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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 09:26

A lire en intégralité sur LE MONDE | 27.06.| http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/27/gaz-de-schiste-la-loi-jacob-sur-la-sellette_3437830_3244.html

Par Marie-Béatrice Baudet


" C'est une victoire pour la compagnie pétrolière américaine Schuepbach. Mercredi 26 juin, le rapporteur public du Conseil d’Etat, Suzanne von Coester, a recommandé le renvoi au Conseil constitutionnel d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par l'entreprise texane. Une QPC explosive. Elle concerne la loi du 13 juillet 2011 - dite loi Jacob puisque le président du groupe UMP à l'assemblée nationale Christian Jacob en était à l'initiative - qui interdit la fracturation hydraulique en France, seule technique aujourd'hui disponible pour l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste mais dont les risques pour l'environnement ont été jugés trop élevés.
…/…

  • Comment et pourquoi la société Schuepbach mène-t-elle cette bataille juridique ?
    …/…
  • Pourquoi le rapporteur public du Conseil d'Etat a-t-il recommandé la transmission de la QPC au Conseil constitutionnel ?
    …/…
  • Que se passerait-t-il si le conseil constitutionnel déclarait à la rentrée  la loi Jacob non conforme à la constitution?

Si la loi est recalée, l'abrogation de tous les permis - ceux de Schupebach mais aussi ceux de Total par exemple - au nom de l'utilisation de la fracturation hydraulique ne serait plus justifiée. Les entreprises pourraient donc représenter leurs dossiers.

Une hypothèse invraisemblable selon la ministre de l'écologie Delphine Batho. "Le lobby des gaz de schiste n'obtiendra pas par une guérilla juridique ce que la mobilisation citoyenne a empêché", explique-t-elle, faisant référence aux nombreuses manifestations lancées en 2010 dans le sud-est de la France et dans la région parisienne. "S'il le faut, le gouvernement n'hésitera pas à reproposer un texte à l'assemblée nationale, mais nous n'en sommes pas encore là".

Mais le front du gouvernement sera-t-il aussi unanime? Arnaud Montebourg n'a jamais caché son opposition à la loi du 13 juillet, soutenant les industriels désireux de pouvoir au moins explorer le sous-sol français pour évaluer les réserves d'huile et de gaz de schiste. La nouvelle loi, s'il devait en avoir une, interdirait-elle des expérimentations? En période de crise économique, les arguments des compagnies pétrolières sur les bienfaits d'une exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels susceptibles, selon eux, de réduire la facture énergétique française, pourraient peser face à ceux des défenseurs de l'environnement. "La position du gouvernement ne changera pas, affirme Madame Batho, y compris pour les campagnes d'exploration".

Merci à Marie-Béatrice Baudet pour cet article.

NDLR : "Nous souhaitons vraiment que la Ministre Batho dise vrai ; sinon, la mobilisation citoyenne reprendra sans attendre, dans le Var comme ailleurs."
Article mis en ligne par Christian Dépret (Adm).

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 19:13

Par AFP / Libération 26 juin 2013  -  http://www.liberation.fr/politiques/2013/06/26/schiste-la-fraction-hydraulique-devant-conseil-constitutionnel_913926

Le rapporteur public du Conseil d’État a recommandé mercredi le renvoi au Conseil constitutionnel de l’interdiction de la technique controversée de la fracturation hydraulique, interdite par une loi de juillet 2011 pour exploiter les gaz de schiste en France, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le rapporteur public, Suzanne von Coester, a retenu le caractère nouveau de la demande – via une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) – de la compagnie pétrolière américaine Schuepbach, dont deux permis de prospection avaient été annulés fin 2011 parce qu’elle souhaitait utiliser la fracturation hydraulique.

C’est en effet la première fois que la question est posée à la justice : la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation n’était pas passée devant le Conseil Constitutionnel et la QPC de Schuepbach la première à remonter jusqu’au Conseil d’État. L’entreprise texane faisait notamment valoir une application excessive et donc une violation du principe de précaution, qui a valeur constitutionnelle.

Le rapporteur a souligné que la question se posait : «On peut se demander s’il ne s’agit pas dans ce cas, lorsque les autorités publiques ont pris des mesures jugées trop restrictives, d’une fausse application plutôt que d’une méconnaissance du principe de précaution», a-t-elle dit lors de l’audience. Elle a notamment cité les arguments évoquant une «absence d’évaluation des risques» de cette technique consistant à fissurer la roche riche en hydrocarbures en injectant un mélange d’eau, de sables et de produits chimiques dans le sous-sol, ainsi que l’absence de caractère temporaire de l’interdiction.

En revanche, le rapporteur n’a pas retenu le caractère «sérieux» de la demande. «Mais le caractère nouveau suffit au renvoi», a-t-elle rappelé. La requête fait suite à l’annulation en 2011 par le précédent gouvernement de deux permis détenus par Schuepbach – dits de «Nant» et «Villeneuve-sur-Berg». Un autre permis («Montélimar»), détenu par Total, avait également été annulé.

Ces trois permis d’exploration couvraient une surface de plus de 9 600 kilomètres carrés répartis sur sept départements du sud de la France : l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l’Hérault, l’Aveyron et la Lozère, où ils avaient suscité une forte mobilisation d’opposants.

Le Conseil d’Etat suit généralement les recommandations des rapporteurs publics, mais la décision finale devrait être connue d’ici à deux semaines. Si l’affaire est bien renvoyée au Conseil constitutionnel, celui-ci devra se prononcer sous trois mois sur la légalité de la mesure principale contre l’exploitation des gaz de schiste en France. La «question prioritaire de constitutionnalité» déposée par Schuepbach avait été déposée au tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) et transmise au Conseil d’État le 19 mars.

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"La fracturation hydraulique a été interdite pour des raisons parfaitement justifiées", a déclaré mercredi la ministre de l'Écologie Delphine Batho.

Par
Extrait du
Le Point.fr - http://www.lepoint.fr/economie/gaz-de-schiste-la-loi-n-est-pas-remise-en-cause-selon-batho-26-06-2013-1686211_28.php

La ministre de l'Écologie Delphine Batho a estimé que le "bien-fondé de la loi n'était pas mis en cause" par le rapporteur du Conseil d'État qui a recommandé mercredi le renvoi au Conseil constitutionnel d'une question liée à l'interdiction de la fracturation hydraulique votée en 2011 pour barrer la route au gaz de schiste. "Le gouvernement est serein, la fracturation hydraulique a été interdite pour des raisons parfaitement justifiées", a déclaré la ministre. "Le lobby des gaz de schiste n'obtiendra pas par une guérilla juridique ce que la mobilisation citoyenne a empêché, puisque c'est la mobilisation qui a imposé cette loi", votée en juillet 2011, a ajouté Delphine Batho.

La fracturation hydraulique, seule technique utilisée actuellement pour exploiter le gaz de schiste, a été interdite par la loi en raison des risques qu'elle présente pour l'environnement. "Le bien-fondé de la loi n'est pas mis en cause par le rapporteur du Conseil d'État, cela reste largement à démontrer qu'il y aurait un problème dans le texte", a poursuivi la ministre. Par ailleurs, si la loi devait être remise en cause par le Conseil constitutionnel, "il n'y aurait aucun problème pour adapter le texte, puisque la position du président de la République et du gouvernement ne changera pas", a souligné Delphine Batho.

Mercredi, lors d'une audience au Conseil d'État, le rapporteur public Suzanne von Coester a retenu le caractère nouveau de la demande - via une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) - de la compagnie pétrolière américaine Schuepbach, dont deux permis de prospection avaient été annulés fin 2011 parce qu'elle souhaitait utiliser la fracturation hydraulique. La décision du Conseil d'État, qui suit généralement les recommandations des rapporteurs publics, est attendue d'ici à deux semaines en principe. Si la question était effectivement renvoyée au Conseil constitutionnel, celui-ci devrait se prononcer sous trois mois sur la légalité de la mesure principale contre l'exploitation des gaz et de pétrole de schiste en France.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 14:28

Le Conseil d'Etat examinera ce mercredi 26 juin 2013, une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée en avril par la société pétrolière américaine Schuepbach Energy - oui, oui, celle du permis de Brignoles - pour contester la loi française du 13 juillet 2011.
Cette QPC, adressée au Conseil d'État par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise dans une ordonnance datée du 19 mars, porte sur la conformité à la Constitution de deux articles de la loi du 13 juillet 2011, interdisant la technique controversée de la fracturation hydraulique. Cette loi faisait suite à l’abrogation en octobre 2011 des permis de Nant et Villeneuve de Berg.
Schuepbach conteste la constitutionnalité de ces deux articles (1 et 3) de la loi de 2011, au motif qu'ils violeraient le principe de précaution, selon le ministère, qui va défendre la loi.
L'audience au Conseil d'État se tiendra à Paris, mercredi 26 juin 14 h - 6ème sous-section - Salle du Tribunal des conflits - S'adresser à l'accueil du Conseil d’Etat.
Le Conseil d’Etat a trois options :
- refus de transmission : la QPC n'est pas jugée "sérieuse", la procédure s'arrête,
- transmission partielle : certains arguments du mémoire QPC visant certaines parties du texte sont jugés sérieux et sont seuls transmis au Conseil constitutionnel,
- transmission : ??
Au cas où une transmission, même partielle au Conseil Constitutionnel, serait décidée, celui-ci jugera dans un délai de 3 mois environ la constitutionnalité de la loi.

Nous suivons avec attention ce nouvel acte d'un feuilleton que l'on voudrait bien voir finir une fois pour toutes.

Article mis en ligne par Christian Dépret (Adm)

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 09:09

En mars 2012, l’Institut géologique national polonais (PIG) a rendu public un rapport faisant état de réserves de gaz de schiste disponibles deux fois inférieures aux prévisions. Estimées à 5 300 milliards de mètres cubes par l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), ces réserves ne seraient que de 2 000 milliards de mètres cube, soit la quantité permettant une exploitation commerciale. En vérité, il n'y aurait au mieux pas plus de 800 milliards de mètres cubes. L’indépendance énergétique promise pour plus d’un siècle est aussi revue à la baisse : pas plus de 35 à 65 ans d’autonomie selon le même rapport.

Près de quarante compagnies, européennes et américaines, sont déjà présentes sur le sol polonais afin d’effectuer des forages expérimentaux. La déception est souvent amère. Exxon Mobil s’est retiré dès 2012 après des recherches infructueuses, rejoint par son compatriote Marathon Oil et le canadien Talisman Energy Inc. D’autres persévèrent, comme Chevron Corporation, mais le rapport de la PIG n’a fait qu’augmenter le pessimisme ambiant.


De nombreux enjeux politiques

La politique énergétique polonaise demeure cependant inchangée. Le gouvernement polonais de centre droit, dirigé par Donald Tusk, a décidé de maintenir à 2014 la date du lancement de l’exploitation. Afin d’attirer les investisseurs, il a cependant été décidé de repousser le prélèvement des taxes sur les concessions allouées – jusqu’à 80% des bénéfices – à l’horizon 2020. En tête de la promotion internationale des gaz et des huiles non conventionnels dans lesquels elle a investi près de 50 milliards de zlotys (environ 11,6 milliards d'euros), la Pologne n’a plus qu’à espérer ne pas s’être laissée berner par un mirage.

Dans un État dont la seule perspective de sortie du « tout charbon » (la houille continue de fournir 90% de l’énergie électrique polonaise) n’était jusqu’ici que l’intensification des importations de gaz russe, la découverte de la richesse de son sous-sol a nourri de nombreux espoirs. D’abord, celui d’être un pays plus écologique mais, aussi et surtout, celui de devenir indépendant des sautes d’humeur de Moscou. Malgré une nette amélioration des relations entre Varsovie et le Kremlin, le gaz reste un puissant moyen de chantage pour la Russie en Europe orientale. La Pologne n’est certes pas l’Ukraine. L’Union européenne offre une garantie de sécurité, mais la perspective de ne plus dépendre de l’empire Gazprom a reçu un écho favorable dans une opinion publique et une classe politique où les ressentiments historiques sont toujours présents. Malgré l’investissement polonais dans l’énergie atomique – deux centrales nucléaires sont prévues à l’aube 2024 – le gaz de schiste est passé pour une solution idéale, et politiquement peu risquée. Les trois quarts des citoyens polonais y sont en effet favorables, malgré les avertissements d’organisations écologistes.


L'ombre russe plane sur les débats

Le risque de pollution des sols, qui est l’un des risques majeurs de l’exploitation du gaz de schiste, n’a été que très peu évoqué sur la scène publique polonaise. La présence de la variable russe déchaîne de nombreuses passions, en particulier à droite de la scène politique, et empêche la tenue d’un débat constructif sur les conséquences environnementales de techniques d’extraction comme la fracturation hydraulique. En juin 2012, le magazine conservateur Uwazam rze, proche du parti Droit et justice (PiS), a accusé Green Peace et d’autres ONG d’opposition d’être motivées par des pots-de-vin distribués par le Kremlin. Le gouvernement polonais de centre droit, constitué par le parti Plateforme civique (PO) peut difficilement faire marche arrière sur cette question, surtout après s’être fait le chantre des hydrocarbures non conventionnels au Parlement européen. Un tel désaveu serait une aubaine pour le PiS. Le principal parti d’opposition est prompt à dénoncer tout ce qui pourrait être interprété comme une attitude conciliante vis-à-vis du voisin russe, en particulier depuis les polémiques au sujet de l’enquête en cours sur la catastrophe de Smolensk.

La Pologne se retrouve ainsi à la case départ. La problématique énergétique reste sans réponse, du moins sur le long terme, et si les conclusions du rapport du PIG se vérifiaient, l’actuel gouvernement risquerait d’être accusé d’avoir parié sur le mauvais cheval. Si le gaz de schiste est censé apporter le saint Graal de l’autonomie vis-à-vis de la Russie, Varsovie et Moscou se retrouveront elles pour autant sur un pied d’égalité ? Il est loin d’être certain que cela aboutisse à une normalisation des rapports entre les deux pays. La montagne, à défaut de gaz, a accouché d’une souris.

Merci Infossorgue
Art mis en ligne par Christian Dépret (Adm)

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 20:36

Intégralité de l'article sur Var Matin : http://www.varmatin.com/economie/energies-renouvelables-le-var-en-retard-malgre-le-potentiel.1284435.html :

" Fouetté par le mistral, « brûlé » par le soleil, ce qui ne l'empêche pas d'être le deuxième département forestier de France, le Var est un paradis pour les énergies renouvelables (EnR). En théorie seulement. Un exemple - frappant - résume la situation : aujourd'hui, l'énergie éolienne dans le Var et les Alpes-Maritimes ne produit pas le moindre mégawatt !

Confrontés au risque de black-out, ces deux départements se sont pourtant engagés à augmenter leur production locale d'électricité. Une contrepartie en quelque sorte à la réalisation d'un filet de sécurité - la construction d'une ligne de 225 000 volts entre Vinon-sur-Verdon et Cannes-la-Bocca - décidé en décembre 2008 par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Environnement.

Le syndrome NIMBY

Oui mais voilà, les projets de parcs éoliens, et dans une moindre mesure ceux de fermes photovoltaïques, sont très souvent attaqués, contestés par des citoyens ou des associations de… défense de l'environnement ! Les « contre tout » et les « pour rien » comme les ont rebaptisées certains.
«C'est le syndrome NIMBY : not in my backyard», commente Jean-Christophe Delvallet, directeur du développement d'ERDF en Méditerranée et, à ce titre, en charge des énergies renouvelables. «Les gens sont conscients qu'il faut développer les énergies renouvelables, mais ne veulent pas voir d'éoliennes ou de panneaux photovoltaïques pousser sous leurs fenêtres».

Protéger les terres arables

Vice-présidente du Conseil régional, déléguée au Développement soutenable, à l'Énergie et au Climat, Annick Delhaye reconnaît «des difficultés d'implantation, notamment pour les éoliennes». L'élue Europe Écologie - Les Verts appelle cependant à «un changement de braquet et de mentalité. Les gens doivent bien comprendre que le bouleversement climatique est là».
Pas question pour autant de faire n'importe quoi. «Nous nous opposons à l'installation de panneaux photovoltaïques sur les terres arables», martèle Annick Delhaye.
Résolument optimiste quant à l'avenir des EnR dans la région, Jean-Christophe Delvallet évoque à ce sujet «la reconversion de friches industrielles telles que les anciennes décharges d'ordures ménagères ou les carrières désaffectées». Et de citer l'exemple réussi de Puyloubier dans les Bouches-du-Rhône voisines.
Quant à l'éolien, souvent critiqué pour des questions sonores et esthétiques par ses détracteurs, Annick Delhaye lui prédit «un grand avenir chez nous». Pas à terre certes, mais au large*. Autrement dit, loin des yeux."

*Fin 2014, début 2015, une ou deux éoliennes flottantes devraient être expérimentées au large de Fos-sur-Mer.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 11:13

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 21:45

Mini-marée noire pour Vermilion. Une fuite sur une canalisation de production s’est directement déversée dans le ru d’Anceur, affluent de l’Almont puis de la Seine.

C’est une joggeuse de Blandy-les-Tours qui a donné l’alerte dès 7 heures du matin samedi. Le ru d’Anceur avait changé de couleur et avec l’irisation en plus, il n’y avait guère de doute, le pétrole était de retour !
Les maires de Blandy et de Champeaux ont alors déclenché les services des pompiers et de gendarmerie qui sont intervenus pour limiter l’impact sur l’environnement. La fuite provenait de la plate-forme du puits Chaunoy 95 (traditionnel) au lieu-dit « Ferme de Chaunoy », sur la commune de Champeaux, appartenant à la société de recherche et exploitation pétrolière canadienne Vermilion, premier producteur en métropole. La fuite avait créé une nappe d’environ 300 m2 sur la plateforme avant de se déverser directement dans le ru. La fuite sur la canalisation de production a pu être stoppée à 8 h 45, a indiqué Vermilion.
Vers 9 h 30 trois barrages ont pu être posés par Vermilion et les sapeurs-pompiers. A 11 h 30 trois camions hydrocureurs en provenance de Montereau ont commencé à pomper le mélange d’eau et pétrole. En milieu d’après-midi il n’y avait pas trace d’hydrocarbures dans le ru au niveau de Maincy et Vaux-le-Vicomte, mais des irisations étaient encore bien visibles au niveau de Blandy, à plus de 2 km de l’accident.
C’est la troisième fois en 20 ans que des pollutions au pétrole significatives ont pu être constatées dans le ru (l’une provenait d’une citerne d’agriculteur) note le maire de Blandy, qui nous a dit son intention de déposer plainte : « Nous ne voulons pas porter préjudice à l’entreprise, mais nous voulons que les responsabilités soient clairement établies ».
Didier BARRY

Extrait de http://www.larepublique77.fr/2013/06/17/le-ru-dancoeur-pollue-au-petrole/

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 20:02

Un excellent article de Benjamin Dessus


L’engouement qu’affichent en France le Medef, l’Office parlementaire des choix scientifiques et techniques, une partie des partis politiques et les gouvernements de plusieurs pays européens repose sur les récits du succès de la ruée sur les gaz et le pétrole de roche mère (qu’on appelle improprement gaz et huile de schiste) qui s’est produite ces dernières années aux Etats-Unis. En moins de dix ans en effet, la production de gaz de schiste a atteint plus de 250 milliards de m3 par an et représentait en 2012 30% de la production de gaz naturel du pays. Même chose, avec un léger retard, pour les huiles de schiste, avec une production qui est passée que quelques milliers de barils par an en 2000 à 500 millions de barils en 2012.

Cette flambée de la production s’est accompagnée d’une chute vertigineuse du prix du gaz d’un facteur 2,5 en quelques années sur le marché américain.

Cette ruée s’explique par la mise au point d’une technique qui associe celle des forages horizontaux déjà développée dans l’industrie pétrolière à celle de la fracturation hydraulique dans laquelle l’injection d’eau sous pression dans le forage permet de fissurer la roche qui contient du gaz et de l’extraire.

Cette opération ne se fait évidemment pas sans dégâts : mitage des paysages, consommation d’eau, pollution des nappes phréatiques, etc.

Les chiffres 2 à 4 puits /km2, 1,5 à 2 hectares pendant le forage et 0,4 à 1,2 hectares en phase d’exploitation., 4 à 10% du territoire occupé pendant le forage, 2 à 4% pendant l’exploitation. 15 000 à 20 000 m3 d’eau (300 camions de 50t) par puits pour la fracturation dont la moitié reste dans le sol et risque de migrer et l’autre moitié doit être stockée dans un bassin de taille olympique et dépolluée. 150 t de produits chimiques, 1200 tonnes de sable, 150 tonnes d’acier définitivement perdus…

 

Mais qu’importe, en temps de crise, tout est bon pour relancer l’emploi, booster la compétitivité de l’industrie lourde et réduire la facture énergétique du pays…Et si dégâts il doit y avoir, la marge dégagée par les producteurs est là pour dédommager les riverains !

L’AIE, enthousiaste, n’hésite pas à prédire pour les Etats-Unis le retour à l’âge d’or énergétique des trente glorieuses dans vingt ans, par prolongation de l’exponentielle qu’ils chevauchent allégrement depuis dix ans. En 2040, la production de gaz de schiste ferait plus que doubler à plus de 500 milliards de m3/ an et représenterait 50% de la production américaine de gaz.

Ce conte de fée fait évidemment des émules jusque chez nous, alors que le gouvernement actuel interdit tout recours à la fracturation hydraulique. Pourquoi nous refuser cette aubaine probable puisque les premières estimations des ressources dont nous disposerions, en particulier de gaz de schiste, pourraient dépasser le chiffre astronomique de 5 000 milliards de m3 (4 200 Mtep), une quinzaine d’années de notre consommation d’énergie, toutes ressources confondues, une centaine d’années de notre consommation actuelle de gaz ? Indépendance énergétique, réduction de notre déficit, compétitivité de notre industrie, création massive d’emplois, pouvoir d’achat des ménages, autant d’arguments choc assénés aux retardataires passéistes qui ne manifestent pas assez d’enthousiasme pour cette nouvelle révolution industrielle.

Christian Bataille, l’auteur du rapport de l’OPECST, leur décrit en détail la recette bio qu’utilisent les foreurs pour concocter leur bouillie de fracturation. Et puis leur dit-on, même si vous persistez à croire à la nécessité d’une transition énergétique à court terme pour des raisons climatiques vers des énergies moins ou non carbonées, vous savez bien que pendant encore vingt ou trente ou trente ans, nous aurons besoin de gaz naturel pour boucler notre bilan, d’autant qu’il est beaucoup moins dangereux que le charbon en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Alors, si l’on doit consommer du gaz, autant le produire chez nous !


Condamnés à pédaler toujours plus vite ?

Certains signaux annonciateurs devraient nous faire réfléchir .

On apprend d’abord que depuis 2012 aucun nouveau puits de gaz de schiste n’a été creusé aux Etats- Unis. Le prix du marché du gaz aux Etats-Unis, qui est tombé autour de 3 dollars le mmBtu (1) du fait de la surproduction de gaz, ne permet plus de rentabiliser l’investissement des forages. Le prix d’équilibre se situerait actuellement plutôt vers 7 à 8 dollars/mbtu. Les foreurs se sont donc brutalement reportés vers les forages d’huile de schiste, bien plus rentables, car le prix du pétrole reste élevé. Et comme ces puits coproduisent généralement du gaz, le pétrole subventionne le gaz ainsi bradé.

On commence aussi à prendre conscience d’une caractéristique très particulière de ces ressources qui était passée largement inaperçue dans l’euphorie générale : les puits de gaz et huile de schiste ont une durée de vie très limitée, de 5 à 6 ans, et leur productivité souvent forte les premiers mois décroît très vite au fil des mois. Les puits de gaz ou de pétrole conventionnel au contraire ont des durées de vie de 30 à 50 ans et produisent sans faiblir à leur débit nominal pendant des dizaines d’années. En France par exemple, les 32 puits de Lacq ouverts dans les années 50 ont produit sans faiblir pendant plus de 50 ans.

Conséquence immédiate : pour maintenir la production à son niveau il faut continuer à creuser à un rythme élevé, sans quoi, en quelques années à peine, la production s’effondre. David Hughues (2), en analysant de près chacun des grands champs de gaz de schiste des Etats-Unis, a ainsi pu estimer le nombre de forages qui seraient indispensables pour maintenir en 2013 la production de gaz de 2012. Il montre qu’il faudrait réaliser plus de 7600 forages nouveaux dans les différents champs en cours d’exploitation, pour une somme qu’il estime à 41 milliards de dollars. On peut juger de la fragilité de la situation quand on sait que le chiffre d’affaires de la production de ce même ensemble de puits en 2012 s’est limité à 32 milliards de dollars.

Plus inquiétante encore, la décroissance rapide de la productivité moyenne des nouveaux forages par rapport aux premiers forages et cela quelque soit le champ concerné : alors que la productivité moyenne des puits du champ de Haynesville, le plus productif des Etats-Unis, atteignait 230 000 m3 par jour, celle des puits creusés en 2012 n’est déjà plus que de 185 000 m3/jour (-20% en deux ans). Les meilleurs « spots » d’un champ de gaz une fois exploités, il faut donc non seulement maintenir un rythme élevé de forages mais encore l’accélérer significativement pour maintenir la production...

Ces quelques éléments mettent en relief l’extrême fragilité du modèle physique et économique sur lequel repose cette « révolution », puisqu’elle implique une accélération constante d’investissements très importants année après année, avec une rentabilité rapidement décroissante pour les investisseurs et un risque de fluctuation brutale de la production pour les pays qui s’y lancent.


Et la question climatique ?

Le dernier point que les thuriféraires des gaz de schiste tentent à tout prix de dissimuler est la question des émissions de gaz à effet de serre associée à la production de gaz de schiste.

De nombreuses études universitaires récentes montrent que la mise en exploitation des champs de gaz de roche mère aux Etats-Unis s’accompagne d’émissions atmosphériques de méthane nettement plus importantes que celles observées sur les puits conventionnels de gaz naturel. Des émissions de méthane de 3 à 6% ont été observées dans le Colorado (3) et même jusqu’à 9% dans l’Utah (4), alors que celles observées pour les champs gaziers traditionnels ne dépassent pas 1%.

Derrière ces chiffres apparemment bénins se cachent des conséquences négatives considérables pour le climat. Le méthane est en effet un gaz dont le pouvoir de réchauffement global est 25 fois plus élevé que celui du gaz carbonique à un horizon de 100 ans (en 2113 pour des émissions en 2013), mais 75 fois plus puissant à un horizon de 20 ans (en 2033 pour des émissions en 2013). Des fuites de quelques pour cent de méthane ont donc des conséquences majeures à court et moyen terme sur le climat dont l’évolution avant 2050 constitue aujourd’hui une préoccupation majeure. Il suffit en effet de fuites de 3 à 4% de méthane pour que celui–ci, au cours de l’ensemble de son cycle (production, transport, combustion), devienne aussi nocif pour le climat que le charbon à cet horizon.

C’est dans ce contexte physique, économique et environnemental très particulier qu’il faut situer le débat sur l’intérêt pour la France et plus généralement l’Europe de suivre l’exemple américain.

Au-delà des questions majeures d’environnement local non résolues, tout laisse à penser que même en cas de découvertes de gisements de bonne productivité, les coûts d’extraction seraient nettement supérieurs en France qu’aux Etats–Unis : législation très différente du sous sol, faiblesse de l’industrie de forage, densité de population quatre fois plus élevée, concurrence plus intense des usages du sol, fiscalité beaucoup moins favorable, autant d’éléments qui pèseront en France sur les coûts d’exploitation.

Et si néanmoins, par un coup de chance improbable, le gaz produit se révélait compétitif avec le gaz importé, resterait la question des fuites de méthane, qui, imputées à notre pays, viendraient gonfler les émissions que nous nous sommes engagées à réduire de 20% en 2020 et d’un facteur 4 en 2050. Pour une production de 20 Mtep en 2030 par exemple (la moitié de nos besoins actuels de gaz), les émissions associées aux fuites de méthane pourraient représenter 30 à 40% de l’ensemble des quotas d’émissions que nous sommes engagés à respecter en 2050 (90 Mt d’équivalent CO2).

La révolution des gaz de schiste qu’appellent Laurence Parisot et Christian Bataille serait-elle donc un simple dérivatif pour faire oublier la nécessité dans laquelle nous sommes d’engager enfin des politiques sérieuses de sobriété énergétique et de réduction drastique de nos consommations d’énergie fossile, en faisant croire aux Français que, si l’on suit leurs conseils, on va enfin raser gratis et sans danger pour la planète ?

 

(1) Cette unité employée par les gaziers, le million de british units, vaut 293 kWh. La combustion de 1000 m3 de gaz produit 35,68 mmBtu.
(2) David Hughes, Post carbon Institute, Drill, baby drill, can unconventionnal fuels usher in a new era of energy abundance ?février 2013
(3) Hydrocarbon emissions characterisation in the Colorado frontrange, Journal of Geophysical research 2012
(4) Nature 493, janvier 2013.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 08:44
Article de Var Matin édition du 7 juin 2013.

Article de Var Matin édition du 7 juin 2013.

Droit de réponse de « Collectifs 83 Non au gaz de Schiste » à l’article titré : «Gaz de Schiste : les députés favorables à l’exploration » paru sur Var Matin le 7 juin 2013.

 

Les députés n’ont rien voté !
Un rapport qui n’est que d’étape de l’OPECST a été présenté aux médias par un député et un sénateur. Ce document ne traite évidemment pas des alternatives possibles, mais fait l’éloge de « la fracturation hydraulique, seule technique efficace » ; quand comprendra-t-on que c’est bien pour cela qu’une très grande majorité de Varois n’en veut pas !
Ce rapport d’étape mentionne que « …/… plusieurs entreprises françaises sont en pointe sur certaines étapes du processus aux USA ; Véolia dans le traitement des eaux …». Nous n’en doutons pas, mais ce n’est pas parce que l’on est cycliste que l’on sait fabriquer des vélos !

Ensuite « La filière de fracturation propre » avec des produits alimentaires et même «bio ». Ah ! L’exception Française … Pour fracturer hydrauliquement et donc écologiquement, dans le Var, nous proposons le vin rosé, les fromages de chèvre, l’huile d’olive et la lavande !

Dans le même esprit, la France « pourrait » disposer de 500 Mds de m3 de Gaz de schiste. Comme pour la Pologne, de nouvelles études divisent ces estimations par 3. Selon des experts vraiment indépendants, aucune donnée actuelle n’est exacte !

« L’exploitation des GdS permettra de calmer les marchés pétroliers ». Interrogeons-nous donc sur le prix du baril de pétrole qui n’a pas baissé depuis le miracle américain : 111 dollars en moyenne en 2012 !

Quels moyens avons-nous, Collectifs pour faire entendre un autre point de vue ? Nous ne sommes pas invités dans le débat : ces rapporteurs ont auditionné 75 personnes dont 73, travaillent pour des compagnies pétrolières ou gazières, ou sont chercheurs ou responsables administratifs, 2 en tout et pout tout représentent une association de défense de l’environnement !
C’est pour ces raisons que nous proposons à nos élus locaux de continuer à travailler ensemble sur les moyens juridiques de protéger la qualité de nos eaux souterraines, de nos paysages, de notre cadre de vie ... même si cela coûte quelques centaines d’Euros de réflexion et de rédaction.
C’est aussi de la compétence de nos élus d’imaginer l’avenir de nos territoires donc de deviner ce qui resterait de l’attrait touristique et de l’agriculture de notre département - et donc, de l’économie locale - quand des forages, des derricks, des transports conséquents envahiront nos collines et nos chemins et que nos eaux seront polluées.

Les Collectifs 83 contre le gaz de schiste restent vigilants, prêts à donner à nouveau de la voix si, d’aventure, nos parlementaires ouvraient la porte à l’exploration ou l’exploitation des gaz de schiste. Nous restons aussi vigilants sur les positions des listes qui se présenteront aux prochaines élections municipales ; la question : « oui ou non au gaz de schiste » leur sera posée et leur réponse minutieusement étudiée.

En revenant au titre de l’article de Var Matin « Gaz de schiste : Les députés favorables à l’exploitation ». Interrogeons nous ? Quels député-e-s ? Celles et ceux du Var ? Suite au doute qui plane sur ce titre, nous questionnerons les députés varois sur ce sujet et nous publierons leurs réponses.

Pour l’association « Collectifs83 Non au gaz de schiste », Pierre Arnoult et Christian Dépret. 14 juin 2013

Notre blog : http://gazdeschiste-collectif-var.over-blog.com/

Ce droit de réponse a été envoyé à Var Matin le 14 juin 2013. Nous ne doutons pas que Var Matin le publie très prochainement.
Article mis en ligne par Christian Dépret (Adm.)

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 09:28

L'étude reprise sur http://www.eia.gov/analysis/studies/worldshalegas/pdf/chaptersviii_xiii.pdf?zscb=30305606 (XIII 12 à XIII 16 ou pages 117 à 121).
Voici les paragraphes (hors images) relatifs au Sud est de la France, sachant que cette étude concernait l'ensemble des ressources susceptibles d'être exploitées dans le monde.
Cette étude étant rédigée en anglais, si vous avez un peu de temps, n'hésitez pas à nous faire parvenir votre traduction que nous mettrons en ligne.


2. SOUTH-EAST BASIN

2.1 Introduction

The South-East Basin is the thickest sedimentary basin in France, containing up to 10 km of Mesozoic to Cenozoic sediments. The basin is bounded on the east and south by the Alpine thrust belt and on the west by the Massif Central, an uplifted section of the Paleozoic basement, Figure XIII-9. Local oil and gas seeps discovered in the 1940’s encouraged hydrocarbon exploration in the South-East Basin. However, despite the drilling of 150 wells in the onshore and offshore portions of the basin, no significant oil and gas deposits have been found. Recent re-evaluations of the basin’s potential have stimulated a further look at this complex basin and its shale formations.
We estimate that the South-East Basin contains 37 Tcf of risked shale gas in-place, with 7 Tcf as the risked, technically recoverable shale gas resource, Table XIII-4. We have limited our shale resource assessment to the western portion of the basin and its deep dry gas potential area. In addition, given considerable uncertainty as to the location of the higher TOC (>2%) portions of the basin, we have assumed that only 30% of the overall dry gas prospective area will meet the 2% TOC criterion used by the study.
 

2.2 Geologic Setting

This study examined the shale gas potential of two formations in the South-East Basin, the Upper Jurassic "Terres Niores" black shale, and the Lower Jurassic Liassic black shale, Figure XIII-10. These shales are composed of Type II marine organic matter and were deposited during a time of subsidence and rifting, when the "Liguro-Piemontais" ocean covered portions of what is now southern France6 As such, this shale was excluded from further assessment. The Lower Jurassic Lias Shale, while thermally mature and present in much of the South-East Basin contains a wide spectrum of TOC values, ranging from 0.4% to 4.1%, Figure XIII-11.6. However, the Upper Jurassic "Terres Niores" black shale has low TOC, not exceeding 1%.7 Because of the presence of some higher TOC values, we have included the Lias Shale in our resource assessment but have highly risked this shale play.

We have mapped an unrisked, 4,000-mi2 area prospective for shale gas in the eastern portion of the South-East Basin, Figure XIII-12. The prospective area is bounded on the west by the dry gas maturity limit, on the south by the onshore portion of basin, and on the east by the available data on the TOC of the Lias Shale.
 

2.3 Reservoir Properties (Prospective Area)

Uplifting along the western margin of the South-East Basin has brought the Lias Shale to a more favorable depth for exploration. Depth to the Lias Shale ranges from 3,300 feet to 16,300 feet deep over the basin, with most of the shale in the prospective area at an average depth of 12,300 feet, Figure XIII-12. The organic-rich gross interval of the shale is estimated at 525 feet with 158 feet of net shale. Total organic content (TOC) in the risked prospective area averages 2%. Thermal maturity in the Lias Shale increases with depth, ranging from 1.3% Ro in the shallower western areas to over 1.7% Ro in the deeper central area. Average vitrinite reflectance (Ro) over the prospective area is 1.5%.
 

2.4 Resource Assessment

We estimate a moderate resource concentration in the dry gas prospective area of the Lias Shale, South-East Basin of 54 Bcf/mi2. The risked shale gas in-place is estimated at 37 Tcf, with 7 Tcf as the risked, technically recoverable shale gas resource.
 

2.5 Recent Activity

A number of firms are beginning to examine the shale gas potential of the South-East Basin; the initial permit award deadline was delayed due to the large numbers of applications. The French Ministry of Energy and the Environment awarded several exploration permits, covering over 4,000 mi2, to companies interested in investing in the drilling and exploration of shale formations in the South-East Basin of France.

Article mis en ligne par Christian Dépret (Adm.)

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