantes, que lors des G8, G20, assemblées générales de l'ONU ou Conseils européens.

C'est en prenant à la lettre cet objectif que le Potsdam Institute for Climate Impact Research avait calcul
1 la quantité maximum de carbone que l'humanité pouvait émettre sur la période 2000-2050 pour avoir quatre chances sur cinq de ne pas dépasser la barre fatidique. Sur cette période, le budget carbone de l'humanité est de 886 gigatonnes de dioxyde de carbone (Gt CO2). En 2011, nous en avions déjà émis un tiers, ce qui ramène ce budget à 565 Gt CO2 pour la période 2012-2050. Or, la combustion de toutes les réserves prouvées de pétrole, charbon et gaz de la planète engendrerait 2 795 gigatonnes de CO2, soit 5 fois plus.

Dit autrement, selon ces données, 80 % des réserves d'énergies fossiles actuelles ne doivent pas être extraites et consommées si l’on veut respecter les objectifs de stabilisation du climat fixés par la communauté internationale. Soit la majorité des réserves conjointes de pétrole, de gaz et de charbon. Bien entendu, les résultats peuvent être discutés et précisés. Mais les ordres de grandeur et le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont confirmé qu'il fallait laisser une proportion importante de réserves actuelles d'énergies fossiles dans le sol.

Au regard des enjeux climatiques, l’humanité ferait donc face à un trop-plein d’énergies fossiles d'ici 2050 et non à une pénurie comme le laisse entendre, trop souvent, le débat public. A moins d'être climato-sceptique il y a donc aujourd'hui trop de pétrole, de gaz et de charbon sous nos pieds. Pour être tout à fait exact, l'AIE suspend cette conclusion à la possibilité « d'un déploiement à grande échelle de la technologie de captage et de stockage du carbone (CSC) ». A ce jour, ces techniques sont non maîtrisées, peu fiables, délaissées par le secteur industriel et incapables de s'occuper de l'essentiel des émissions de CO2 liées aux transports, au bâti et aux petites unités de production industrielle. En ce sens, il est donc raisonnable de les écarter.

Pourtant les entreprises extractrices de pétrole, de gaz et de charbon poursuivent une recherche très active de nouveaux champs, gisements et filons. Des records d'investissements sont franchis chaque année. Selon une récente étude de l’IFP Energies Nouvelles
2, les investissements d'exploration-production de pétrole et de gaz vont dépasser les 750 milliards de dollars (550 milliards d'euros) en 2014, en croissance de 8 % par rapport à l'année précédente, principalement en Amérique du Nord et Asie-Pacifique, contre à peine 220 milliards de dollars dans les énergies renouvelables en 2012. Ces mêmes investissements ne dépassaient pas les 250 milliards de dollars en 2004. Sur les 104 000 nouveaux puits forés en 2013, 58 % l'auront été en Amérique du Nord, principalement dans l'exploitation des hydrocarbures de schiste.

Cette logique exploratrice et extractive n'est pas sans lien avec le monde de la finance. Les valorisations boursières des multinationales de l'énergie et les notations qui leur sont délivrées par les agences sont pour partie fonction des réserves prouvées qu'elles peuvent annoncer en fin d'exercice. Pour maintenir leur situation boursière, les multinationales n'ont d'autres choix que d'explorer et forer. L’ensemble des réserves actuelles de pétrole, gaz et charbon est valorisé aux environs de 4 600 milliards de dollars sur les principales places boursières de la planète, faisant des entreprises de l’énergie les poids lourds des indices boursiers. La part des énergies fossiles tend même à se renforcer, notamment sur les marchés financiers de Londres (pétrole) et de New York (charbon) selon Carbon Tracker
3 au point d'évoquer une véritable « bulle carbone ». qui ne tiendrait pas compte de l'objectif climatique maximal fixé par la communauté internationale.

Un groupe de soixante-dix investisseurs mondiaux, représentant un capital de financement de l'ordre de 3000 milliards de dollars, a ainsi interpellé
4 quarante-cinq des plus importantes entreprises productrices de pétrole, de gaz, de charbon et d'électricité sur leur exposition à ce risque « climatique ». La directrice générale d'un fonds de pension des fonctionnaires californiens a affirmé que son entreprise avait besoin d'une « stratégie robuste à long terme qui reflète la réalité à laquelle nous faisons face » et qu'il n'était pas « possible d'investir dans une catastrophe climatique ». Une démarche encouragée par Carbon Tracker, qui considère qu'« il faudrait que les régulateurs imposent une évaluation du business model des entreprises extractives en fonction du volume de carbone maximum que nous devons émettre pour ne pas dépasser les deux degrés ». Ce n'est pas encore le cas. Le ratio énergies fossiles / énergies renouvelables des indices boursiers est généralement de 1 à 255. Pour chaque dollar investi dans les énergies renouvelables sur les marchés action, il y en a quatre dans les énergies fossiles : ainsi, les investisseurs institutionnels (assureurs, banques, fonds d'investissement etc.) orientent l'épargne vers le secteur des énergies fossiles, non vers le secteur des énergies renouvelables.

Sans nouvelles régulations contraignantes, la stabilité à court terme de la valorisation boursière et de la rentabilité financière des entreprises pétrolières, gazières et charbonnières suppose qu'elles poursuivent sans limite de nouvelles explorations et de nouveaux forages – ou qu'elles encouragent celles des entreprises juniors – sans tenir compte des exigences climatiques. A cette pratique, correspond une bulle « carbone » globale, pouvant se transformer en bulle financière. Ces entreprises constituent donc un secteur structurellement climato-sceptique, dont les incitations boursières, économiques et financières vont à l'encontre des exigences fixées par la communauté internationale. En ce sens, la recherche et l'extraction de ressources énergétiques fossiles peuvent-elles être laissées à la seule appréciation du secteur privé alors que de leurs décisions dépend la possibilité d'assurer une certaine stabilité climatique, bien commun de l'humanité ?

En poursuivant ce raisonnement, il n'y aurait donc aucune raison de continuer les explorations et forages pour extraire du pétrole, du gaz ou du charbon toujours plus loin, toujours plus profond. Extrêmement coûteuses et dangereuses, les explorations d'hydrocarbures non conventionnels, comme les gaz et pétrole de schiste, semblent bien incompatibles avec les objectifs climatiques. D'ailleurs, le secteur industriel favorable à l'exploitation de ces énergies fossiles ne s'aventure guère sur ce terrain. Par exemple, le Groupement des entreprises parapétrolières et paragazières et des professionnels du pétrole et du gaz (GEP-AFTP) a identifié
6 quatre types de « risques » liés à ces extractions: la pollution des sous-sols, l'approvisionnement en eau, la composition des fluides de fracturation et les impacts sociétaux. Les défis climatiques n'y figurent pas. Pas plus qu'ils ne figurent dans le débat public français qui se limite bien souvent aux effets, aujourd'hui bien documentés, de la fracturation hydraulique.

Sur la base de la réflexion présentée ci-dessus, mêler les débats « faut-il extraire les pétroles et gaz de schiste » et « que faire pour stopper le réchauffement climatique » revient à clore définitivement le premier. « Oui mais le gaz est moins émetteur de gaz à effets de serre que le charbon », est-il parfois répondu pour réhabiliter l'exploitation des gaz de schiste. En plus de ne pas réhabiliter le pétrole de schiste – ce qui devrait donc disqualifier définitivement toute une série de projets – cet argument comporte trois erreurs manifestes : il confond l'absolu et le relatif, car c'est la majorité des réserves conjointes de pétrole, de gaz et de charbon qui doivent être laissées dans le sol, qu'importe leur substitution relative au sein du budget carbone qui est alloué d'ici 2050 ; il préconise des investissements financièrement non robustes au regard des engagements climatiques ; enfin, il ne tient pas compte des études scientifiques
7 qui raisonnent à partir du cycle complet du gaz de schiste et démontrent qu'il émet plus de gaz à effets de serre que le charbon.

Lors de la dernière conférence environnementale, François Hollande s'est engagé à réduire de 30 % la consommation d'énergies fossiles du pays d'ici 2030. « La transition énergétique, ce n'est pas d'aller chercher de nouveaux hydrocarbures » a-t-il été dit par plusieurs ministres, publiquement ou en off. Au regard des exigences climatiques, une telle phrase fait mouche. Simple, concise et fondée. Et partagée si l'on en croit un sondage
8selon lequel moins d’un Français sur trois (30 %) et moins d’un dirigeant d'entreprise sur quatre (23 %) jugent l’exploitation du gaz de schiste « compatible » avec la transition énergétique. En effet, à quoi bon explorer de nouveaux gisements s'il faut laisser 80 % de ces nouvelles ressources dans le sol d'ici 2050 ? Mieux vaudrait allouer ces ressources financières, techniques et humaines dans des politiques de sobriété et d'efficacité énergétique qui font défaut.9

Laisser pétrole, gaz et charbon dans le sol : une idée à creuser

De quoi donner une feuille de route au gouvernement dans l'optique de la conférence de l'ONU sur le climat que la France a décidé d'accueillir en 2015. A défaut d'un miracle techno-scientifique ou industriel qui puisse résoudre les défis énergétiques de manière soutenable sur le plan écologique, juste socialement, égalitaire entre les populations de la planète et durable dans le temps, la prise en charge des défis climatiques semble passer par un moratoire international sur toute nouvelle recherche d'énergies fossiles, à commencer par les hydrocarbures non conventionnels comme les gaz et pétrole de schiste. Un tel moratoire pourrait même apparaître comme une condition sine qua non à toute possibilité de transition énergétique qui soit à la hauteur des défis climatiques, si l'on en croit le dernier rapport du GIEC. Enfin, il serait l'occasion de ralentir considérablement les extractions actuelles, de faire basculer d'importants moyens financiers et humains sur des politiques de sobriété et d'efficacité énergétiques, et sur le développement des énergies renouvelables, dans l'optique d'une transformation profonde des modèles de consommation et de production.


Maxime Combes est économiste, membre d'Attac France et de l'Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec), engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org) et Co-auteur de La nature n'a pas de prix, les méprises de l'économie verte. Attac France, 2012, Editions Les Liens qui Libèrent

 

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 14:11

C'est l'histoire de l'arroseur arrosé. Celle d'un château d'eau que Rex Tillerson ne veut pas voir aux portes de son ranch, situé à Bartonville, au Texas. Avec une poignée de ses concitoyens, le citoyen américain s'oppose au projet depuis des mois. L'édifice est destiné, en particulier, à alimenter en eau les puits d'extraction de gaz de schiste situés à proximité de cette petite ville prospère proche de Dallas, selon la méthode contestée de la fracturation hydraulique.

La polémique aurait dû rester locale sauf que le propriétaire mécontent, Rex Tillerson, n'est autre que le patron d'ExxonMobil, la plus grosse compagnie pétrolière privée du monde.
 

UN RANCH ÉVALUÉ À PLUS DE 5 MILLIONS DE DOLLARS

M. Tillerson agit en connaissance de cause dans la mesure où il a investi plus de 31 milliards de dollars (22,5 milliards d'euros) dans l'extraction de gaz de schiste depuis qu'il est à la tête de la compagnie américaine. On imagine le nombre de châteaux d'eau que cela représente. Ceux-ci peuvent pousser comme des champignons chez les autres, mais pas sous les yeux du patron d'Exxon.

Le patron d'Exxon craint, avec un certain nombre de ses concitoyens, que les nuisances du château d'eau fassent perdre de la valeur à son luxueux ranch, évalué à plus de 5 millions de dollars. Outre l'aspect esthétique, c'est surtout le va-et-vient des camions transportant l'eau vers les puits d'extraction, qui inquiètent M. Tillerson. On le comprend : depuis 2007, il s'en est déjà ouvert pas moins de neuf à moins de deux kilomètres de sa propriété. Le dernier en date appartient à XTO Energy, un spécialiste du gaz de schiste racheté par Exxon en 2009, ce qui a permis au groupe de devenir le leader américain dans le domaine.
 

PLAINTE EN NOM COLLECTIF

Trois autres voisins se sont associés au patron d'Exxon pour déposer une plainte en nom collectif en 2013 arguant que « chacun des propriétaires a choisi Bartonville parce que la ville a adopté des réglementations dont le but est de prévenir des constructions indésirables ne correspondant pas à la nature du voisinage », explique le document révélé le 20 février par le Wall Street Journal.

Fin 2013, M. Tillerson avait rappelé à des membres du conseil municipal que s'il avait investi dans son ranch, c'était après s' être assuré que rien ne pourrait perturber son environnement bucolique. Ce scénario digne d'une série télé tombe assez mal, au moment où Exxon s'est lancé dans une campagne pour convaincre que l'extraction du gaz de schiste ne pouvait avoir que des retombées positives pour les communautés locales.
 

« JE SOUTIENS REX »

Le groupe a pu jusqu'à présent être relativement convaincant au Texas où la densité de population est assez faible, mais se heurte à beaucoup plus de réticences en Pennsylvanie ou dans l'Etat de New York, dont les sous-sols sont également riches en gaz de schiste. Quant aux défenseurs de l'environnement, ils se sont, bien entendu, engouffrés dans la brèche ouverte par cette dispute de voisinage.

Josh Fox, le réalisateur de Gasland, un documentaire violemment anti-gaz de schiste a même pris la tête d'une touchante campagne de solidarité sur Twitter pour soutenir son nouvel ami d'Exxon sous le mot clé : #ImwithRex (Je soutiens Rex).

Extrait de http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/26/le-patron-d-exxon-mobil-contre-le-gaz-de-schiste-pres-de-chez-lui_4373936_3244.html
Merci au service Planète du Monde.fr.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 19:10

Ce 12 février 2014, le puits de gaz de schiste continue de brûler et la fumée de s’élever au-dessus des flammes sur le site de l’incendie du puits de gaz de schiste de Chevron près Bobtown dans le comté de Green dans le Marcellus en Pennsylvanie - USA.

C’est la pire crainte de ceux qui travaillent sur un puits de gaz naturel.
Une étincelle ou une erreur et le résultat est un incendie de puits potentiellement mortel qui brûle hors de tout contrôle, causant encore plus de danger pour les experts qui ont été envoyé pour contenir l’incendie.

Voilà la situation dans Dunkard dans le comté de Greene - Marcellus Pennsylvanie - , après que quelque chose a causé un incendie sur le puits de gaz de schiste appartenant à Chevron juste avant 7 heures du matin ce mardi, laissant un employé blessé et un autre travailleur disparu et présumé mort .

Plus de 12 heures après une explosion qui "ressemblait à un jet passant au-dessus de votre maison" selon un voisin, le feu, alimentée par le gaz du puits, a continué à envoyer des flammes et de la fumée dans l’air provoquant un sifflement qui pourrait être entendu à 1 kilomètre de là.

La chaleur de l’incendie - qui a causé l’explosion un camion-citerne plein de gaz sur le site était si intense que les premiers intervenants des services d’incendie locaux ont dû se retirer plutôt que de risquer une blessure.
"Ils ont essentiellement reculé et laissé le feu brûler », a déclaré John Poister, porte-parole du ministère de la Protection de l’Environnement en Pennsylvanie. Trois personnes du ministère sont sur le site de l’enquête.

La Police de l’État a été informés que contenir le feu pourrait prendre des jours.
"On nous dit ... que l’incendie sur le site lui-même en feu, ne sera pas contenu et que nous n’aurons pas accès à cette propriété avant au moins quelques jours" a déclaré Trooper Stefani Plume lors d’une conférence de presse ce mardi.
Des experts en incendie sur puits de gaz tel que celui-ci ont été envoyé à partir de Houston.

Patti Green, un porte-parole de Wild Well Control, la société que Chevron appelé pour essayer de contenir l’incendie a déclaré qu’il ne serait pas inhabituel pour une équipe d’intervention de laisser un feu brûler avant de faire une tentative pour le juguler.

La question restée sans réponse ce mardi est celle de la cause de l’explosion.

Bien que le feu a été initialement pensé pour être une "éruption ", dans lequel il y avait une perte de contrôle à la tête de puits en cours de forage qui a abouti à la libération de gaz naturel, M. Poister dit qu’il avait été informé que ce n’était pas lié à un accident de forage.

Au lieu de cela, dit-il, le puits avait été foré depuis longtemps et les équipes étaient sur ​​place mardi matin pour mettre en place le tuyau qui relierait le puits au réseau de gaz - la dernière étape avant la mise en production bien .

Les dossiers DEP montrent que Lanco 7H de Chevron a été foré en Mars 2012 - ainsi que deux autres puits sur le même emplacement de puits - et n’avait pas encore commencé à produire du gaz.

Les dossiers "en ligne" de DEP montrent également l’Etat n’avait pas émis de violations contre Chevron pour les problèmes liés au forage de trois puits sur la plateforme.

En Décembre, Chevron a été accusé d’une violation pour un incident lié à l’emplacement du site du puits - pour défaut de se conformer aux termes et conditions du site de l’autorisation de l’État - mais aucun détail de cette violation n’était immédiatement disponible.

Chevron a déclaré l’explosion s’est produite à environ 06h45 mardi.

John Kuis, 57 ans, à proximité de Dilliner dit qu’il a entendu son chien Riley commence à grogner tôt le matin, secondes avant de sentir le grondement .
"Puis la maison subit une sorte de secousse et il y a eu un grand bang" at-il dit.

M. Kuis, qui vit à moins d’un demi-mile du puits, a dit avoir vu de la fumée et des flammes de sa fenêtre et a d’abord pensé la maison de son voisin avait explosé.

Un entrepreneur travaillant pour Chevron avait 20 employés sur le site au moment de l’explosion. Au-delà de l’ouvrier qui a été blessé et celui qui manque, les 18 autres travailleurs ont été comptabilisées à 08h48 selon Rep Pam Snyder, D- Greene.

Les employés de Chevron sont venus sur les lieux après l’explosion et ont immédiatement décidé de faire appel à des experts du Wild Well Control, et la police a créé un périmètre demi-mile autour du site .

D’après M. Poister, il n’y a aucun écoles, maisons ou entreprises à l’intérieur du périmètre de la police de l’Etat et les fonctionnaires de l’État ne pensent pas que le gaz naturel qui brûle soit toxique. Le feu semblait être contenue à l’ emplacement de puits .

Wild Well Control dispose d’un bureau dans Southpointe ,le comté de Washington et possède dans un bureau à Clearfield des équipements prêts à fonctionner pour aider lors d’incidents de contrôle de puits.

Mais les bureaux locaux ne sont généralement pas dotés de spécialistes - que Wild Well appelle ses « équipes de première intervention » - qui s’occuperaient un feu de puits ou autre incident de contrôle de puits .

La plupart des spécialistes de ce niveau aux États-Unis sont sont employés chez Wild Well Control à Houston et doivent donc être envoyés, a déclaré Mme Green. Cette équipe est arrivée à l’aéroport international de Pittsburgh a environ 12h45

L’équipe est arrivée sur le site et, après le matériel, à environ 17 heures ce mardi et a commencé à "travailler avec nous pour élaborer des plans pour répondre en toute sécurité ) la situation", a déclaré dans un communiqué le porte-parole de Chevron Trip Oliver.

Intervenir sur un tel incident est rare, même pour Wild Well Control, une des principales sociétés d’intervention les plus connus au monde . L’an dernier, Wild Well Control est intervenu sur cinq éruptions de puits de surface accompagnés par des incendies et 25 autres éruptions de surface qui n’avaient pas de feux.


Merci à toi, "Xtophe" http://www.stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article752 pour cette traduction rapide de l’article en anglais de Molly Naissance et Sean D. Hamill sur La Gazette de Pittsburgh

Un puits de gaz de schiste en feu dans le Marcellus en Pennsylvanie. Une traduction express du Collectif Ardèche.
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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:33

LE MINISTÈRE de l'écologie, de l'énergie et du développement durable devrait bientôt indiquer à une dizaine de groupes pétroliers – dont l'américain Concord Energy, le britannique Bridge Oil ou encore le suédois Lundin International – que leurs demandes de permis d'exploration concernant, pour la grande majorité, la Seine-et-Marne, ne seront pas acceptées.

Le ministère s'inscrit ainsi dans la continuité de ce qui avait été arbitré, le 27 novembre 2013 à Matignon, en faveur de Philippe Martin contre Arnaud Montebourg : le refus de transférer à l'américain Hess Oil sept permis de recherche d'huile et de gaz de schiste dans le bassin parisien.

L'instruction des dossiers (19 décisions sont en attente) revient aux services du ministre de l'énergie, Philippe Martin, qui transmet ensuite à Arnaud Montebourg – dont le portefeuille du redressement productif contient le secteur minier – pour signature.

Pas question donc pour le gouvernement de raviver la guerre sur les huiles et gaz de schiste, tant la mobilisation locale est forte, que ce soit dans le Sud ou en Ile-de-France. Le 20 décembre 2013, M. Montebourg avait cosigné le rejet des permis Hess Oil, mais il avait fait part de ses doutes, expliquant que cette décision était un mauvais signal envoyé aux investisseurs étrangers.

Réforme du code minier

Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières, estime également que " ces prises de position bloquent l'activité dans l'Hexagone ". Selon lui, les permis concernés visent à chercher du pétrole conventionnel et ne nécessitent pas l'usage de la fracturation hydraulique, interdite par la loi du 13 juillet 2011. " Certaines demandes, admet-il toutefois, concernaient certainement, avant l'adoption de la loi, des huiles de schiste, mais depuis tout cela a été abandonné. "" Ce genre de raisonnement, c'est vraiment prendre les fonctionnaires pour des buses, s'énerve un proche du dossier. Si la Seine-et-Marne était un eldorado du pétrole conventionnel, cela se saurait, non ? "

Le ministère du redressement productif a aussi alerté sur les risques de contentieux financiers possibles. Hess Oil, qui a saisi le tribunal de Cergy-Pontoise, réclame environ 30 000 euros par permis. Le jugement est toujours en délibéré. Dans ces conditions, on comprend pourquoi M. Montebourg tient à piloter la réforme du code minier qui doit arriver devant le Parlement cette année et ne pas laisser la main à M. Martin.

De nombreux arbitrages restent à faire concernant le texte, notamment le " schéma national minier de valorisation et de préservation du sous-sol ". Normatif, il dresserait une carte de France des zones d'exploration et d'exploitation. Ce dont les opérateurs ne veulent pas entendre parler. Descriptif, il permettrait une simple mise à jour des connaissances géologiques.

Marie-Béatrice Baudet

 

Merci au journal Le Monde pour cet article.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 11:48
Dites "NON" au gaz de schiste. Achetez le tee-shirt du Var.
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 19:16

Le ministre français Arnaud Montebourg défend une technique "propre" d'exploitation du gaz de schiste pour remplacer la fracturation hydraulique, interdite en France. Une supercherie selon Thomas Porcher, économiste et pourfendeur du gaz de schiste.

Alors que la fracturation hydraulique est officiellement interdite en France, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, se penche, selon le “Canard Enchaîné” du 29 janvier, sur une technique alternative pour extraire le gaz de schiste. Il s’agit d’une méthode expérimentale respectueuse de l’environnement, qui consiste à utiliser du fluoropropane à la place de la très controversée fracturation hydraulique.

De quoi semer la zizanie au sein d’une gauche particulièrement divisée sur la question du gaz de schiste. Les écologistes y sont farouchement opposés, à cause de son impact qu'ils jugent néfaste sur l’environnement, tandis qu’une partie des socialistes se disent favorables à son exploitation, pour des raisons de compétitivité. Après les révélations du “Canard Enchaîné”, la réaction d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) ne s’est d’ailleurs pas fait attendre. “Qu'est-ce qu'une technique propre, quand il s'agit de [creuser aussi profond] ? Il n'y a pas seulement la question de la pollution de l'eau, il y a aussi celle de la stabilité des terrains", a déclaré, au micro de RTL, Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale du parti écologiste. Celle-ci a également rappelé que le gaz de schiste était une énergie fossile, donc émettrice de gaz à effet de serre. Son utilisation risquerait de contrarier l’objectif de réduire de 30 % d'ici 2030 la consommation d'énergies fossiles – pétrole, gaz et charbon – en France fixé par François Hollande en septembre dernier.

Le fluoropropane est-il véritablement plus propre ? Quel recul avons-nous sur son utilisation ? Quel impact économique ce type de fracturation peut-il avoir en France ? FRANCE 24 a fait le point avec Thomas Porcher, économiste, professeur en matières premières à l'école de commerce parisienne ESG MS et auteur du livre intitulé "Le Mirage du gaz de schiste".

FRANCE 24 : Que sait-on de la fracturation au propane ? Est-elle vraiment plus propre ?

Thomas Porcher : Des tests sur la fracturation au propane ont déjà révélé, il y a quelques années, qu’il s’agissait d’une matière extrêmement inflammable et donc dangereuse. Le fluoropropane dont parle Arnaud Montebourg serait une version traitée et donc beaucoup moins inflammable. Mais nous ne disposons d’aucune expérimentation pour le certifier. Nous n’avons absolument aucun recul pour affirmer qu’il s’agit d’une méthode plus propre que la fracturation hydraulique.

FRANCE 24 : Qu’est-ce que la France aurait à gagner en se lançant dans la fracturation au propane ?

Thomas Porcher : Je ne vois pas quel avantage la France pourrait en tirer. Il existe de nombreuses alternatives à la fracturation hydraulique. Mais si cette technique est choisie partout dans le monde, c’est bien évidemment parce que c’est la moins chère. La fracturation hydraulique représente aujourd’hui 56 % du coût total d’extraction qui comprend la technique, l’infrastructure de forage et les coûts de transport.

Si la France se mettait à la fracturation au propane, la facture serait bien plus élevée car le fluoropropane traité est bien plus onéreux que l’eau. Il faudrait également comptabiliser les coûts d’expérimentation, qui reviendraient assez cher, étant donné que nous serions les seuls au monde à utiliser cette technique.

À cela s’ajoutent les raisons qui font déjà que la fracture hydraulique en France serait plus chère qu’au États-Unis, pays “modèle” en la matière. À savoir : nous manquons cruellement d’infrastructures, notre cadre réglementaire est bien plus contraignant et notre système de transport des énergies est bien moins abouti.

FRANCE 24 : En écartant la fracturation au propane et donc l’exploitation du gaz de schiste, la France ne se prive-t-elle pas d’un atout pour relancer sa compétitivité ?

Thomas Porcher : Peu importe la méthode d’exploitation, si le gaz de schiste est aussi compétitif aux États-Unis, c’est avant tout parce que le prix du gaz y a été divisé par trois ces dernières années. Pour que ce soit rentable en France, il faudrait que les prix du gaz baissent aussi en Europe. Et rien n’indique que ça sera le cas au cours des prochaines années. Le marché du gaz européen ne fonctionne pas comme aux États-Unis : nous sommes beaucoup plus rigides et nos prix sont indexés sur ceux du pétrole.

Alors, si la France espère relancer sa compétitivité en s’appuyant sur le secteur des énergies, elle va devoir passer par un véritable dumping énergétique, comme aux États-Unis. Une extraction propre implique forcément moins d’effets économiques. En d’autres termes : entre écologie et compétitivité, il faut choisir !

Finalement, cette sortie d’Arnaud Montebourg n’est, rien d’autre, selon moi, qu’un cheval de Troie pour progresser sur l’acceptabilité du gaz de schiste. Même si François Hollande a promis qu’il n’y aurait pas d’exploitation sous ce quinquennat, Arnaud Montebourg veut rouvrir le débat et faire avaler, petit à petit, la pilule aux Français, qui sont majoritairement contre. [Selon le baromètre annuel Qualit'EnR-Ifop publié le 29 janvier, moins d'un quart des Français (24 %) sont favorables au développement du gaz de schiste comme source d'énergie en France, NDLR.]

FRANCE 24 : Pendant que la France interdit le gaz de schiste, ailleurs en Europe et notamment au Royaume-Uni, les entreprises injectent des milliards dans ce secteur. Que faire pour ne pas être à la traîne ?

Thomas Porcher : La France et la Bulgarie sont les deux seuls pays au monde à interdire formellement la fracturation hydraulique. Nous ne sommes pas l’Arabie saoudite. On ne pèse pas assez lourd pour lancer et imposer une nouvelle technique – la fracturation au propane – alors que tout le monde a déjà adopté la fracturation hydraulique.

Plutôt que de brasser de l’air en sortant une méthode alternative sans aucun recul, nous devrions commencer par dépenser notre énergie de façon utile, en essayant par exemple de conduire un maximum d’études et de recherches d'impacts économiques, avant même de commencer à creuser. Nous aurions également besoin d’un cadrage sur le nombre de puits maximum qui peuvent être implantés dans nos régions. Et nous pourrions également essayer de calculer justement l’impact du gaz de schiste sur les populations avoisinantes (santé des habitants, baisse du coût de l’immobilier dans les secteurs exploités…). Il suffirait pour cela de répliquer les études faites aux États-Unis en prenant en compte la densité de population bien plus élevée en France.

Pour compter dans le secteur des énergies non-conventionnelles sur la scène internationale, il ne suffit pas d’être le premier car le premier producteur est également celui qui épuisera sa réserve en premier, nous


Texte par Anne-Diandra LOUARN
A lire aussi sur France 24 http://www.france24.com/fr/20140131-fracturation-propane-cheval-troie-faire-accepter-le-gaz-schiste-francais-montebourg-environnement/

Thomas Porcher devrait être dans notre département ces mois prochains. Nous vous ferons part des lieu et date.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 21:23

INTERVIEW DE MAUD FONTENOY : «LE GAZ DE SCHISTE EST DEVENU UN ATOUT ECOLOGIQUE»

Le ministre du Redressement productif n’a pas renoncé à convaincre le président d’autoriser les recherches sur le gaz de schiste en mettant en avant une nouvelle technique propre d’exploitation du sous-sol. Qu’en pensez-vous?

MAUD FONTENOY. Malgré toute mon amitié pour le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin, je suis de l’avis d’Arnaud Montebourg. L’exploitation des gaz de schiste permettrait de faire baisser le coût de l’énergie en France. (NDLR - Les conditions d’exploitation en France et aux Etats-Unis ne sont pas comparables : cela coûterait beaucoup plus cher en France.) Aux Etats-Unis, ils représentent le tiers de la fourniture de gaz américain et créeront 600 000 emplois d’ici à 2020.

C’est étonnant pour une navigatrice plutôt écologiste de soutenir le développement de gaz à effet de serre… L’exploitation des gaz de schiste outre-Atlantique est devenu un atout écologique car les Etats-Unis, en réduisant considérablement leur consommation de charbon, ont diminué leurs émissions de gaz à effet de serre de 450 millions de tonnes ces cinq dernières années. (NDLR- Faux : Les émissions de méthane américaines ont diminué de 8,2% depuis 1990 et devraient augmenter de 1% entre 2005 et 2020. Si les émissions liées à l'exploitation du gaz naturel ont globalement diminué depuis 1990, les émissions intempestives liées à l'exploitation du gaz de schiste pourraient inverser cette tendance. Source http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74277.html 08/11/2013)

A contrario, la sortie annoncée du nucléaire en Allemagne a des conséquences dramatiques car nos voisins ont recours massivement au pétrole ainsi qu’au charbon.

(NDLR- FAUX : La part du charbon a baissé de 2000 à 2012 en Allemagne de 15,4 TWh (térawatts), la part du pétrole n’a augmenté que de 4,1 TWh. La part des énergies renouvelables a augmenté de 97,1 TWh. Source http://energeia.voila.net/electri/allemagne_nucle_renouv.htm )

Quid de la pollution du sous-sol… C’est vrai que la fracturation hydraulique nécessite l’utilisation de produits chimiques et induit un gros gaspillage d’eau. Mais avec la fracturation au propane, choisie par le Canada, il n’y a plus de problème d’eau et on peut recycler le propane pratiquement à 100%. C’est la solution la plus intéressante actuellement car elle ne pollue pas.

(NDLR – Un propane non inflammable, le NFP, semble avoir été trouvé, mais c’est du METHANE nocif pour la planète et c’est très cher.)

Vous accepteriez d’avoir des derricks dans votre région? Bien sûr. Un forage de gaz de schiste aujourd’hui ne demande qu’un hectare d’espace en surface (NDLR - Mais il faudrait les multiplier à de courts intervalles et donc détruire les paysages… et quid des allées et venues de camions, du bétonnage qui nécessite de l’eau et des problèmes sismiques…) et les techniques alternatives ne mettent pas en danger les nappes phréatiques.

(NDLR- à voir… mais la couche d’ozone oui !).

On ne peut pas à la fois vouloir sortir du nucléaire, renoncer au charbon, rouler en voiture et se priver des richesses de notre sous-sol.

(NDLR - quid de la transition énergétique, comme à Schönau en Allemagne ?).

En les exploitant, nous pourrions créer des centaines de milliers d’emplois

(NDLR – FAUX En France, pour créer 100 000 emplois d’ici 2020, il faudrait … forer environ 90 000 puits ! Un matraquage concentré dans le Gard, l’Ardèche, les Cévennes ou l’Ile-de-France, là où sont les réserves. Mais la densité de population n’a rien à voir avec celle des Etats-Unis. Et ces zones sont touristiques… Les habitants n’y gagneraient donc rien, ou très peu. Ils risqueraient même de s’appauvrir. Aux Etats-Unis, une étude a montré une dévalorisation de l’immobilier dans un rayon de 2 000 mètres autour d’un forage. Source l’économiste Thomas Porcher, 16.05.2013)

Et la baisse de notre facture de gaz permettrait d’investir dans la recherche sur les énergies renouvelables, qui est essentielle.

(NDLR – FAUX Le marché européen du gaz est différent. Même si notre gaz de schiste était moins cher que le gaz importé, le prix final s’alignerait sur le plus élevé. C’est un vieux principe d’économie. Seules les compagnies profiteraient de cette rigidité du marché : en vendant leur gaz au prix du gaz importé, elles feraient d’énormes marges. Source Thomas Porcher)

 

Le Parisien, 30.01.2014

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 18:38

                     Pour signer la pétition,

              cliquez sur 
http://iecc-tpie.org/

Charte de Bruxelles pour la création d'un Tribunal Pénal Européen et d'une Cour Pénale Internationale de l'Environnement et de la Santé

Considérant le droit inaliénable de l’homme à un environnement sain et le risque d’irréversibilité du niveau atteint par la perte de biodiversité.

LES PARTIES INITIATRICES :

Rappellent et soulignent les Principes et les contenus de toutes les Résolutions internationales et les Déclarations internationales depuis la Déclaration de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement, adoptée à Stockholm le 16 Juin 1972;

Reconnaissent que les enjeux dépassent les frontières et doivent être traités de manière supra nationale;

Affirment que la question de l’utilisation excessive des ressources pose celle de l’endommagement, voire de la destruction d’écosystèmes dont le fonctionnement permet le maintien et le développement de la vie, démontré par la disparition de nombreuses espèces végétales et animales; que la santé humaine est mise en péril par l’usage de produits toxiques et en particulier les perturbateurs endocriniens et les produits cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques;

Observent que différentes initiatives visent à donner un caractère constitutionnel à la préservation du vivant (comme, par exemple, la nouvelle Charte Constitutionnelle de l’Équateur, la Conferencia Mundial de los Pueblos sobre el Cambio Climático y los Derechos de la Madre Tierra – Cochabamba, la Charte de l’environnement en France);

Soulignent l’extrême urgence à agir;

Relèvent qu’une telle perspective exige l’étude et l’évaluation des données historiques, anthropologiques et culturelles, scientifiques, sanitaires, économiques et politiques;

Estiment en conséquence que ces données doivent avoir une traduction juridique pour permettre la préservation de l’environnement avec des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives; en effet, certains choix et décisions, pris en toute connaissance de cause, se traduisent par des conséquences dramatiques à court et à long terme sur les ressources, la nature et les humains ; qu’il importe donc de reconnaître un accès effectif à la justice;

Constatent qu’il existe aujourd’hui de nombreuses initiatives de forme et de nature diverses portées par elles-mêmes et d’autres organisations qui les rejoindraient ; elles poursuivent un but analogue avec des méthodes différentes mais complémentaires et susceptibles de se mettre en place plus ou moins rapidement ; il convient de trouver les solutions et les outils les plus adéquats pour agir de concert et permettre la mise en œuvre immédiate de ce qui peut l’être et de coordonner les efforts pour parvenir au meilleur résultat possible de chaque initiative.

Qu’en conséquence, elles ont décidé de se réunir pour convenir de ce qui suit

  1. Immédiatement, toutes les initiatives déjà existantes ou en préparation permettant à la société civile de s’emparer et de juger au moins sur le plan moral les responsables des crimes et délits environnementaux mettant en péril les ressources planétaires et la santé humaine seront soutenues par toutes les organisations signataires ; il en va notamment ainsi du Tribunal international de conscience des crimes contre la nature et l’environnement, et celle du Tribunal des Peuples;
  2. Une seconde étape historique pourrait être franchie par la création D’UN TRIBUNAL PENAL EUROPEEN DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA SANTE; À la suite de l’audition, le 10 juillet 2010, par la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire du Parlement européen, du professeur Abrami, vice-président de l'Académie internationale des Sciences de l’Environnement, le département politique « droits des citoyens et affaire constitutionnelles » de la DG des politiques internes de l’UE du Parlement européen a émis des commentaires1 sur cette proposition stipulant que: « la création d’une chambre spécialisée au sein de la Cour de Justice de l’UE, ou un tribunal spécialisé attaché à la Cour avec une compétence sur les questions environnementales, serait un but réaliste à moyen terme.2 »; l’AME-DIE a soutenu cette initiative qui pourrait se traduire par une modification du statut de la CJUE ; la reconnaissance de la nécessaire sanction pénale des délits environnementaux (directive 2008/99/EC) et la création d’un parquet pénal européen pourraient être considérés comme un premier pas dans cette direction ; le renforcement des sanctions et la reconnaissance du crime d’écocide, demandé par le mouvement citoyen End Ecocide in Europe, s’inscrivent également dans cette démarche;
  3. UNE COUR PÉNALE INTERNATIONALE DE L ‘ENVIRONNEMENT ET DE LA SANTE est le but final à atteindre. Pour y parvenir, une révision des statuts de la Cour Pénale internationale (art 121,122 et 123) est possible, en introduisant la catastrophe environnementale comme l’une des incriminations des crimes contre l’humanité permettant de poursuivre les responsables ayant agi de façon intentionnelle. Ce crime de catastrophe environnementale permettrait d’obtenir une protection effective internationale des écosystèmes, dans l’esprit des précédents jurisprudentiels de nature civile émanant de la Cour internationale de Justice (Trail Case, conflit du canal de Corfou ) dont résulte une règle de droit international coutumier selon laquelle: "aucun État n'a le droit d'utiliser ou permettre qu'on utilise son propre territoire de telle manière à provoquer des dommages", réaffirmée par le principe n.21 de la Déclaration de Stockholm du 1972 et dans le Principe n.2 de la Conférence de Rio de Janeiro du 1992;

Les parties signataires suivent également avec intérêt et certaines soutiennent également la création d’un nouveau crime dit d’ « écocide » comme 5ème crime contre la paix.

EN CONSEQUENCE, LES PARTIES INITIATRICES

  1. Invitent les autres organisations intéressées à soutenir la demande de créer un Tribunal Pénal Européen de l’Environnement et de la Santé sur la base des principes élaborés par l’UE d’une sanction effective, proportionnée et dissuasive;
  2. Invitent les organisations intéressées et au-delà la société civile mondiale à soutenir la demande de création d’une Cour Pénale Internationale de l’Environnement et de la Santé en développant les compétences actuelles de la Cour Pénale Internationale (ICC) par le biais des procédures prévues dans le traité (révision et amendements) et en incluant comme nouveau crime spécifique, la catastrophe environnementale;
  3. En conséquence, demandent au Secrétaire Général de l’ONU d’entreprendre toute démarche utile pour
    • Répertorier les différentes urgences environnementales de la Planète Terre avec une attention particulière pour la protection de la santé et pour les problèmes scientifiques et technologiques a?érents ainsi que pour tous les aspects culturels et anthropologiques;
    • Élaborer les actes nécessaires à la création de la Cour Pénale Internationale de l’Environnement et de la Santé et à la sanction effective des infractions environnementales ayant causé des dommages aux personnes comme aux écosystèmes;
  4. Invitent les organisations intéressées et la société civile à soutenir une initiative visant à faire reconnaitre par l’ONU, et les États le principe pollueur payeur comme un principe juridique de valeur universelle et sanctionnable, à réparer le préjudice écologique, à introduire une véritable protection juridique et juridictionnelle des ressources dans un esprit de multilatéralisme efficace et de solidarité;
  5. Décident en tous cas de s’organiser en plateforme commune pour poursuivre cet objectif et le préciser.
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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 16:24
Article paru sur Var Matin.

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