12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 09:28

L'étude reprise sur http://www.eia.gov/analysis/studies/worldshalegas/pdf/chaptersviii_xiii.pdf?zscb=30305606 (XIII 12 à XIII 16 ou pages 117 à 121).
Voici les paragraphes (hors images) relatifs au Sud est de la France, sachant que cette étude concernait l'ensemble des ressources susceptibles d'être exploitées dans le monde.
Cette étude étant rédigée en anglais, si vous avez un peu de temps, n'hésitez pas à nous faire parvenir votre traduction que nous mettrons en ligne.


2. SOUTH-EAST BASIN

2.1 Introduction

The South-East Basin is the thickest sedimentary basin in France, containing up to 10 km of Mesozoic to Cenozoic sediments. The basin is bounded on the east and south by the Alpine thrust belt and on the west by the Massif Central, an uplifted section of the Paleozoic basement, Figure XIII-9. Local oil and gas seeps discovered in the 1940’s encouraged hydrocarbon exploration in the South-East Basin. However, despite the drilling of 150 wells in the onshore and offshore portions of the basin, no significant oil and gas deposits have been found. Recent re-evaluations of the basin’s potential have stimulated a further look at this complex basin and its shale formations.
We estimate that the South-East Basin contains 37 Tcf of risked shale gas in-place, with 7 Tcf as the risked, technically recoverable shale gas resource, Table XIII-4. We have limited our shale resource assessment to the western portion of the basin and its deep dry gas potential area. In addition, given considerable uncertainty as to the location of the higher TOC (>2%) portions of the basin, we have assumed that only 30% of the overall dry gas prospective area will meet the 2% TOC criterion used by the study.
 

2.2 Geologic Setting

This study examined the shale gas potential of two formations in the South-East Basin, the Upper Jurassic "Terres Niores" black shale, and the Lower Jurassic Liassic black shale, Figure XIII-10. These shales are composed of Type II marine organic matter and were deposited during a time of subsidence and rifting, when the "Liguro-Piemontais" ocean covered portions of what is now southern France6 As such, this shale was excluded from further assessment. The Lower Jurassic Lias Shale, while thermally mature and present in much of the South-East Basin contains a wide spectrum of TOC values, ranging from 0.4% to 4.1%, Figure XIII-11.6. However, the Upper Jurassic "Terres Niores" black shale has low TOC, not exceeding 1%.7 Because of the presence of some higher TOC values, we have included the Lias Shale in our resource assessment but have highly risked this shale play.

We have mapped an unrisked, 4,000-mi2 area prospective for shale gas in the eastern portion of the South-East Basin, Figure XIII-12. The prospective area is bounded on the west by the dry gas maturity limit, on the south by the onshore portion of basin, and on the east by the available data on the TOC of the Lias Shale.
 

2.3 Reservoir Properties (Prospective Area)

Uplifting along the western margin of the South-East Basin has brought the Lias Shale to a more favorable depth for exploration. Depth to the Lias Shale ranges from 3,300 feet to 16,300 feet deep over the basin, with most of the shale in the prospective area at an average depth of 12,300 feet, Figure XIII-12. The organic-rich gross interval of the shale is estimated at 525 feet with 158 feet of net shale. Total organic content (TOC) in the risked prospective area averages 2%. Thermal maturity in the Lias Shale increases with depth, ranging from 1.3% Ro in the shallower western areas to over 1.7% Ro in the deeper central area. Average vitrinite reflectance (Ro) over the prospective area is 1.5%.
 

2.4 Resource Assessment

We estimate a moderate resource concentration in the dry gas prospective area of the Lias Shale, South-East Basin of 54 Bcf/mi2. The risked shale gas in-place is estimated at 37 Tcf, with 7 Tcf as the risked, technically recoverable shale gas resource.
 

2.5 Recent Activity

A number of firms are beginning to examine the shale gas potential of the South-East Basin; the initial permit award deadline was delayed due to the large numbers of applications. The French Ministry of Energy and the Environment awarded several exploration permits, covering over 4,000 mi2, to companies interested in investing in the drilling and exploration of shale formations in the South-East Basin of France.

Article mis en ligne par Christian Dépret (Adm.)

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 16:41

Les lobbies pro-gaz de schiste donnent de la voix !

C’est un fait que depuis quelque temps, les gaz de schiste reviennent sur le devant de la scène :

  • Dès mars 2012, le Groupe Schuepbach Energy avait contesté l’annulation par la loi de 2011 de ses 2 permis déjà accordés (Nant en Aveyron et Villeneuve de Berg en Ardèche) devant le tribunal administratif de Lyon et en avril 2013 a déposé une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) auprès du Conseil d’Etat. La contestation porte sur les articles 1 et 3 de la Loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique.
  • Le 22 mai 2013, le Conseil de l’Europe lors de son sommet à Bruxelles a indiqué son "intention d'examiner la question d'un recours plus systématique aux sources d'énergies "autochtones" pour tenter de réduire les coûts », ce qui ouvre une large porte au gaz de schiste, dont l’exploitation reste cependant encore du ressort des gouvernements nationaux.
  • Le 5 juin 2013, Laurence Parisot, présidente du Medef, a farouchement défendu l’exploitation de gaz de schiste en France lors d’un débat face à Delphine Batho, Ministre de l’Environnement.
  • Le 6 juin 2013, Christian Bataille (député PS) et Jean-Claude Lenoir (sénateur UMP) ont déposé un rapport parlementaire sur « les techniques alternatives à la fracturation hydraulique » dans lequel, en fait d’alternatives, ils proposent l’utilisation d’un liquide de fracturation non polluant actuellement utilisé dans 32 puits (sur plus de 500 000) aux USA.

Soulignons ou rappelons que :

  • Schuepbach Energy est également la société qui avait déposé la demande de permis de Brignoles, lequel, heureusement, n’a jamais été signé. Il y a cependant à craindre une nouvelle tentative dans notre région si, in-fine, Schuepbach obtient une quelconque victoire juridique, sur quelque point que ce soit.
  • La volonté de l’Europe de favoriser l’exploitation de gaz de schiste contredit d’autres volontés affirmées de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (très importantes à tous les stades de l’exploitation et utilisation de gaz de schiste), de préserver l’environnement et de protéger les ressources en eau (il faut 10 000 m3 d’eau par fracturation …). Comprenne qui pourra !
  • Madame Parisot prétend que l’exploitation de gaz de schiste serait bénéfique pour l’indépendance énergétique de notre pays, mais dans le même temps, elle indique que l’on ne pourra pas continuer à subventionner les énergies renouvelables …
  • Le rapport parlementaire constate que la fracturation hydraulique est la seule méthode utilisable mais omet de parler des pollutions induites par la remontée en surface d’éléments toxiques du sous-sol, même s’ils sont extraits avec un « liquide propre », oublie le problème de pollution des nappes phréatiques et ne pose pas la question de la dégradation en surface occasionnée par des forages tous les km !

    En Pologne, plusieurs compagnies ont jeté l’éponge, après que leurs forages n’aient pas donné les résultats escomptés et après avoir quelque peu malmené l’environnement au passage !

Une compagnie, Chevron, revient cependant sur un site qu’elle avait abandonné il y a 2 ans du fait de l’opposition farouche des paysans locaux. Affaire à suivre ! Les choses se passent plutôt brutalement…Voir : http://lorgues-veillecitoyenne.over-blog.com/gaz-de-schiste-pologne-la-r%C3%A9volte-des-paysans-de-zamosc

Par contre, en Allemagne, les brasseurs qui ont besoin de grosses quantités d’eau « propre » et consommable pour produire leur bière s’élèvent contre l’exploitation de gaz de schiste, très inquiets de voir de tels risques peser sur une de leurs matières premières indispensable ! La Chancelière, plutôt "pro-gaz de schiste" devra certainement en tenir compte ...

En France, on pourrait également voir les exploitants de stations thermales s’inquiéter également à la suite de ceux de Gréoux-les-Bains qui n’étaient pas chauds du tout pour qu’un forage se fasse dans le périmètre de leur captage d’eau avec les risques de pollution et de baisse de pression que cela aurait entraîné, les privant alors pour toujours de toute eau pour leurs activités (millénaires rappelons-le alors que « l’espérance de vie » de forages de gaz de schiste ou conventionnels sur de petites réserves est de 10 à 15 ans tout au plus). Le permis de Gréoux n’a finalement pas été accordé ; le poids économique de la station thermale a probablement joué un rôle dans cette décision.

Art. de Brigitte Grivet (Adm) mis en ligne par Christian Dépret (Adm).

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 09:48

2014, élections municipales !
Plus de 100 maires du Var ont pris en 2012 des arrêtés municipaux pour « mettre des barrières » aux entreprises qui souhaiteraient rechercher ou exploiter les gaz de schiste sur leurs communes.
Maires, conseils municipaux, grande majorité des électeurs et collectifs locaux « Non au gaz de schiste » ont marqué positivement les esprits et les médias par leur union et leur travail en commun.
Qu’en sera-t-il l’an prochain ?
De nouveaux conseils municipaux apparaîtront certainement, donc de nouveaux maires et que feront-ils ? Laisseront-ils courir les arrêtés pris par leur prédécesseur ? Les retireront-ils ? Les abrogeront-ils ?
Il est utile de rappeler les règles en la matière. Des condensés de la législation sont lisibles sur de nombreux sites de municipalités.
En voici un particulièrement succinct :

 

Retrait et abrogation des arrêtés :
Les arrêtés municipaux subsistent tant qu’ils n’ont pas fait l’objet d’un retrait ou d’une abrogation par l’autorité qui les a pris :
- un arrêté est retiré ou rapporté lorsque son auteur entend opérer son annulation.

Cette décision, qui a un effet rétroactif, efface les conséquences juridiques futures et passées de l’acte ; elle prend effet à la date de l’arrêté initial comme si celui-ci n’avait jamais existé ;

- un arrêté est abrogé lorsque son auteur entend le faire disparaître pour l’avenir, c’est-à-dire à compter de la date à laquelle la seconde décision, portant la mention d’abrogation, devient exécutoire.

Nota. - Les arrêtés du maire peuvent également faire l’objet d’une annulation par le juge administratif.

Sur cette éventualité de « retrait ou abrogation » de l’arrêté municipal relatif aux gaz de schiste, nous devons avoir une attitude préventive.
La campagne des municipales commence et même, dans certaines communes, a déjà pris forme.
Les membres des collectifs locaux, comme beaucoup de citoyens varois, seraient choqués d’avoir voté pour une liste, une tête de liste, qui, une fois installée en mairie, retirerait l’arrêté de son prédécesseur. De même, il faut envisager le cas contraire, nous serions heureux qu’un nouveau maire prenne un arrêté contre le gaz de schiste alors que son prédécesseur  avait « omis » ou « refusé » de le prendre.

C’est pour cela que nous vous invitons à préparer un courrier destiné à toutes les listes en présence dans votre commune ou dans les villages de votre communauté de communes. Il ne sera pas besoin d’écrire des pages, un texte simple suffira.
Nous mettrons en ligne très prochainement un texte « type » que vous pourrez modifier si vous le souhaitez.
Les électeurs doivent savoir si les candidats qui se présenteront dans leur commune aux élections municipales sont pour ou contre le gaz de schiste. C’est à nous, collectifs locaux de poser cette question.

Afin de vérifier si un arrêté existe sur votre commune, nous mettons à votre disposition un condensé de la réglementation en la matière. N’hésitez pas à vous rendre en mairie et solliciter une copie (ou prenez une photo) de l’arrêté pris par le maire, cela vous sera utile pour interpeler les différentes listes.

Communication au public :

Toute personne, physique ou morale, a le droit de demander communication des arrêtés municipaux ; elle peut les publier sous sa responsabilité.

Cette communication, qui s’entend comme une mise à disposition du public du registre des arrêtés, s’exerce, au choix du demandeur et dans la limite des possibilités techniques de la commune :

- par consultation gratuite sur place, sauf si la préservation du document ne le permet pas ;

- sous réserve que la reproduction ne nuise pas à la conservation du document, par la délivrance d’une copie sur un support identique à celui utilisé par la commune ou compatible avec celui-ci et aux frais du demandeur, sans que ces frais puissent excéder le coût de cette reproduction ;

- par courrier électronique et sans frais lorsque le document est disponible sous forme électronique.

Michel Berthelot, Christian Dépret. Adm.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 09:14

Cette démarche qui consiste à lister sur un guide spécifique tout ce qui ferait force de loi ou tout au moins barrerait la route aux tentatives d'explorer et d'exploiter d'éventuels gisements de gaz de schiste dans notre région, oui, avouons le, cette démarche semblait quelque peu utopique à nombre d'entre nous.
C'était sans compter sur la ténacité de Pierre Arnoult et d'Elise Goron. 
Par cet article, Pierre et Elise font le point sur leurs travaux.
Grand merci à eux de mettre du concret dans les flots de paroles que nous entendons de toute part.
Christian Dépret Adm.



Lancement de notre projet : le point sur nos travaux préliminaires.

Depuis avril et l’envoi des cahiers des charges à différents bureaux d’études spécialisés « environnement », les démarches administratives, les demandes de subventions et de soutiens tout azimut, faisons le point.


Actuellement deux gros chantiers - qui devraient se terminer en octobre 2013 - concernent directement l’avenir de l’exploitation des Gaz et Huiles de Roche-Mère en France :
- le débat sur la transition énergétique qui doit déterminer le choix des énergies dans le bouquet énergétique du pays à l’horizon 2050 ; bizarrement, le gaz naturel est doté de nombreuses qualités en ce moment !
- et la modernisation du Code minier qui, au vu des propositions, serait désormais plus « démocratique »… Les collectivités locales auraient leur avis à donner ; les associations (certaines) aussi, les citoyens (certains) seraient, non pas associés mais, informés. Nous saurions ce qui se passe et (r)assurés que, s’il y a pollution, il y aurait compensation, indemnisation garantie par recours au fonds de solidarité cautionné par l’Etat (donc par nous). Il y aurait enquête publique et cahier de doléances …
Nous serions donc informés ! Une « instance indépendante » serait chargée de contrôler toutes les opérations lors des forages d’exploration !
Nous serions donc informés ! L’Industriel qui trouverait, deviendrait prioritaire (propriétaire) pour exploiter. Tout est fait pour ne pas nous inquiéter, tout « se fera » en toute clarté et dans les règles de l’art !

Ce qui nous inquiète, c’est le « se fera ».
C’est pourquoi, nous souhaitons mettre en place des oppositions systématiques à toutes les « garanties » proposées dans le dossier technique de l’industriel. Jusqu’alors, les dossiers techniques ne détaillaient ni les méthodes, ni les produits utilisés. Le nouveau « Code minier » devrait l’imposer, alors travaillons sur tous ces points et montrons que notre patrimoine naturel ne peut accepter ces « pseudo/éventuelles » arrangements !

C’est pourquoi l’objet principal de notre projet est de mettre à disposition des techniciens des collectivités locales, des élus, … un ensemble de solutions qui, sur le plan juridique, feraient face à toute action susceptible d’altérer tant la ressource en eau, que la qualité de l’air, les paysages, le climat et, de ce fait, en faire subir à la population les conséquences économiques, environnementales et sanitaires.
Une étude socio-économique sur les impacts des Gaz et Huiles de Roche-Mère s'avère trop complexe à mener, ainsi, nous avons choisi (coordinateurs du projet) de simplifier notre projet en réalisant un guide axé davantage sur les solutions juridiques. Une partie du guide sera néanmoins consacrée aux effets socio-économiques de l'exploitation des GHRM mais sera réalisée à partir d'une recherche documentaire (P.J.)

Nous constituons actuellement les groupes de travail relatifs aux différents thèmes nécessaires à la réalisation du guide méthodologique (eau, air et climat, biodiversité et paysage etc.) et nous entamons les recherches documentaires et le travail de synthèse.
Elise Goron, chargée de la coordination et de l'écriture du guide, sera employée par l'ASPN-PACA. Les groupes de travail seront bénévoles et appuyés par des techniciens des institutions locales. Nous vous joignons la liste des groupes de travail envisagés, avec des propositions de référents, si vous pensez pouvoir vous y joindre, faites le savoir.

Concernant les financements, notre projet sera examiné le 6 juin devant la commission du "Fonds d'Initiative Locale" du syndicat mixte du pays de la Provence Verte, puis dans les prochains mois par le Conseil Régional. Nous avons, dès à présent, des promesses de soutien financier des communautés de communes Verdon Mont Major, Provence d’Argens en Verdon et Comté de Provence. Nous solliciterons maintenant les autres communautés de communes de la Provence Verte : Val d’Issole et Sainte Baume Mont Aurélien, puis l’ensemble des autres com.com. de la Région.

Un dossier complet de demande de soutien est disponible, si vous avez l’opportunité de le proposer à votre communauté de communes ou autre partenaire éventuel, faites-nous la demande, nous vous l’enverrons.

Le comité de Pilotage se réunira à la Maison Régionale de l'Eau à Barjols, vers le 20 juin, afin de valider le lancement du projet, définir l’assistance de la Maison Régionale de l’Eau, déterminer le rôle de chacun et organiser la coordination entre les groupes de travail. Si vous désirez rejoindre le Comité de Pilotage, inscrivez-vous avant le 15 juin.

Nous vous remercions pour votre engagement et votre soutien.

Cordialement, pour la coordination du projet ASPN/Maison Régionale de l’Eau,
Pierre Arnoult.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 08:00

De nos amis "Gaz de schiste Provence" :

Cliquer ICI pour voir ce débat télévisé sur BFMTV.

Vidéo de 23mn 22s

Elles ont du mal à s’écouter !

Christian Dépret Adm.

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:54

Par Challenges.fr

Un rapport d'étape parlementaire se dit favorable à une exploitation "maîtrisée" du gaz de schiste en France et préconise d'étudier des techniques alternatives à la fracturation hydraulique.

Lire la suite sur : http://www.challenges.fr/economie/20130606.CHA0459/gaz-de-schiste-des-parlementaires-rouvrent-le-debat-en-france.html


NDLR : Les collectifs "Non au Gaz de schiste" du Var comme d'ailleurs sont vigilants. L'exploitation maîtrisée est un fantasme. Les co-rapporteurs du texte, le député Christian Bataille et le sénateur Jean-Claude Lenoir utilisent des arguments faciles à "démonter".
Les lobbies pro énergies fossiles argumentent sur la "crise" actuelle ; selon eux avec le gaz de schiste, l'économie repartirait !
Messieurs Bataille et Lenoir, nous sommes au XXI ème siècle, plus au XXème et encore moins au XIXème, pour vous, le réchauffement climatique n'existerait pas ?
Quelle tristesse ...
La Ministre Batho est opposée à toute exploitation de cette forme d'énergie fossile. Résistera-t-elle ? Nous l'espérons, par contre ce que nous pouvons affirmer, est que nous, NOUS RESISTERONS.

Christian Dépret Adm.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 14:48

PARIS, 04 juin 2013 (AFP) - Pour réduire la facture énergétique de l'Europe, les gaz de schiste ne sont pas forcément "la recette miracle" en raison de conditions d'exploitation différentes de celles des Etats-Unis, a estimé mardi la commissaire européenne en charge du climat, Connie Hedegaard, auditionnée à l'Assemblée nationale.

"Les choix énergétiques sont l'affaire des Etats membres, la commission ne dit à personne de faire ou non du gaz de schiste", a-t-elle indiqué devant les commissions des Affaires européennes et du Développement durable. Aux investisseurs qui souhaitent se lancer dans l'exploitation en Europe, il sera proposé dans l'année un "cadre général" pour leur éviter de "reproduire des erreurs faites par d'autres", a-t-elle indiqué.

Mme Hedegaard a toutefois mis en garde ceux qui voient les gaz de schiste, dont l'exploitation a permis une chute des prix du gaz aux Etats-Unis, comme une nouvelle manne énergétique en Europe: "Oui, il y a un potentiel de gaz de schiste en Europe. Mais si vous interrogez des experts, ils vous diront: ne croyez pas que le prix sera aussi bas en Europe qu'aux Etats-Unis, en raison de la complexité des formations géologiques, de la densité de population, du fait qu'il n'y a pas tant d'espaces vides où commencer."

"Il faut savoir de quoi on parle et ne pas penser que c'est la recette miracle", a-t-elle ajouté, citant l'exemple de la Pologne, pays aux importantes ressources potentielles: "Beaucoup d'investisseurs annoncent maintenant que cela ne les intéresse pas car c'est plus attractif ailleurs".

La commissaire européenne en charge du climat doit participer mardi après-midi à un colloque à Sciences Po Paris sur les négociations internationales sur le changement climatique.

alu/pjl/bg


© 1994-2013 Agence France-Presse

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 08:09

Lundi 3 Juin 2013,

Les hydrocarbures non conventionnels par le petit bout de la lorgnette : le débat sur la fracturation hydraulique fait l’impasse sur la question climatique.

Jeudi 6 juin 2013 à 10h, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) doit présenter à la presse son rapport d’étape sur les « techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste ».
Les Collectifs contre les gaz et huiles de schiste ne peuvent que dénoncer cette approche qui vise à réduire le débat public à la dimension strictement technique des problèmes liés à l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. La question de l’opportunité même de l’exploitation de ces hydrocarbures semble déjà tranchée pour les rapporteurs MM. Jean-Claude Lenoir et Christian Bataille.
Les Collectifs craignent que ce document serve d’argument pour une remise en question de la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique.

La question de l’opportunité de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels doit être abordée plus largement, notamment, en regard de l’impact sur le climat. L'exploitation et la consommation des ces ressources fossiles émettent des quantités importantes de carbone et de méthane (gaz à très fort effet de serre). Leur exploitation accélère dramatiquement le réchauffement climatique, une des raisons qui pousse une majorité de la population à la considérer comme inopportune..
Aux côtés du climatologue James Hansen, les Collectifs considèrent que ce serait un « crime contre l’humanité » de chercher à brûler toutes les ressources fossiles. La solution est de prendre en compte cette menace et de développer les énergies renouvelables dans un programme de transition énergétique les intégrant à la recherche d’une meilleure efficacité et d’une réduction de la consommation.

Signataires :
Réseau Rhône-Alpes Stop au gaz et huiles de schiste
Collectif 07 Stop au gaz de schiste
Collectif 38 Stop au gaz de schiste
Collectif stop gaz de schiste 69
Basta ! Gaz Alès
NPGDS Bocage gâtinais
Collectif Causse Méjean – Gaz de Schiste NON !
Collectif Citoyens du Narbonnais Non Gaz et pétrole de Schiste 11
Collectif Var Non au Gaz de schiste
Collectif Roynac 26
 
Cordialement,
Antoine Combier, Coordinateur, Collectif 07 Stop au gaz de Schiste.
coordination@stopaugazdeschiste07.org  -  http://www.stopaugazdeschiste07.org

Article de Michel Berthelot, mis en ligne par Christian Dépret Adm.

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 13:29

Extrait du Figaro du 3 juin :

"Le débat sur le gaz de schiste proposé par la ministre de l'Ecologie et de l'Energie Delphine Batho et accepté par la patronne du Medef Laurence Parisot aura lieu mercredi matin sur RMC/BFM TV, selon l'agenda de la ministre. Le débat entre les deux femmes sera animé à partir de 8h30 par le journaliste Jean-Jacques Bourdin..../..."

Intégralité sur : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/06/03/97002-20130603FILWWW00447-gaz-de-schiste-debat-batho-parisot.php

Rédaction : Christian Dépret Adm.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 19:01

NORD-PAS DE CALAIS et PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR : deux visions de l'avenir apparemment différentes

 

D'un côté, la 3ème révolution industrielle basée sur les énergies renouvelables, de l'autre des recherches pétrolières en mer, industrie du siècle passé...

Tout semble donc nous opposer ! et pas seulement les positions géographiques de nos régions...

 

"Nord-Pas de Calais", un exemple pour "PACA" (1) ?

"Nord-Pas de Calais, la 3ème Révolution Industrielle est en marche"

Telle est la phrase clé de cette initiative

 

En mai dernier, s'est déroulé un séminaire de 3 jours (du 13 au 15 mai 2013) dans le Nord avec toutes les forces vives économiques, sociales, universitaires et politiques de la région pour élaborer un "master plan", devant amener la Région à une véritable 3ème révolution industrielle. Une initiative unique en France pour le moment mais que nous observerons avec attention car elle semble porteuse d'espoir et symbolise un dynamisme que nous aimerions rencontrer dans notre Région.

Plutôt que de longs discours, voici la trame de travail

Les 8 groupes de travail

Co pilotés par la CCI de région Nord de France et le Conseil régional Nord-Pas de Calais, ils réunissent des experts régionaux (et peuvent accueillir des experts nationaux et européens) ainsi que des entreprises opérant dans le Nord-Pas de Calais sur les 6 piliers de travail retenus et les deux groupes spécifiques sur l’économie circulaire et l’économie de la fonctionnalité.

1. Énergies renouvelables distribuées

Les énergies renouvelables représentent 3 à 4% de la production d’énergie de la région, contre 12% en France. La région présente donc un retard qu’il convient de combler. L’impact attendu se situe aussi bien au niveau environnemental qu’économique et social.

2. Bâtiments producteurs d’énergie

Plusieurs projets pilotes de bâtiments BBC ont été réalisés, d’autres, à énergie positive, sont programmés dans la région. Ces initiatives restent cependant marginales et disparates.

3. Hydrogène et stockage de l’énergie

Les énergies renouvelables sont, par essence, fortement dépendantes des conditions météorologiques. Or, comme le rappelle Jeremy Rifkin dans son ouvrage consacré à la troisième révolution industrielle, « le soleil ne brille pas tout le temps, le vent ne souffle pas toujours ».

4. Réseaux intelligents

Si les énergies fossiles appellent à une gestion centralisée de par les investissements massifs qu’elles requièrent et leur concentration géographique, les énergies renouvelables sont, elles, de nature décentralisée puisque potentiellement présentes en chaque point du globe. Il en résulte une nécessité de repenser les réseaux de transport et de distribution de l’énergie

5. Innovation dans la mobilité douce

Le transport représente 20% de la consommation énergétique régionale (chiffres de 2008). Il s’agit donc d’un levier important qui peut être actionné aussi bien au niveau du transport de personnes que du fret.

6. Efficacité énergétique

Le Nord-Pas de Calais est la troisième région consommatrice d’énergie (après l’Ile-de-France et Rhône-Alpes). Sa consommation énergétique s’élève à 8 % de la consommation nationale, alors qu’elle ne représente que 6,6 % de la population. Un travail important peut donc être entrepris

7. Economie circulaire

L’enjeu est la transformation de déchets en matières premières réutilisables et réutilisées dans la conception de nouveaux produits ou autres utilisations …

8. Economie de la fonctionnalité

L’économie de fonctionnalité joue un rôle primordial dans la création d’une société de Troisième Révolution Industrielle puisqu’elle influe sur les comportements et la redéfinition des notions de propriété et d’usage. Elle consiste, en effet, en la substitution de la vente d’un produit par la vente de l’usage de celui-ci …

 

Et chez nous, en PACA et tout spécialement dans le Var, que se passe-t-il pendant ce temps ?

Voir article suivant !

 

Brigitte Grivet

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Published by Brigitte Grivet, Adm. - dans Transition énergétique
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