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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 17:21

NDLR : Le 5.12.2013 est paru au Journal officiel de l’Union européenne - C 356/23 - un document important intitulé "Avis du Comité des régions sur le «Point de vue des collectivités locales et régionales en matière de gaz de schiste, de schiste bitumeux et de gaz ou de pétrole en formations étanches (hydrocarbures non conventionnels)»

L'intégralité de ce document est lisible sur
http://www.energie2007.fr/images/upload/avis_comites_regions_gaz_schiste_joue.pdf

(2013/C 356/05)

Ce sont des avis, mais des avis provenant des représentants des régions  et collectivités locales de l'UE.  En voici l'introduction qui pourrait être considérée comme une synthèse : 


Extrait du J.O. U.E. :

LE COMITÉ DES RÉGIONS,

— estime avec le commissaire européen à l'environnement que les études qui ont été menées jusqu'ici montrent qu'il existe un certain nombre d'incertitudes ou de lacunes dans la législation de l'UE en vigueur; souligne qu'il sera primordial de tenir compte des risques sanitaires et environnementaux pour que le secteur soit bien accepté par le public et appelle la Commission européenne à présenter un cadre pour la gestion des risques et pour remédier aux lacunes de la réglementation de l'UE actuellement en vigueur;

— demande que soient respectées les décisions prises par les collectivités territoriales concernant l'interdiction, la limitation et le contrôle des évolutions ou activités liées à l'extraction des hydrocarbures non conventionnels. Les collectivités locales et régionales devraient avoir le droit d’interdire les activités d'exploitation des hydrocarbures non conventionnels dans les zones sensibles (zones de protection de l’eau potable, villages, terres arables, etc.);

— souligne l'importance fondamentale du principe de transparence et de la participation des populations concernées, ainsi que des collectivités locales et régionales, à la prise de décisions sur ce sujet sensible, et s'inquiète du fait que, pour l'heure, ces principes n'ont pas été suffisamment pris en considération dans tous les États membres;

— est favorable à la proposition de faire figurer les hydrocarbures non conventionnels à l'annexe I de la directive révisée de l'UE relative à l'évaluation des incidences environnementales (EIE), de sorte que les projets concernant ces hydrocarbures soient systématiquement soumis à une évaluation de leurs incidences sur l'environnement; invite la Commission à étudier la mise en place de normes environnementales communes pour la prospection et l'extraction des hydrocarbures non conventionnels dans l'UE, de sorte à rendre les EIE cohérentes et compréhensibles."


NDLR : 
.../... Les collectivités locales et régionales devraient avoir le droit d’interdire les activités d'exploitation des hydrocarbures non conventionnels dans les zones sensibles (zones de protection de l’eau potable, villages, terres arables, etc.); .../... Cette phrase est importante et correspond à ce que l'on attend d'une réglementation : que les élus locaux (commune ou intercommunalité, CG, CR) soient les décideurs. Les citoyens auraient ainsi, par leur droit de vote et de manifester si nécessaire, les moyens de se prononcer sur l'avenir du patrimoine naturel de leur territoire.

Rédaction et mise en ligne : Christian Dépret
N'hésitez pas à commenter, notamment l'avis qui est d'initiative.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 21:27

Thibault Lescuyer, journaliste à "Novethic", un média expert du développement durable à consulter régulièrement, nous trace ce tableau inquétant : http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,energies,energies_fossiles,bataille_influences_autour_gaz_schiste,141852.jsp


Bataille d'influences autour du gaz de schiste


Définitivement tranchée, la question des gaz de schiste en France ? Pas vraiment. Malgré la loi de 2011 interdisant la fracturation hydraulique et malgré l'absence d'alternatives fiables, le gouvernement est sous les feux croisés de l'industrie, du Medef et de plusieurs députés. L'Union des Industries Chimiques vient de rejoindre la bataille.

Le 28 novembre, le ministre de l'Ecologie Philippe Martin refusait le transfert d'autorisation des permis d'exploration d’hydrocarbures de schiste, des compagnies pétrolières Toreador à Hess Oil. Un nouveau refus gouvernemental qui aurait pu donner un coup d’arrêt final à la course à l’exploration et à l’expérimentation que mène depuis trois ans l’industrie. Ce n’est pas vraiment le cas. Ce même jour en effet l'Union française des Industries Chimiques (UIC) -jusque-là discrète sur le sujet- a confié officiellement au cabinet Carbone 4 fondé par Jean-Marc Jancovici la réalisation d'une étude d'impact de l'« inaction » française quant aux gaz de schiste, sur son propre secteur d'activité. Une étude que l’UIC affirme faire dans une optique « constructive et objective ». Elle viendra s’ajouter à plusieurs prises de positions et d’études –provenant non pas des pétroliers mais d’institutions parlementaires ou scientifiques- réclamant un droit d’expérimentation (autorisé à des seules fins scientifiques par la loi du 13 juillet 2011) voire d’exploration.


Le spectre des emplois détruits dans la chimie

« La France a une pétrochimie importante mais pour combien de temps ? Avec la différence des prix du gaz entre la France et les Etats-Unis, les Américains investissent, notamment en Asie. On risque de voir un tsunami arriver avec des produits moins chers dans quelques années », s'alarme Philippe Prudhon, directeur des Affaires Techniques à l'UIC. On le sait peu mais la chimie est la première industrie concernée par le gaz dont les molécules servent de matière première, par exemple pour fabriquer des engrais et de la pétrochimie (filières éthylène et polymères). A elle seule, elle absorbe même 40% de l’ensemble du gaz consommé par l'industrie française. Les résultats de l'étude seront connus au printemps 2014, c'est à dire pendant l'examen de la loi sur la transition énergétique.


Gagner la bataille de l'opinion

De fait, malgré la loi Jacob votée par la majorité UMP en juillet 2011 et confirmée en octobre 2013 par le Conseil constitutionnel, les appels à lancer des explorations sans fracturation hydraulique ou à défaire cette loi se multiplient. Le 27 novembre, c'était le rapport final « Bataille Lenoir », de l'OPESCT (office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques), qui appelait à expérimenter la fracturation hydraulique en France (Voir « Les gaz de schiste sont de retour ». Le rapport –pourtant approuvé à une large majorité de droite comme de gauche par 19 voix contre 2 - a aussitôt été contesté par les députés écologistes et par le président (PS) de la commission Développement durable à l'Assemblée, Jean-Paul Chanteguet. « Les rapporteurs se disent convaincus que cette technique (illégale) est, grâce à d’importants progrès, dorénavant maîtrisée et raisonnablement utilisable. Cette conviction se révèle pourtant, au fil de la lecture du rapport, relever de l’acte de foi et non de la moindre preuve scientifique », estime le député, dont la position rejoint celle du ministre de l'Ecologie.


L'Académie des sciences pour une exploration encadrée

Autre nouveauté depuis le 15 novembre, les partisans de l'exploration peuvent s'appuyer sur un avis de l'Académie des sciences. Ces « éléments pour éclairer le débat sur les gaz de schiste » mettent en avant le fait que les risques de fracturation ne seraient pas si incontrôlables et que la pollution des eaux, par exemple, pourrait être évitée techniquement. Mais la reprise des grandes lignes des arguments du secteur pétrolier et de l’Amicale des foreurs fait tiquer. D’autant plus que l'avis a été co-piloté par Sébastien Candel, professeur à l’école Centrale mais aussi membre du conseil scientifique de l’OPECST et président du conseil scientifique de l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN), soulève le site Actu environnement.

Dans ce contexte de suspicion, faudra-t-il alors recourir à l’une des préconisations du document de synthèse sorti du débat national sur la transition énergétique ? Une étude indépendante couvrant « l’impact socio-économique (tourisme, emploi, prix de l’énergie), environnemental et climatique de l’exploitation des gaz de schiste, incluant une analyse complète du cycle de vie » avait été demandée par « la plupart des acteurs ». Une étude, qui selon le ministère de l’Ecologie, n'est pas en cours. L’Union Européenne, par le biais de la Commission, prépare un texte chargé d’encadrer la recherche et la production de ces gaz et huiles de schiste dans les pays qui ont décidé d’autoriser l’exploitation. Un texte dont on ne connait pas la nature juridique mais qui devrait insister sur les études d’impacts sociaux et environnementaux préalables.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 09:45

Après les propos apaisants du ministre, vient la menace de certains parlementaires et des industriels, le régime de la douche écossaise continue.
Restons sur nos gardes et continuons nos actions de préventions !

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 09:44

Propos recueillis par Frédéric Mouchon | Publié le 27.11.2013, 22h52 |
Article complet sur  http://www.leparisien.fr/societe/le-ministre-de-l-ecologie-il-faut-se-mefier-des-vrp-des-hydrocarbures-27-11-2013-3355371.php

Systématiquement renvoyés dans leurs cordes depuis des mois par le ministre de l'Ecologie qui refuse de rouvrir le dossier des gaz de schiste, des parlementaires favorables à l'exploration du sous-sol français sont de nouveau revenus à la charge mercredi en plaidant pour le lancement de «quelques dizaines de forages expérimentaux» afin de tester la «fracturation hydraulique améliorée ou des techniques alternatives».

Selon une estimation américaine, la France disposerait d'un potentiel de 3900 milliards de m3 de gaz techniquement récupérable et de cinq milliards de barils de pétrole de schiste, notamment dans le sud-est et le bassin-Parisien. Un gisement potentiel si prometteur que l'entreprise américaine Hess Oil a racheté en 2012 à la société Toreador sept permis de recherche d'hydrocarbures en Seine-et-Marne et dans l'Aisne.
Le pétrolier n'attendait plus que le feu vert du ministre de l'Ecologie pour que ce changement de propriétaire soit validé. Mais après mûre réflexion, Philippe Martin a décidé de leur fermer la porte.


Que pensez-vous du rapport parlementaire remis à l'Assemblée qui prône une exploration expérimentale des gaz de schiste ?

Il faut se méfier des VRP des hydrocarbures fossiles. Pourquoi vouloir à tout prix extraire de notre sous-sol jusqu'à la dernière goutte de pétrole alors que la France vient de s'engager à réduire de 30% sa consommation d'hydrocarbures d'ici 2030. Les promoteurs des gaz de schiste parlent d'eldorado, mettent en avant des dizaines de milliers de créations d'emplois et la diminution de notre facture énergétique. Mais même le PDG de Shell estiment que le modèle d'exploitation de ces gaz n'est pas rentable. Le modèle américain, où 500 000 puits ont été creusés, n'est d'ailleurs pas transposable en France. Forer des centaines de milliers de puits dans des zones rurales qui vivent essentiellement de l'agriculture et du tourisme aurait un impact négatif en terme d'emplois et de balance commerciale. Et ce serait terrible pour l'image de la France à l'étranger. Imaginez les retransmissions du tour de France montrant des milliers de derricks au coeur des paysages magnifiques du Gard, du Gers ou de la Lozère.

Une seule priorité en tête : le respect de l'intérêt général


Validez-vous les permis de recherche déposés en région parisienne par la société américaine Hess Oil?

Je refuse de signer la mutation de ces permis de recherche d'hydrocarbures qui avaient été octroyés par le précédent gouvernement à Toreador, dans le bassin parisien. Depuis quatre mois, j'ai croisé les expertises et examiné chaque permis en ayant une seule priorité en tête : le respect de l'intérêt général. Pouvais-je valider ces mutations de permis alors que leur objectif initial était exclusivement d'explorer des gaz de schiste et que la société américaine qui les as rachetés est spécialisée dans l'extraction de gaz de schiste ? Vu les couches géologiques visées par ces forages, cela implique forcément d'avoir recours à la fracturation hydraulique qui est un procédé interdit en France. Ce qui a emporté ma décision, c'est l'analyse technique et juridique de chaque permis, en concertation et en transparence avec les élus et les collectifs de citoyens concernés.


Mais l'Etat a été condamné par Hess Oil à payer des indemnités journalières pour absence de décision

Ces sept permis avaient été accordés par des gouvernements de droite. Et quand Hess Oil a racheté ces permis à Toreador et demandé au gouvernement de valider ce transfert, mes prédécesseurs ont laissé traîner le dossier. La justice m'ayant demandé de prendre une décision, c'est à moi aujourd'hui de solder leur manque de courage. Certes, il y a des astreintes financières. Hess Oil réclame environ 30 000 euros par permis. Mais nous allons tenter d'obtenir lors de l'audience en justice du 6 décembre une remise de ces indemnités. Dans tous les cas, ce n'est rien à côté du coût environnemental et sociétal qu'aurait impliqué cette exploration de notre sous-sol. J'ai personnellement assisté à une opération de fracturation hydraulique en Pennsylvannie en 2011. Entre le va-et-vient des camions, l'énorme consommation d'eau, les explosions à 3000 m de profondeur dont on ne mesure pas les conséquences à long terme, j'ai vu que ce type de forage était très impactant pour l'environnement.


Est-ce à dire qu'on ne pourra plus jamais exploiter le sous-sol français?

Pas du tout. D'ailleurs, un rapport sur le code minier sera remis au gouvernement le 10 décembre prochain. Notre but est de remettre au goût du jour ce code, qui contient plus de 700 articles, et date...de 1806. L'objectif n'est pas de prohiber l'exploitation du sous-sol mais de faire en sorte que ces projets soient compatibles avec le respect de l'environnement et que les citoyens soient pleinement associés en amont à ces projets

L'objectif n'est pas de prohiber l'exploitation du sous-sol


L'Etat envisage-t-il de rallonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises pour qu'elles passent de quarante à cinquante ans?

Cette question ne se pose pas pour l'instant. Certains voudraient arracher cette décision au gouvernement. Mais l'Etat est garant de la trajectoire qu'il s'est fixée : faire passer de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité à l'horizon 2025. Je l'ai déjà dit : il n'y aura donc pas de décision prise avant le débat parlementaire sur la politique énergétique de la France qui aura lieu au printemps prochain.


Quand les nouveaux tarifs sociaux de l'énergie seront-ils appliqués?

Un décret a été publié le 16 novembre. Il est rétroactif au 1er novembre. Jusqu'ici, 1,7 millions de foyers étaient concernés par ces réductions du prix de l'électricité et du gaz. Désormais, quatre millions de foyers en bénéficieront. Le gouvernement a par ailleurs instauré une trêve hivernale des coupures de gaz et d'électricité qui s'applique depuis le 1er novembre à tous les consommateurs. Alors que les prix de l'énergie ne cessent d'augmenter tous les ans, l'objectif de la loi sur la transition énergétique est aussi de redonner du pouvoir d'achat aux Français en leur donnant les moyens de mieux maîtriser leur consommation. Il ne faut pas que la transition énergétique soit vécue comme punitive et triste. Mon objectif est de faire gagner aux Français 200 à 300 euros sur leur facture.

C'est peut être un des pires moments pour être ministre de l'Ecologie


Est-ce difficile d'être ministre de l'ecologie en période de crise?

J'ai pu constater au sommet de Varsovie sur le réchauffement climatique que c'est peut être un des pires moments pour être ministre de l'Ecologie. C'est vrai dans tous les pays européens. Il est très compliqué d'envisager des objectifs écologiques pour son pays à l'échelle de trente ou quarante ans alors que la plupart des Français ont pour horizon immédiat le 15 du mois. Depuis la crise de 2008, les urgences économiques et sociales sont telles qu'il est très tentant de mettre au second plan les questions écologiques. Mais c'est justement parce qu'il y a des difficultés sociales aujourd'hui qu 'il faut engager la transition écologique. Prendre ces décisions courageuses, c'est permettre à nos enfants de ne pas vivre demain dans une société devenue invivable. Je souhaite que tous mes collègues du gouvernement se sentent impliqués sur ces questions. Comme au rugby, dans une équipe gouvernementale, on ne peut pas porter le ballon tout seul et moi, je joue toujours collectif.

 

Merci LeParisien.fr et chapeau Monsieur Martin, continuez.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:11

Face aux lobbies, la voix politique est déjà restée bien faible dans la campagne juridico­-médiatique lancée par Schuepbach pour abroger la loi Jacob et la précédente Ministre de l'écologie en a fait les frais. La mobilisation citoyenne des collectifs contre les gaz et pétrole de schiste et contre les gaz de couche n'a pas faibli et a su se faire entendre à chaque étape d'un feuilleton qui s'est provisoirement conclu avec la non abrogation de la loi.

Aujourd'hui, le Ministre de l'environnement Philippe Martin est sur le point de céder face à son administration qui prend position pour obéir au doigt et à l'oeil aux injonctions juridiques de la société Hess Oil. La dite société qui, d'après un tout nouveau rapport sur la transparence des industries pétrolières de l'Investort Environemental Health Network (IEHN), se place parmi les plus opaque (en obtenant une note de 8/32). Le Ministre de l'environnement s'apprête en effet à signer la mutation de 7 permis devenus "illégaux" ­ puisqu'ils conservent dans leur dossier, la mention de l'utilisation de la fracturation hydraulique après le 13 juillet 2011 (loi Jacob).

Il est inacceptable que François Hollande annonce que tant qu'il est Président, il n'y aura pas de fracturation hydraulique en France alors que, par crainte de perdre le soutien du monde pétrolier, Philippe Martin, accepte de signer la mutation de 7 permis sous peine de se faire condamner à verser des indemnités. Le Ministre de l'environnement sait pourtant très bien qu'il est légalement possible de demander un réexamen du dossier qui permettra de montrer son illégalité.

Ce grand écart politique serait­-il un avant­-goût de ce qui se prépare pour la conférence de l'ONU sur le climat en 2015 qui se déroulera à Paris ?

Déjà très silencieuse à Varsovie, la France oeuvrerait-­elle à ne pas prendre d'engagement contraignant pour une diminution des émissions de gaz à effet de serre, avec l'impérieuse nécessité de laisser les énergies fossiles, dont les gaz et pétrole de schiste, dans le sous­-sol ?

Nos organisations demandent expressément à M. le Ministre Philippe Martin de ne pas céder aux pressions de la société Hess Oil et de ne pas signer ces arrêtés de mutations des 7 permis d'exploration de pétrole de schiste en région parisienne.

Merci Les Amis de la Terre

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 09:44

Blog : Pierre, suite à cette mission à laquelle, avec Magda, tu as participé, en Pologne, où en est-on aujourd’hui ?

Pierre Arnoult : Après 3 années de prospection, 110 permis d’exploration sur 1/3 de la surface de la Pologne, 51 forages d’exploration (1/2 forage par permis !), aucun ne semble en capacité de produire de façon rentable. Les réserves « estimées » par l’AIE ont été divisées par 10 : ces réserves « assureraient néanmoins une indépendance énergétique » entre 25 et 55 ans …

En lisant la presse Polonaise nous avons constaté une certaine évolution vers la morosité et le doute : manque de dynamisme dans la recherche, manque de résultats de la compagnie Polonaise PGNIG, fracturations ratées, désengagement d’opérateurs étrangers ayant misé sur le GdS: Exxon mobil (US), Maraton oil (US), Talisman Energy (CAN), relocalisation des recherches vers le nord de la Pologne et la Baltique.

Blog : Pierre, tu estimes donc que les résultats sont insatisfaisants ?

P.A. : Les résultats semblent insatisfaisants en effet, cependant, ce que nous avons vu et entendu au contact des personnes rencontrées est qu'il est toujours fait appel au patriotisme de chacun avec un réel espoir qu'en disposant d’énergies en abondance, la Pologne obtiendrait une indépendance vis-à-vis de la Russie, le développement de son industrie et un souhait « de travail pour nos enfants »…
Les impacts éventuels sur l’environnement sont négligés ou acceptés comme inévitables ; l’erreur est humaine… le charbon, il est vrai, a tué beaucoup de personnes …

Blog : Qu'avez vous vu de particulier ?
P.A. : Les 2 plateformes que nous avons visitées sont inactives après des tests d’exploration et une production insuffisante.
Au niveau emploi, le seul témoignage que nous ayons eu est un emploi de femme de ménage et un emploi de gardien dans le village de Klukowa Huta !
La gêne a été évoquée par le trafic routier lors des tests de fracturation, gros camions et vitesses excessives, dangerosité dans le village.
Nous n'avons pas obtenu de témoignages sur d'éventuelles détériorations de l’environnement visibles dans ces lieux visités.

Blog : Si vous voulez avoir plus de détails sur ce déplacement et suivre le développement de l’exploration du Gaz de Schiste en Pologne : http://nofrackingfrance.fr/pologne-les-francais-souhaitent-profiter-de-lexperience-des-cachoubiens-riverains-de-lexploration-pour-le-gaz-de-schiste-12360 ; l’association No Fracking est informée par un correspondant permanent.

Merci à vous deux, Magda et Pierre, d'avoir participé à cette mission.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 09:06

En Pologne était sensée devenir un « grand » producteur de gaz de schiste, solution aux problèmes économiques et  aux obligations de la dépendance énergétique. Il semble que cela ne soit qu’un mirage. Le site « Gaz de schiste », dont « l’objectif … est d’apporter un éclairage objectif, neutre, dépourvu d’engagement associatif ou partisan. » met en doute ces pronostics :


« Pays attractif aux yeux des multinationales pour ses ressources supposées en Gaz de schiste, la Pologne semble devoir aujourd’hui renoncer à son extraction. En cause, les faibles résultats de l’exploration et l’opposition farouche des habitants.

 

Les Polonais, farouchement opposés à la fracturation hydraulique

Il y a deux ans, le gaz de schiste représentait un véritable espoir pour la Pologne qui espérait devenir prospère et indépendante énergétiquement. Aujourd’hui, plusieurs multinationales se sont retirées de la région, déçues par les maigres résultats de la phase d’exploration et rebutées par les nombreuses protestations des habitants qui s’opposent à ce que soit utilisé la technique controversée de la fracturation hydraulique.

Le 9 octobre les opposants ont célébré les directives du Parlement européen demandant aux entreprises de mener à bien des évaluations de l’impact environnemental de l’exploration et de l’extraction du gaz de schiste …
En savoir plus sur http://www.legazdeschiste.fr/chevron/17112013,la-pologne-est-en-train-de-renoncer-au-gaz-de-schiste,1019.html#oEpR8PiUxlpk9euc.99

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 13:48

Un œil sur http://www.tv83.info/, un animateur de l’association « Collectifs 83 Non au gaz de schiste » a été interviewé par Laurent ; ce reportage est en ligne jusqu’à fin novembre 2013.

Le TV83.info | Canal Régie des Entreprises sur le Web : la première web TV qui vous propose chaque mois un journal sur l'actualité économique du Var. Nous vous proposons un portail pour voir et comprendre le Var.

Merci à tv83.info.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 11:07

Sortis par la porte, les permis de recherche de gaz de schiste reviennent par la fenêtre !
 

DEPUIS la VALIDATION de la LOI par le CONSEIL CONSTITUTIONNEL, les INDUSTRIELS RECLAMENT sa pleine APPLICATION et le LANCEMENT de RECHERCHES par FRACTURATION HYDRAULIQUE !


Les industriels obtiennent procès après procès et sans défense de la part de l’Etat :
- des demandes de permis «non conventionnels» annulées, sont revenues en début d’année transformées en «conventionnels» Jouarre, Alès, Auzon, …
- des prolongations de permis, des mutations de permis, …
Si l’Etat s’était défendu correctement au tribunal administratif d’abord, au Conseil d’état ensuite il n’y aurait pas eu transmission de la QPC au Conseil Constitutionnel !

 

Les conséquences :

Les industriels réclament l’application TOTALE de la loi, c'est-à-dire la création de la commission d’évaluation et de contrôle prévue pour encadrer les opérations de recherche dans la roche mère et d’y utiliser la fracturation hydraulique !
En plus, les industriels seraient aidés par la Commission Parlementaire d’Evaluation et de Contrôle Scientifique et Technique, qui travaille actuellement à l’élaboration d’un rapport tendant à prouver qu’il serait possible de fracturer proprement !.. (P.J.)

Avec la réforme du Code Minier, les rapports Européens de plus en plus favorables, en cours d’élaboration, combien de temps nous reste t-il pour nous prémunir avant un nouveau permis en Provence Côte d’Azur ?


Que faire pour préserver notre patrimoine Naturel ?

L’ASPN s’y prépare ….

 

Signez la pétition http://www.petitions24.net/monsieur_le_ministre_ne_signez_pas

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 11:57

(Traduction google)
L'Assemblée générale du Bureau européen de l'environnement affirme son opposition à la fracturation et sa solidarité avec ceux qui s'opposent à cette activité.

L'extraction des combustibles non conventionnels par fracturation hydraulique a connu un développement remarquable, dans les pays tels que les Etats-Unis, le Canada ou l'Australie, lors de la dernière décennie. Les impacts environnementaux liés à cette activité sont multiples (consommation d'eau et la pollution, la pollution de l'air, le bruit, l'utilisation des terres, les fuites de méthane, etc…) et ont suscité une opposition publique considérable dans le monde entier, en tant que de nouveaux cas de contamination et les impacts sur l'environnement et sur la santé des personnes et du bétail ont été mis en lumière.

La recherche de gaz et de pétrole non conventionnels représente une continuité d'une politique énergétique basée sur les combustibles fossiles. L'Agence internationale de l'énergie en 2012 a admis que les deux tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles doivent être laissés sous terre, si la communauté internationale veut se conformer aux recommandations scientifiques n'excédant pas 2 ° C d'ici la fin du siècle. DONC, de continuer à chercher des réserves de combustibles fossiles supplémentaires (gaz non conventionnel et pétrole), au Québec qui sont aussi moins accessibles, plus coûteux à obtenir, et de faible rentabilité en termes énergétiques, ne peut être considéré comme un pas dans la bonne direction.

Les tentatives de l'industrie de la fracturation à s'installer en Europe se heurtent à de fortes oppositions de la société civile, au Québec on essaie de faire comprendre que la fracturation ne jouit pas d'un «permis social». Cette opposition se reflète dans l'adoption d'un moratoire et des interdictions aux niveaux local, régional et national. L'industrie tente de prendre des mesures juridiques légales contre ces interdictions, en protégeant ses intérêts dans les accords commerciaux avec l'Union européenne en négociation avec d'autres partenaires économiques. L'opposition du public est, dans certains cas, criminalisée et objet de harcèlement.

Pour toutes les raisons ci-dessus, l'ESB:

> Affirme son opposition à la fracturation et invite l'UE et ses États membres à établir des interdictions à ce sujet, compte tenu des risques élevés qu'elle entraîne et l'impossibilité de les contrôler ;
> Rejette en outre les investissements dans les énergies fossiles au lieu d'attribuer cet argent pour accélérer un véritable changement vers un modèle énergétique différente basé sur les énergies renouvelables ;
> Exprime son soutien à ceux qui oppose actuellement les mouvements sociaux fracturation dans différentes régions d'Europe et du monde et sa solidarité avec les manifestants actuellement persécutés, harcelés ou sanctionnés.


Source Wiki : Le Bureau européen de l'environnement ou BEE (en anglais, European Environmental Bureau ou EEB) est une organisation non gouvernementale créée en 1974 à Bruxelles. Il s'agit d'une fédération de plus de 140 organisations environnementales situées dans les 28 États membres de l'Union européenne, les pays candidats et quelques pays voisins de l'Union européenne...
 

Texte original :
EEB AGM, Brussels, 19-20 October 2013
Resolution on fracking – as adopt
ed

The General Assembly of the European Environmental Bureau affirms its opposition to fracking and its solidarity with those opposing that activity.

Unconventional fuel extraction through fracking has undergone a remarkable development, in countries such as the US, Canada, or Australia, during the past decade. The environmental impacts related to this activity are multiple (water consumption and contamination, air pollution, noise, land use, methane leaks, etc.) and have provoked considerable public opposition around the world, as new cases of contamination and impacts on the environment and on the health of people and livestock come to light.

The search for unconventional gas and oil implies continuing with an energy policy based on fossil fuels. The International Energy Agency admitted in 2012 that two-thirds of proven fossil fuel reserves must be left underground, if the international community wishes to comply with scientific recommendations on not exceeding 2º C before the end of the century. Therefore, to keep looking for additional fossil fuel reserves (unconventional gas and oil), which are also less accessible, more expensive to obtain, and of poor profitability in energy terms, cannot be regarded as a step in the right direction.

Attempts by the fracking industry to settle in Europe are encountering strong civil opposition, which tries to make it clear that fracking does not enjoy “social licence”. Such opposition is reflected in the adoption of moratoria and prohibitions at local, regional and national levels. The industry is trying to take legal action against such prohibitions and to armour-plate its interests in the trade agreements the European Union is negotiating with other economic partners. Public opposition is being, in some cases, criminalized and subjected to harassment.

For all the above reasons, the EEB:

  • Affirms its opposition to fracking and invites the EU and its member states to establish bans on it, in view of the high risks it entails and the impossibility of controlling them;
  • Rejects further investment in fossil fuels instead of assigning such time and money to speed up a real shift towards a different energy model based on renewable energies;
  • Expresses its support to those social movements currently opposing fracking in different parts of Europe and the world and its solidarity with the protestors currently being persecuted, penalised or harassed.
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