13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 18:57

L'équipe de Colibris 83 Dracénie et son président, Michel Berthelot, sont vraiment HEUREUX.
Oui et ce n'est que juste récompense pour le groupe dracénois de Colibris, association nationale. Depuis plusieurs années, Colibris 83 Dracénie participe très activement à toutes les actions initiées par Colibris National : "Alternatives aux pesticides", "Festival de la Terre", ... Une multitude d'évènements sont à chaque fois répartis dans différentes communes autour de Draguignan ; un bon exemple, consultez le programme de l'édition 2014 du "Festival de la Terre" sur http://www.colibris83.net/dracenie/agenda.htm
L'extrait ci-dessous reprend uniquement la venue de Pierre Rabhi à Draguignan :

 

Jeudi 15 mai  -   20h   -   Draguignan

Salle Malraux  Complexe Saint Exupéry  

Conférence - Rencontre   "Au nom de la terre"

Organisée par Colibris83-Dracénie et Ethno-Savannah

Régie, vidéo :  Résine-média Draguignan - Traduction: Yannick  

 

Entrée: participation aux frais à prix libre (Pas de réservation)

 

Pierre RABHI - Kenny MATAMPACH - James ROBIDEAU

 

Pierre Rabhi  est paysan, écrivain et penseur. Il est l’un des pionniers de l’agro-écologie en France. Amoureux de la Terre nourricière, engagé depuis quarante ans au service de l’ Homme et de la Nature, il appelle à l’éveil des consciences pour construire un nouveau modèle de société où une "sobriété heureuse" se substituerait à la surconsommation et au mal-être des civilisations contemporaines....en savoir plus


Kenny MATAMPASH ole Meritei, est le fondateur et le directeur de l'ONG de défense des zones pastorales le NIA, Neighbours Initiative Alliance. Après des études en sociologie et en écologie au Canada, en Grande Bretagne et aux Pays-Bas, Kenny MATAMPASH participe régulièrement à Genève, aux sessions du Groupe de Travail de l’ONU sur les Peuples Autochtones,et est consultant en écologie pastorale auprès de le Banque Mondiale.


James Robideau, Président du Medecine Wheel Healing Community (Réserve de Pine Ridge Dakota du Sud), il est membre de la Nation de L’Esprit du Lac du Dakota du Nord. Co-fondateur du AIM (American Indian Mouvement) du Nord Ouest et chef cérémonial.
 

A partir de 18h :  Stands des associations adhérentes et partenaires Colibris83-Dracénie: AMAP (Aups-Moissac, Draguignan Lune Etoile, Le Flayosquet, Figanieres, le Cannet des Maures, Lorgues, Trans en Provence) - Ethno-Savannah - Parc du Verdon - Resinemédia - LNE Lorgues - ADSECA Aups - ASPE Sillans, Non au gaz de schiste 83, Cassini83

A vos agendas : Pierre Rabhi à Draguignan le 15 Mai.

Partager cet article

Published by gazdeschiste-collectif-var - dans Agenda
commenter cet article
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 21:13

Samedi ou dimanche, tous aux Rencontres Souleù de La Farlède.
Cette grande foire réunit des petits producteurs biologiques, des artisans-créateurs, de nombreux acteurs du commerce équitable, de la Solidarité locale comme internationale, de la défense des droits de l’Homme ou de l’environnement. Elle se veut avant tout une journée festive et citoyenne où chacun pourra s’informer et partager sous fond de changement de société.

9ème édition des Rencontres Souleù : foire artisanale, biologique, équitable et solidaire Samedi 12 et Dimanche 13 Avril 2014 à La Farlède (83)9ème édition des Rencontres Souleù : foire artisanale, biologique, équitable et solidaire Samedi 12 et Dimanche 13 Avril 2014 à La Farlède (83)

Partager cet article

Published by gazdeschiste-collectif-var - dans Agenda
commenter cet article
7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 12:26

A peine en poste, Ségolène Royal n'a pas hésité à évoquer deux sujets sous fortes tensions : le gaz de schiste et l'écotaxe. Sur le premier, elle se dit prête à réexaminer le choix français. Sur le second, elle appelle à une remise à plat.

Les observateurs industriels pressentaient que la nouvelle ministre de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie parlerait d'une voix forte et s'affirmerait d'entrer à la tête de son ministère en n'ayant pas peur d'évoquer les sujets qui fâchent. Il a fallu moins d'un jour à Ségolène Royal pour le confirmer aux yeux de tous. A l'occasion d'un déplacement en Poitou-Charentes, dont elle est Présidente, elle a ouvert de suite deux "gros dossiers" : le gaz de schiste et l'écotaxe.

En 2011, lors de primaires PS, Ségolène Royal s'était opposée à l'exploitation au gaz du schiste. Pourtant, ce jeudi 3 avril, la ministre a tenu une position beaucoup plus ouverte. Elle invite à réexaminer la politique de la France. C'est un dossier sur lequel il faut "prendre le temps de l'écoute et l'expertise du sujet", affirme-t-elle. Cette position tranche fortement avec celles de ses prédécesseurs, en particulier avec Delphine Batho et Philippe Martin, qui refusaient jusqu'à la discussion autour de ce thème, y compris au sein d'organismes scientifiques comme l'Académie des sciences ou l'Institut Français du Pétrole (Ifpen).

Dans le sens de Montebourg

En tenant de tels propos, la ministre séduit sans doute son collègue de l'Economie et du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui défend l'intérêt d'explorer le sous-sol français. En deux ans, seul Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, l'avait soutenu sur ce point.

Ségolène Royal ne s'éloigne pas trop, non plus, de la position du Président de la République. Ce dernier a, certes, affirmé qu'il refuserait toute exploration des hydrocarbures de roche-mère durant son quinquennat. Mais il avait aussi laissé entendre qu'il était prêt à revoir sa position si une technologie alternative à la fracturation hydraulique (interdite par la loi du 13 juillet 2011) lui était proposée. En revanche, elle risque de braquer d'entrée les ONG écologiques qui avaient pourtant accueilli favorablement son arrivée au gouvernement, au regard de ses actions en faveur des énergies renouvelables dans sa région.

Pas d'écologie punitive

Si elle n'entrouvre qu'une porte sur le gaz de schiste, elle est allée, en revanche, beaucoup plus loin au sujet de l'écotaxe. En 2013, elle s'était illustrée en alertant le gouvernement sur le danger d'appliquer cette nouvelle mesure - les bonnets rouges lui ont donné raison. Comme ministre de l'Environnement, elle veut reprendre le dossier : "Je ne suis pas seule à décider, mais je vais remettre à plat les choses pour voir quelles sont les autres possibilités que nous avons pour dégager des financements pour, en effet, faire les travaux ferroviaires et routiers". Elle ajoute : "Les Français ont déjà payé beaucoup d'impôts supplémentaires, l'écotaxe est un impôt, j'en comprends bien le sens : il s'agit de taxer ceux qui polluent, mais j'ai toujours dit que, pour respecter la citoyenneté, l'écologie ne doit pas être punitive".

Merci à Ludovic Dupin et à L'Usine Nouvelle

Différents articles sur ce sujet sont à votre disposotion sur http://www.usinenouvelle.com/ secteur Energi
e

Partager cet article

Published by gazdeschiste-collectif-var - dans Décisions Gouv. M. Valls
commenter cet article
6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 19:58

Un "surprenant coup de tonnerre" provoqué par le Tribunal Administratif de Melun (TA 77) vient de "foudroyer dangereusement l'industrie de la recherche pétrolière en France, déjà exsangue et malmenée depuis près de trois ans" a déclaré l'Amicale des Foreurs.

La décision notifiée le 12 mars dernier annule l'autorisation de forage accordée par arrêté préfectoral du 10 août 2012 à la société ZAZA Energy qui ultérieurement a transféré ses droits à la société HESS Oil.

Le forage de « Berceau 1 » projeté par HESS est donc interdit. Or ce forage, qui avait pour objectif non dissimulé de reconnaître des horizons susceptibles de contenir des hydrocarbures conventionnels ou non, ne comportait aucun recours à la fracturation hydraulique, technique interdite depuis juillet 2011.

Les attendus techniques de la décision du TA 77 font état du fait que rechercher des hydrocarbures non-conventionnels, c'est un jour vouloir les exploiter, donc utiliser alors la fracturation hydraulique, seule technique connue à ce jour pour ce faire.

Pour l'Amicale des Foreurs, les choses sont claires, le TA 77 s'est approprié les arguments des écologistes en affirmant que le détenteur du permis de recherche se mettrait à terme en infraction avec la loi ; le citoyen lambda comprend : "vous êtes un délinquant en puissance, alors nous vous arrêtons ! Inquiétant ! Mais le citoyen lambda se pose probablement trop de questions, alors qu'il devrait faire une confiance aveugle en la justice de son pays !"

Si la société Hess Oil souhaite reconnaître le potentiel du Bassin Parisien en hydrocarbures non conventionnels, c'est parce qu'elle sait pertinemment qu'à plus ou moins brève échéance le gouvernement français reviendra sur l'interdiction de la fracturation hydraulique et ouvrira la voie à la recherche des huiles et gaz de schiste.

Le TA 77 a donc pris une décision plus politique que juridique.

"Ceci est grave, car si la position des écologistes est respectable, elle n'est en rien partagée par la majorité des français qui voit dans l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels une voie parmi d'autres pour sortir le pays du marasme dans lequel il s'enfonce" a ajouté l'amicale.

"Cette majorité de français rejette aussi les mensonges proférés par les écologistes qui nous parlent d'une « transition énergétique » qui est techniquement irréaliste et économiquement pénalisante pour les particuliers et les entreprises. Cette transition énergétique qui entraine inéluctablement un accroissement du prix de l'électricité est un coup porté à toutes les victimes de la précarité énergétique dont le nombre ne fera qu'augmenter : c'est une politique antisociale ! Elle favorise les riches particuliers et les grands groupes du CAC40, seuls capables d'investir dans de lourdes installations, qui vendent à prix d'or des Kwh dont EDF ne sait parfois que faire, mais que tout le monde paie via la CSPE (officiellement Contribution au Service Public de l'Electricité , en réalité Contribution pour Satisfaire le Parti Ecologiste)."

Merci à http://www.enerzine.com/

Partager cet article

Published by gazdeschiste-collectif-var - dans Décisions administratives
commenter cet article
5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 08:58

Vous trouverez en cliquant ICI, la synthèse et la traduction du mandat de négociation qui est donné aux membres de la commission Européenne.

La compétence de Raoul Marc JENNAR (30 ans, cadre ONU et 4 ans à la commission européenne d’où il se fit virer) ne laisse pas de place au doute, c’est une démonstration implacable et chirurgicale de ce qui nous attend.

Ce pacte est une vaste escroquerie dans lequel les assemblées nationales, régionales, départementales et municipalités n’auront plus aucun pouvoir !

 

Pour mémoire, Marc Raoul Jennar fera une conférence sur le TAFTA le samedi 10 mai entre 16h00 et 19h00 à Avignon dans le cadre du NaturAvignon à la Souvine.
Merci à Gaz de Schiste Provence.

Partager cet article

Published by gazdeschiste-collectif-var - dans Europe
commenter cet article
15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 12:53

Dans le secret le plus absolu, se négocie un traité avec interdiction aux États membres, leurs gouvernements respectifs, et les populations, d'avoir connaissance de ce qui est en train de se négocier par quelques individus non représentatifs des peuples, avec les Etats-Unis : Le traité d'échanges commerciaux et autres, transatlantique dénommé TAFTA. Prévu pour 2015.

Ce laisser faire constitue une Haute Trahison du peuple dans chacun des États Membres de l'Union Européenne ; puisque cela se fait non seulement dans leur dos, mais en plus en bafouant leurs droits fondamentaux.


Les conséquences inavouées d'un tel traité, si les négociations ne sont pas annulées, seront :

-1) Les envies, droits et besoins, des grandes entreprises, et notamment celles multinationales, auront une valeur en droit qui les placera au-dessus des états, et de leurs lois et règlements les plus divers. Elles gouverneront désormais, en fait.

- 2)
Très rapidement nous assisterons au démantèlement de tous les services publics, parce que les gouvernants auront laissé faire une telle escroquerie qui, en aucun cas, n'engagera aucun profit pour les peuples européens. Rappelons qu'en France, l'Etat, en tout domaine, n'est pas en droit une seule et unique personne et indépendante du reste de la population. L'Etat Français n'existe "qu'au nom du peuple français, peuple souverain". Les services publics appartiennent à chaque citoyen français, et tous les citoyens réunis en un état.

- 3)
Les lois et règlements les plus divers (santé, sécurité sanitaire et alimentaire, droit du travail, droit de la famille sous certains aspects, droits sociaux tels que les conditions salariales et de chômage, etc…) seront à terme abrogés, dès lors qu'une entreprise exigera, y compris devant le tribunal arbitral que prévoit ce traité, que les Etats les cèdent au secteur privé.

- 4)
Dès lors que des entreprises privées voudront les exploiter, il y aura obligation de transfert au privé, de : la Sécurité sociale, la protection familiale (allocations, protection maternelle et infantile, aides au sans ressources), les services publics de santé, la recherche scientifique, le transfert en totalité à la charge individuelle de chaque citoyen des cotisations sociales et non plus à la charge partagée du patronat (…. qui seront alors collectées par des entreprises privées à leur profit final), les services de sécurité publique, les patrimoines publics (palais, châteaux, parcs, musées, forêts domaniales, voies fluviales et autres voies, service public de l'eau (par suppression des droits aux collectivités de les exploiter directement si des entreprises les veulent), enseignement public et leurs établissements, etc….

- 5)
Perte de l'autorité de l'État en matière de Justice, vu le "tribunal arbitral" au service des entreprises, contre les Etats eux-mêmes.

- 6)
L'environnement et la protection de l'environnement ne relèveraient désormais que de ce que les multinationales souhaiteraient en faire… (dont GAZ de SCHISTE)

- 7) Idem pour les ressources naturelles.

- 8) Suppression de tous systèmes d'aides aux entreprises, à l'agriculture, et collectivités locales, dès lors que leur perpétuation, serait considérée par telle ou telle entreprise, comme étant un obstacle pour elles, et leurs profits spécifiques.

- 9)
Finies les spécificités et exceptions culturelles, propres à chaque État Membre. etc ...

                   
IL VA FALLOIR VITE REAGIR

Partager cet article

Published by gazdeschiste-collectif-var
commenter cet article
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 12:09

On ne le dira jamais assez, le gaz de schiste, ils y pensent toujours.
Restons vigilants, attentifs à tout ce qui s'écrit ou se dessine
en haut lieu comme ailleurs.

Les lobbies pro gaz de schiste sont puissants, ne baissons pas la garde.

Pour commander les tee-shirts,
contactez Christine du Collectif des Arcs 06 71 97 71 81

Envoyez vos chèques à son adresse : Christine Varenne 551 chemin des restanques 83460 Les Arcs, pour le 14 mars !
Faites les chèques à l'ordre de "collectifs 83 NGDS" et indiquez bien les tailles souhaitées et H ou F
.

Christine passe commande le lundi 17 mars.
D'avance merci.

Achetez le tee-shirt du Var.

Partager cet article

Published by gazdeschiste-collectif-var
commenter cet article
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 08:12

En octobre 2013, les eurodéputés avaient adopté des dispositions afin que les activités d’exploration et d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels par fracturation hydraulique fassent obligatoirement l’objet d’une étude d’impact environnemental. Les parlementaires européens avait adopté ces mesures dans le cadre de la révision de la directive 2011/92 traitant de l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement.

 

A l’issue du vote, le Commissaire à l’Environnement, Janez Potočnik, avait publié un communiqué indiquant qu’il allait étudier avec attention les dispositions adoptées et collaborer avec le Parlement et le Conseil européen ( c-a-d les Etats membres de l’Union Européenne) pour aboutir à un accord.

Le compromis qui a été trouvé avec le Conseil Européen est très défavorable puisqu’il ne prévoit finalementaucune obligation de soumettre les activités d’exploration et d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels par fracturation hydraulique à une étude d’impact environnemental.

En n’imposant pas d’étude d’impact environnemental, les compagnies pétrolières et gazières seraient facilitées dans leurs projets d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures puisque les risques pour l’environnement (eau, utilisation des sols, air) ne seraient pas pris en compte préalablement à tout projet, ce qui est extrêmement grave.

Entre le 10 et le 13 mars, à Strasbourg, aura lieu la séance plénière du Parlement Européen.

Sera soumis au vote des parlementaires le 12 mars le texte présentant ce compromis sur la Directive 2011/92 traitant de l’évaluation des incidences environnementales (EIE) (procédure 2012/0297 (COD))

Nous proposons d’envoyer massivement, avant le 12 mars, une lettre sous forme de courriel demandant à l’ensemble de vos députés au Parlement Européen de ne pas voter ce texte.

En cliquant ICI, vous trouverez le brouillon du message que vous pouvez adresser rapidement par courriel à vos députés européens.

En cliquant ICI vous trouverez la liste des députés français au parlement européen avec leur adresse mail et leur région. (Les députés Européens sont élus par Région). Vous pouvez trier cette liste par région (croissant ou décroissant).

Cette lettre a été rédigée par les participants de la rencontre européenne et maghrébine qui s’est déroulée les 7, 8 et 9 mars 2014 à Saint Christol lez Alès ( Gard – 30) réunissant quartorze pays d’ Europe et du Maghreb.

Merci beaucoup pour votre participation à cette campagne d’action urgente.

Le collectif Basta ! Gaz Alès

Partager cet article

Published by gazdeschiste-collectif-var
commenter cet article
3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 21:43
Signature de "La Charte régionale de l’eau".

Outil de référence pour l’aide à la décision et cadre d’une démarche prospective à l’horizon 2030, la Charte régionale de l’eau s’appuie sur 5 grands principes et 3 grands axes stratégiques approuvés autour d’une nouvelle gouvernance collective.

 

DES OBJECTIFS FÉDÉRATEURS

 

Fédérer l’ensemble des acteurs régionaux autour des mêmes orientations stratégiques dans un cadre d’actions commun, telle est l’ambition première de la Charte.

Qu’ils soient élus ou institutionnels, gestionnaires ou usagers de la ressource, impliqués dans la protection des milieux aquatiques ou dans l’aménagement du territoire, l’objectif est de les rassembler autour d’une stratégie commune qui permette de garantir durablement l’accès à l’eau pour tous en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

A travers cette Charte, il s’agit de :

• mobiliser les énergies,

• renforcer les synergies et

• créer de nouveaux réseaux pour que tous les acteurs régionaux puissent contribuer à l’objectif commun d’une gestion durable et solidaire des ressources en eau en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

                                    ----------------------------------------------

L'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Naturel (ASPN), présidée par Pierre Arnoult est heureuse et fière d'avoir été conviée à participer à la signature de cette Charte.
Cette association met toute son ardeur à écrire un document qui, mis à disposition des collectivités locales, permettrait de faire barrage par des mesures administratives aux pollutions de nos eaux de surface comme souterraines, provoquées par des forages expérimentaux ou d'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels.

PIerre Arnoult signe la Charte (2ème à partir de la gauche)

PIerre Arnoult signe la Charte (2ème à partir de la gauche)

Partager cet article

Published by gazdeschiste-collectif-var
commenter cet article
1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 14:32

Auteur(s) : Maxime Combes - Les dossiers du CERI - 01/2014

 

Le débat sur les hydrocarbures de schiste esquive le plus souvent les enjeux que constituent les défis climatiques. Comme si l'exploration de nouveaux hydrocarbures allait de soi et comme si la lutte contre les dérèglements climatiques ne devaient pas influencer les choix d'investissement privés dans les énergies fossiles. Pourtant, la prise en compte des exigences climatiques devrait inciter gouvernements et législateurs à instaurer un moratoire général sur toute nouvelle exploration d'énergie fossile, à faciliter le basculement des investissements privés vers les politiques de sobriété et d'efficacité énergétique, et à instituer des mécanismes permettant d'amortir la bulle carbone qui s'est progressivement constituée dans le secteur financier.

Dans son rapport annuel World Energy Outlook 2012, l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) préconise de laisser dans le sol plus des deux tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles. Pour l'AIE « notre consommation, d'ici à 2050, ne devra pas représenter plus d'un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles » afin de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global maximal d'ici la fin du siècle. Un objectif fixé par la communauté internationale, validé par les Etats aussi bien lors des conférences climat de l'ONU de Copenhague et des suivantes, que lors des G8, G20, assemblées générales de l'ONU ou Conseils européens.

C'est en prenant à la lettre cet objectif que le Potsdam Institute for Climate Impact Research avait calcul
1 la quantité maximum de carbone que l'humanité pouvait émettre sur la période 2000-2050 pour avoir quatre chances sur cinq de ne pas dépasser la barre fatidique. Sur cette période, le budget carbone de l'humanité est de 886 gigatonnes de dioxyde de carbone (Gt CO2). En 2011, nous en avions déjà émis un tiers, ce qui ramène ce budget à 565 Gt CO2 pour la période 2012-2050. Or, la combustion de toutes les réserves prouvées de pétrole, charbon et gaz de la planète engendrerait 2 795 gigatonnes de CO2, soit 5 fois plus.

Dit autrement, selon ces données, 80 % des réserves d'énergies fossiles actuelles ne doivent pas être extraites et consommées si l’on veut respecter les objectifs de stabilisation du climat fixés par la communauté internationale. Soit la majorité des réserves conjointes de pétrole, de gaz et de charbon. Bien entendu, les résultats peuvent être discutés et précisés. Mais les ordres de grandeur et le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) ont confirmé qu'il fallait laisser une proportion importante de réserves actuelles d'énergies fossiles dans le sol.

Au regard des enjeux climatiques, l’humanité ferait donc face à un trop-plein d’énergies fossiles d'ici 2050 et non à une pénurie comme le laisse entendre, trop souvent, le débat public. A moins d'être climato-sceptique il y a donc aujourd'hui trop de pétrole, de gaz et de charbon sous nos pieds. Pour être tout à fait exact, l'AIE suspend cette conclusion à la possibilité « d'un déploiement à grande échelle de la technologie de captage et de stockage du carbone (CSC) ». A ce jour, ces techniques sont non maîtrisées, peu fiables, délaissées par le secteur industriel et incapables de s'occuper de l'essentiel des émissions de CO2 liées aux transports, au bâti et aux petites unités de production industrielle. En ce sens, il est donc raisonnable de les écarter.

Pourtant les entreprises extractrices de pétrole, de gaz et de charbon poursuivent une recherche très active de nouveaux champs, gisements et filons. Des records d'investissements sont franchis chaque année. Selon une récente étude de l’IFP Energies Nouvelles
2, les investissements d'exploration-production de pétrole et de gaz vont dépasser les 750 milliards de dollars (550 milliards d'euros) en 2014, en croissance de 8 % par rapport à l'année précédente, principalement en Amérique du Nord et Asie-Pacifique, contre à peine 220 milliards de dollars dans les énergies renouvelables en 2012. Ces mêmes investissements ne dépassaient pas les 250 milliards de dollars en 2004. Sur les 104 000 nouveaux puits forés en 2013, 58 % l'auront été en Amérique du Nord, principalement dans l'exploitation des hydrocarbures de schiste.

Cette logique exploratrice et extractive n'est pas sans lien avec le monde de la finance. Les valorisations boursières des multinationales de l'énergie et les notations qui leur sont délivrées par les agences sont pour partie fonction des réserves prouvées qu'elles peuvent annoncer en fin d'exercice. Pour maintenir leur situation boursière, les multinationales n'ont d'autres choix que d'explorer et forer. L’ensemble des réserves actuelles de pétrole, gaz et charbon est valorisé aux environs de 4 600 milliards de dollars sur les principales places boursières de la planète, faisant des entreprises de l’énergie les poids lourds des indices boursiers. La part des énergies fossiles tend même à se renforcer, notamment sur les marchés financiers de Londres (pétrole) et de New York (charbon) selon Carbon Tracker
3 au point d'évoquer une véritable « bulle carbone ». qui ne tiendrait pas compte de l'objectif climatique maximal fixé par la communauté internationale.

Un groupe de soixante-dix investisseurs mondiaux, représentant un capital de financement de l'ordre de 3000 milliards de dollars, a ainsi interpellé
4 quarante-cinq des plus importantes entreprises productrices de pétrole, de gaz, de charbon et d'électricité sur leur exposition à ce risque « climatique ». La directrice générale d'un fonds de pension des fonctionnaires californiens a affirmé que son entreprise avait besoin d'une « stratégie robuste à long terme qui reflète la réalité à laquelle nous faisons face » et qu'il n'était pas « possible d'investir dans une catastrophe climatique ». Une démarche encouragée par Carbon Tracker, qui considère qu'« il faudrait que les régulateurs imposent une évaluation du business model des entreprises extractives en fonction du volume de carbone maximum que nous devons émettre pour ne pas dépasser les deux degrés ». Ce n'est pas encore le cas. Le ratio énergies fossiles / énergies renouvelables des indices boursiers est généralement de 1 à 255. Pour chaque dollar investi dans les énergies renouvelables sur les marchés action, il y en a quatre dans les énergies fossiles : ainsi, les investisseurs institutionnels (assureurs, banques, fonds d'investissement etc.) orientent l'épargne vers le secteur des énergies fossiles, non vers le secteur des énergies renouvelables.

Sans nouvelles régulations contraignantes, la stabilité à court terme de la valorisation boursière et de la rentabilité financière des entreprises pétrolières, gazières et charbonnières suppose qu'elles poursuivent sans limite de nouvelles explorations et de nouveaux forages – ou qu'elles encouragent celles des entreprises juniors – sans tenir compte des exigences climatiques. A cette pratique, correspond une bulle « carbone » globale, pouvant se transformer en bulle financière. Ces entreprises constituent donc un secteur structurellement climato-sceptique, dont les incitations boursières, économiques et financières vont à l'encontre des exigences fixées par la communauté internationale. En ce sens, la recherche et l'extraction de ressources énergétiques fossiles peuvent-elles être laissées à la seule appréciation du secteur privé alors que de leurs décisions dépend la possibilité d'assurer une certaine stabilité climatique, bien commun de l'humanité ?

En poursuivant ce raisonnement, il n'y aurait donc aucune raison de continuer les explorations et forages pour extraire du pétrole, du gaz ou du charbon toujours plus loin, toujours plus profond. Extrêmement coûteuses et dangereuses, les explorations d'hydrocarbures non conventionnels, comme les gaz et pétrole de schiste, semblent bien incompatibles avec les objectifs climatiques. D'ailleurs, le secteur industriel favorable à l'exploitation de ces énergies fossiles ne s'aventure guère sur ce terrain. Par exemple, le Groupement des entreprises parapétrolières et paragazières et des professionnels du pétrole et du gaz (GEP-AFTP) a identifié
6 quatre types de « risques » liés à ces extractions: la pollution des sous-sols, l'approvisionnement en eau, la composition des fluides de fracturation et les impacts sociétaux. Les défis climatiques n'y figurent pas. Pas plus qu'ils ne figurent dans le débat public français qui se limite bien souvent aux effets, aujourd'hui bien documentés, de la fracturation hydraulique.

Sur la base de la réflexion présentée ci-dessus, mêler les débats « faut-il extraire les pétroles et gaz de schiste » et « que faire pour stopper le réchauffement climatique » revient à clore définitivement le premier. « Oui mais le gaz est moins émetteur de gaz à effets de serre que le charbon », est-il parfois répondu pour réhabiliter l'exploitation des gaz de schiste. En plus de ne pas réhabiliter le pétrole de schiste – ce qui devrait donc disqualifier définitivement toute une série de projets – cet argument comporte trois erreurs manifestes : il confond l'absolu et le relatif, car c'est la majorité des réserves conjointes de pétrole, de gaz et de charbon qui doivent être laissées dans le sol, qu'importe leur substitution relative au sein du budget carbone qui est alloué d'ici 2050 ; il préconise des investissements financièrement non robustes au regard des engagements climatiques ; enfin, il ne tient pas compte des études scientifiques
7 qui raisonnent à partir du cycle complet du gaz de schiste et démontrent qu'il émet plus de gaz à effets de serre que le charbon.

Lors de la dernière conférence environnementale, François Hollande s'est engagé à réduire de 30 % la consommation d'énergies fossiles du pays d'ici 2030. « La transition énergétique, ce n'est pas d'aller chercher de nouveaux hydrocarbures » a-t-il été dit par plusieurs ministres, publiquement ou en off. Au regard des exigences climatiques, une telle phrase fait mouche. Simple, concise et fondée. Et partagée si l'on en croit un sondage
8selon lequel moins d’un Français sur trois (30 %) et moins d’un dirigeant d'entreprise sur quatre (23 %) jugent l’exploitation du gaz de schiste « compatible » avec la transition énergétique. En effet, à quoi bon explorer de nouveaux gisements s'il faut laisser 80 % de ces nouvelles ressources dans le sol d'ici 2050 ? Mieux vaudrait allouer ces ressources financières, techniques et humaines dans des politiques de sobriété et d'efficacité énergétique qui font défaut.9

Laisser pétrole, gaz et charbon dans le sol : une idée à creuser

De quoi donner une feuille de route au gouvernement dans l'optique de la conférence de l'ONU sur le climat que la France a décidé d'accueillir en 2015. A défaut d'un miracle techno-scientifique ou industriel qui puisse résoudre les défis énergétiques de manière soutenable sur le plan écologique, juste socialement, égalitaire entre les populations de la planète et durable dans le temps, la prise en charge des défis climatiques semble passer par un moratoire international sur toute nouvelle recherche d'énergies fossiles, à commencer par les hydrocarbures non conventionnels comme les gaz et pétrole de schiste. Un tel moratoire pourrait même apparaître comme une condition sine qua non à toute possibilité de transition énergétique qui soit à la hauteur des défis climatiques, si l'on en croit le dernier rapport du GIEC. Enfin, il serait l'occasion de ralentir considérablement les extractions actuelles, de faire basculer d'importants moyens financiers et humains sur des politiques de sobriété et d'efficacité énergétiques, et sur le développement des énergies renouvelables, dans l'optique d'une transformation profonde des modèles de consommation et de production.


Maxime Combes est économiste, membre d'Attac France et de l'Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec), engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org) et Co-auteur de La nature n'a pas de prix, les méprises de l'économie verte. Attac France, 2012, Editions Les Liens qui Libèrent

 

Partager cet article

Published by gazdeschiste-collectif-var
commenter cet article

Agenda

 

------------------------------------
92 000 visiteurs sur votre blog !   

Rechercher

Collectifs locaux

Pourquoi et comment créer un collectif local ?
Christian Dépret 06 74 41 89 81
Michel Berthelot 06 62 46 88 67

http://docgazdeschiste83.org

La carte des collectifs locaux

Liste des  26 collectifs locaux  varois à ce jour

Pour joindre le collectif VAR

Pour renouveler votre adhésion, vous nous écrivez, n'oubliez pas de nous dire de quelle commune et quel département êtes-vous - Cela nous aide pour vous inviter aux réunions. Merci.


@mail :  nonaugazdeschiste83@gmail.com

Pierre : 06 33 44 10 02 
Christian : 06 74 41 89 81

 

Sur facebook :
gazdeschiste.collectif.var@groups.facebook.com


Blog, page d'accueil :

http://gazdeschiste-collectif-var.over-blog.com/

Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog