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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 15:54

Comme il est bien expliqué dans l'article de "La Marseillaise", merci à Raphaël Schott, l'association ASPN PACA, créée par Pierre Arnoult et ses collègues de la lutte contre le permis de Brignoles, est maintenant en ordre de marche.
Commence donc un travail important et difficile pour Pierre et Elise, la chargée de mission. Ils seront aidés par le Collectif 83 Non au gaz de schiste, par des experts et des associations régionales spécialisées en matière d'environnement. Les moyens financiers sont apportés par la Région et certaines communes ou communautés de communes du Var, trop peu encore.
La lecture de l'article ci-dessous vous en dira beaucoup plus.
Ce blog sera ouvert à toutes les informations que souhaiteront faire connaître les responsables de l'ASPN PACA.
Merci et Bravo pour cette initiative qui, grâce à la volonté et la tenacité de Pierre Arnoult, permettra de mieux préserver encore notre patrimoine naturel, notamment nos eaux souterraines comme de surface.

L'Association de Sauvegarde du Patrimoine Naturel PACA - ASPN PACA - en ordre de marche.
L'Association de Sauvegarde du Patrimoine Naturel PACA - ASPN PACA - en ordre de marche.
L'Association de Sauvegarde du Patrimoine Naturel PACA - ASPN PACA - en ordre de marche.
L'Association de Sauvegarde du Patrimoine Naturel PACA - ASPN PACA - en ordre de marche.
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 09:13

Michel Mariton est président de “Vigi-Nature” et membre du collectif ardéchois “Stop au gaz de schiste”, merci à lui et ses collègues de nous avoir transmis ce communiqué :
 

" Avec quatre membres des Collectifs « Stop au gaz de schiste », j’ai été invité par la Commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire à l’Assemblée Nationale le 3 décembre dernier.

Durant une heure trente nous avons été auditionnés sur les points suivants :

- Les Collectifs, comment sont ils organisés ?

- Historique du mouvement et ses différentes étapes.

- La constitution d’un nouveau code minier.

 

Gilbert LAVAURE de la Commission Scientifique a fait un exposé sur les émissions de méthane, maladie emblématique des forages pétroliers.

Cet exposé démontre de façon précise la dangerosité de tout type de forage.


Suite à ces exposés nous avons été questionnés par les députés présents sur trois points :

- Quelles liaisons existent entre les différents Collectifs Locaux, Départementaux et la Coordination Nationale ?

- Quelles seront les incidences économiques et sociales occasionnées dans vos régions par les projets de gaz de schiste ?

- Pourquoi êtes vous opposés à l’exploration à des fins scientifiques ?

 

Nous avons exposé tous nos arguments :

- L’exploration nécessite la fracturation hydraulique qui sera aussi dangereuse en phase d’exploration qu’en phase d’exploitation.

- L’exploration sera faite par des pétroliers et on ne voit pas bien comment ces derniers pourraient la conduire sans envisager de passer à la phase d’exploitation, « on n’a jamais vu un cochon chercher une truffe, la trouver et ne pas vouloir la manger ».

- La recherche scientifique nécessite de gros moyens financiers, pourquoi consacrer autant d’argent à la recherche des derniers hydrocarbures alors que la recherche sur la transition énergétique a besoins de gros capitaux ?

- Comment justifier l’exploration du gaz de schiste sachant que ces derniers sont créateurs de gaz à effet de serre alors que nous nous sommes engagés à les réduire ?

- Nous avons fortement rappelé que nous ne laisserons pas s’installer des opérations de recherches sur les gaz et huiles de schiste sur nos territoires sachant que ces opérations deviendraient irréversibles et qu’elles habitueraient la population à la présence des pétroliers.

- Nous avons rappelé notre souhait de voir voter une loi plus complète que celle de juillet 2011 soit votée, une loi qui interdirait définitivement toute la recherche en vue d’exploiter des produits non conventionnels issus de la roche mère.

 

Il nous a été répondu que dans l’état actuel des choses, à l’Assemblée Nationale et au Sénat, il n’y avait aucune majorité, ni de droite, ni de gauche pour voter une telle loi.


En conclusion cette rencontre nous laisse à penser que les opérations d’exploration sont dans la volonté des Pouvoirs Publics. La commission prévue dans la loi de juillet 2011 chargée d’encadrer l’exploration est sans doute en voie de constitution.

Nous devons nous MOBILISER contre cette idée d’exploration à des fins scientifiques ce qui nécessite d’AFFIRMER notre argumentation et de COMMUNIQUER largement sur ce danger qui menace nos territoires.

Michel MARITON
Président de Vigi-Nature."

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 15:38

Par Thomas Porcher prof d’économie
Source: le nouvel obs. le plus  -  Édité par Rémy Demichelis

La recherche de gaz de schiste ne serait-elle que de la poudre de perlimpinpin pour permettre aux compagnies d’exploiter tranquillement le sous-sol ? Si le ministre de l’Écologie, Philippe Martin, ne s’est pas fait avoir en refusant sept permis, les défenseurs de la recherche mènent toujours une bataille féroce et hypocrite, comme nous l’explique Thomas Porcher, professeur d’économie et auteur du "Mirage du gaz de schiste".

Depuis la décision du conseil constitutionnel qui valide la loi du 13 juillet 2011, le nouveau cheval de bataille pour rouvrir le dossier sur l’exploitation du gaz de schiste semble être la recherche. Car si l’interdiction de la fracturation hydraulique pour le gaz et le pétrole non-conventionnels est gravée dans le marbre, l’article 2 de la loi prévoyant "la mise en œuvre d’expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public" l’est également.

C’est d’ailleurs ce que prône le rapport de Bataille et Lenoir. Il plaide pour quelques dizaines de forages expérimentaux et un développement de la recherche sur les techniques alternatives d’extraction. D’autres voix (comme celles de l’Académie des sciences, de Badinter, Chevènement, Juppé et Rocard dans une tribune publiée dans "Libération") se sont également fait entendre sur ce sujet mettant en avant l’importance de la recherche et la nécessité de laisser nos scientifiques travailler et s’exprimer librement.

Comme si la recherche scientifique, qui échappe largement au contrôle démocratique, était complètement désintéressée, non idéologique et systématiquement au service de la société française. Car derrière les grandes tirades et les concepts abstraits de certains sur la science au pays de Descartes, de nombreuses questions, plus concrètes, subsistent, notamment concernant les financeurs de la recherche.

La recherche hors de portée des laboratoires publics

Dans le débat sur le gaz de schiste, le terme de "recherche" peut avoir une double signification : la recherche de nouvelles techniques d’extraction visant à remplacer la fracturation hydraulique et/ou l’exploration du sous-sol. Or, ces deux chantiers sont hors de portée de la totalité des laboratoires publics, y compris le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), en raison des coûts extrêmement élevés. Par conséquent, la question du financement de la recherche par les compagnies privées se pose.

Concernant l’invention de nouvelles techniques d’extraction, rien, dans le cadre législatif, n’empêche les compagnies privées de le faire. Mais le financement privé est soumis à l’évaluation de la pertinence des travaux et aux exigences de garantie de rentabilité.

Il n’y aura pas de nouvelle technique d’extraction juste pour la France

Or, jusqu’à la décision du conseil constitutionnel, il était plus simple et moins coûteux pour une compagnie de jouer la montre en pariant sur une modification de la loi que d’entamer des recherches scientifiques ne garantissant pas de résultats sur le court terme. De plus, la règlementation sur l’extraction du gaz de schiste en France étant quasi-unique à l’échelle mondiale, la portée commerciale de l’investissement dans la recherche de nouvelles techniques est par conséquent fortement réduite.

Ainsi, les compagnies ont plutôt intérêt à utiliser la fracturation hydraulique dans d’autres pays plutôt que de chercher une nouvelle technique d’extraction qu’elles n’utiliseront probablement qu’en France.

Enfin, même dans le cas où une nouvelle technique serait opérationnelle, le coût de la recherche et de l’expérimentation scientifique – qui consiste à reproduire un certains nombre de fois l’expérience – ferait augmenter significativement le coût d’extraction du gaz de schiste en France et donc réduirait voire condamnerait la rentabilité de l’exploitation.

Ce surcoût s’ajouterait au coût déjà existant du manque d’infrastructure en Europe. Une autre étude du BNEF (Bloomberg New Energy Finance) montre également que les coûts au Royaume-Uni seront de 50% à 100% plus élevés qu’aux États-Unis. Compte tenu de la portée commerciale limitée de ce type de recherche, il y a donc peu de chance que les compagnies privées investissent dans de tels projets.

L’exploration : un attrape nigauds

Mais qu’en est-il de la recherche concernant l’exploration du sous-sol ? Un financement par une compagnie privée paraît difficilement envisageable. Si une compagnie explore le sous-sol sans pouvoir l’exploiter ensuite, elle investit à fonds perdus. Seulement, l’exploration gazière a un coût énorme que la production de gaz est censée rembourser. Mais comme la seule technique permettant d’extraire le gaz de schiste en France est interdite, l’opération est d’entrée de jeu perdante.

Il faut donc être bien naïf pour penser qu’une compagnie accepterait de financer des recherches dans le seul but de permettre à la France de mieux connaître son sous-sol. Sauf si l’exploration a un autre but : influencer l’opinion publique et accélérer les processus de décisions politiques au moyen d’estimations "énormes" de réserves.

On se retrouve alors face à un cercle vicieux que beaucoup de pays pétroliers ont connu : l’asymétrie d’information entre les compagnies et l’État sur la valeur du sous-sol. Plusieurs rapports de la Banque mondiale ont pointé du doigt ces problèmes d’asymétrie dans les pays africains notamment parce qu’ils favorisent le bradage des ressources.

D’autres secteurs mériteraient plus d’attention

Dans ces conditions où la recherche par des fonds privés semble illusoire, la seule solution est de se tourner vers des fonds publics. Mais comme les seuls ayant la capacité technique pour réaliser les explorations sont les compagnies privées, le financement public irait donc aux compagnies, avec probablement en partenariat un organisme public comme le prévoit la loi.

Dès lors, dans un contexte où l’État annonce un objectif d’économie de 14 milliards d’euros, se pose la question fondamentale de l’efficacité de la dépense publique.

Une recherche ayant comme finalité une estimation des réserves de gaz de schiste mérite-t-elle un financement public ? Ou plutôt n’existe-t-il pas en France d’autres secteurs, plus porteurs économiquement ou plus utiles socialement, ayant davantage de légitimité à obtenir ces financements ? Force est de constater que le gaz de schiste est devenu un totem cristallisant tous les biais cognitifs propre à "l’éléphant blanc" et ses projets publics d’envergure qui s’avèrent plus coûteux que bénéfiques comme le fut le Concorde en son temps.

Le gaz de schiste en Europe ne sera jamais aussi rentable qu’aux États-Unis. Pologne, 2011 (J. SKARZYNSKI/AFP).

Le gaz de schiste en Europe ne sera jamais aussi rentable qu’aux États-Unis. Pologne, 2011 (J. SKARZYNSKI/AFP).

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 17:21

NDLR : Le 5.12.2013 est paru au Journal officiel de l’Union européenne - C 356/23 - un document important intitulé "Avis du Comité des régions sur le «Point de vue des collectivités locales et régionales en matière de gaz de schiste, de schiste bitumeux et de gaz ou de pétrole en formations étanches (hydrocarbures non conventionnels)»

L'intégralité de ce document est lisible sur
http://www.energie2007.fr/images/upload/avis_comites_regions_gaz_schiste_joue.pdf

(2013/C 356/05)

Ce sont des avis, mais des avis provenant des représentants des régions  et collectivités locales de l'UE.  En voici l'introduction qui pourrait être considérée comme une synthèse : 


Extrait du J.O. U.E. :

LE COMITÉ DES RÉGIONS,

— estime avec le commissaire européen à l'environnement que les études qui ont été menées jusqu'ici montrent qu'il existe un certain nombre d'incertitudes ou de lacunes dans la législation de l'UE en vigueur; souligne qu'il sera primordial de tenir compte des risques sanitaires et environnementaux pour que le secteur soit bien accepté par le public et appelle la Commission européenne à présenter un cadre pour la gestion des risques et pour remédier aux lacunes de la réglementation de l'UE actuellement en vigueur;

— demande que soient respectées les décisions prises par les collectivités territoriales concernant l'interdiction, la limitation et le contrôle des évolutions ou activités liées à l'extraction des hydrocarbures non conventionnels. Les collectivités locales et régionales devraient avoir le droit d’interdire les activités d'exploitation des hydrocarbures non conventionnels dans les zones sensibles (zones de protection de l’eau potable, villages, terres arables, etc.);

— souligne l'importance fondamentale du principe de transparence et de la participation des populations concernées, ainsi que des collectivités locales et régionales, à la prise de décisions sur ce sujet sensible, et s'inquiète du fait que, pour l'heure, ces principes n'ont pas été suffisamment pris en considération dans tous les États membres;

— est favorable à la proposition de faire figurer les hydrocarbures non conventionnels à l'annexe I de la directive révisée de l'UE relative à l'évaluation des incidences environnementales (EIE), de sorte que les projets concernant ces hydrocarbures soient systématiquement soumis à une évaluation de leurs incidences sur l'environnement; invite la Commission à étudier la mise en place de normes environnementales communes pour la prospection et l'extraction des hydrocarbures non conventionnels dans l'UE, de sorte à rendre les EIE cohérentes et compréhensibles."


NDLR : 
.../... Les collectivités locales et régionales devraient avoir le droit d’interdire les activités d'exploitation des hydrocarbures non conventionnels dans les zones sensibles (zones de protection de l’eau potable, villages, terres arables, etc.); .../... Cette phrase est importante et correspond à ce que l'on attend d'une réglementation : que les élus locaux (commune ou intercommunalité, CG, CR) soient les décideurs. Les citoyens auraient ainsi, par leur droit de vote et de manifester si nécessaire, les moyens de se prononcer sur l'avenir du patrimoine naturel de leur territoire.

Rédaction et mise en ligne : Christian Dépret
N'hésitez pas à commenter, notamment l'avis qui est d'initiative.

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 21:27

Thibault Lescuyer, journaliste à "Novethic", un média expert du développement durable à consulter régulièrement, nous trace ce tableau inquétant : http://www.novethic.fr/novethic/ecologie,energies,energies_fossiles,bataille_influences_autour_gaz_schiste,141852.jsp


Bataille d'influences autour du gaz de schiste


Définitivement tranchée, la question des gaz de schiste en France ? Pas vraiment. Malgré la loi de 2011 interdisant la fracturation hydraulique et malgré l'absence d'alternatives fiables, le gouvernement est sous les feux croisés de l'industrie, du Medef et de plusieurs députés. L'Union des Industries Chimiques vient de rejoindre la bataille.

Le 28 novembre, le ministre de l'Ecologie Philippe Martin refusait le transfert d'autorisation des permis d'exploration d’hydrocarbures de schiste, des compagnies pétrolières Toreador à Hess Oil. Un nouveau refus gouvernemental qui aurait pu donner un coup d’arrêt final à la course à l’exploration et à l’expérimentation que mène depuis trois ans l’industrie. Ce n’est pas vraiment le cas. Ce même jour en effet l'Union française des Industries Chimiques (UIC) -jusque-là discrète sur le sujet- a confié officiellement au cabinet Carbone 4 fondé par Jean-Marc Jancovici la réalisation d'une étude d'impact de l'« inaction » française quant aux gaz de schiste, sur son propre secteur d'activité. Une étude que l’UIC affirme faire dans une optique « constructive et objective ». Elle viendra s’ajouter à plusieurs prises de positions et d’études –provenant non pas des pétroliers mais d’institutions parlementaires ou scientifiques- réclamant un droit d’expérimentation (autorisé à des seules fins scientifiques par la loi du 13 juillet 2011) voire d’exploration.


Le spectre des emplois détruits dans la chimie

« La France a une pétrochimie importante mais pour combien de temps ? Avec la différence des prix du gaz entre la France et les Etats-Unis, les Américains investissent, notamment en Asie. On risque de voir un tsunami arriver avec des produits moins chers dans quelques années », s'alarme Philippe Prudhon, directeur des Affaires Techniques à l'UIC. On le sait peu mais la chimie est la première industrie concernée par le gaz dont les molécules servent de matière première, par exemple pour fabriquer des engrais et de la pétrochimie (filières éthylène et polymères). A elle seule, elle absorbe même 40% de l’ensemble du gaz consommé par l'industrie française. Les résultats de l'étude seront connus au printemps 2014, c'est à dire pendant l'examen de la loi sur la transition énergétique.


Gagner la bataille de l'opinion

De fait, malgré la loi Jacob votée par la majorité UMP en juillet 2011 et confirmée en octobre 2013 par le Conseil constitutionnel, les appels à lancer des explorations sans fracturation hydraulique ou à défaire cette loi se multiplient. Le 27 novembre, c'était le rapport final « Bataille Lenoir », de l'OPESCT (office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques), qui appelait à expérimenter la fracturation hydraulique en France (Voir « Les gaz de schiste sont de retour ». Le rapport –pourtant approuvé à une large majorité de droite comme de gauche par 19 voix contre 2 - a aussitôt été contesté par les députés écologistes et par le président (PS) de la commission Développement durable à l'Assemblée, Jean-Paul Chanteguet. « Les rapporteurs se disent convaincus que cette technique (illégale) est, grâce à d’importants progrès, dorénavant maîtrisée et raisonnablement utilisable. Cette conviction se révèle pourtant, au fil de la lecture du rapport, relever de l’acte de foi et non de la moindre preuve scientifique », estime le député, dont la position rejoint celle du ministre de l'Ecologie.


L'Académie des sciences pour une exploration encadrée

Autre nouveauté depuis le 15 novembre, les partisans de l'exploration peuvent s'appuyer sur un avis de l'Académie des sciences. Ces « éléments pour éclairer le débat sur les gaz de schiste » mettent en avant le fait que les risques de fracturation ne seraient pas si incontrôlables et que la pollution des eaux, par exemple, pourrait être évitée techniquement. Mais la reprise des grandes lignes des arguments du secteur pétrolier et de l’Amicale des foreurs fait tiquer. D’autant plus que l'avis a été co-piloté par Sébastien Candel, professeur à l’école Centrale mais aussi membre du conseil scientifique de l’OPECST et président du conseil scientifique de l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN), soulève le site Actu environnement.

Dans ce contexte de suspicion, faudra-t-il alors recourir à l’une des préconisations du document de synthèse sorti du débat national sur la transition énergétique ? Une étude indépendante couvrant « l’impact socio-économique (tourisme, emploi, prix de l’énergie), environnemental et climatique de l’exploitation des gaz de schiste, incluant une analyse complète du cycle de vie » avait été demandée par « la plupart des acteurs ». Une étude, qui selon le ministère de l’Ecologie, n'est pas en cours. L’Union Européenne, par le biais de la Commission, prépare un texte chargé d’encadrer la recherche et la production de ces gaz et huiles de schiste dans les pays qui ont décidé d’autoriser l’exploitation. Un texte dont on ne connait pas la nature juridique mais qui devrait insister sur les études d’impacts sociaux et environnementaux préalables.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 09:45

Après les propos apaisants du ministre, vient la menace de certains parlementaires et des industriels, le régime de la douche écossaise continue.
Restons sur nos gardes et continuons nos actions de préventions !

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 09:44

Propos recueillis par Frédéric Mouchon | Publié le 27.11.2013, 22h52 |
Article complet sur  http://www.leparisien.fr/societe/le-ministre-de-l-ecologie-il-faut-se-mefier-des-vrp-des-hydrocarbures-27-11-2013-3355371.php

Systématiquement renvoyés dans leurs cordes depuis des mois par le ministre de l'Ecologie qui refuse de rouvrir le dossier des gaz de schiste, des parlementaires favorables à l'exploration du sous-sol français sont de nouveau revenus à la charge mercredi en plaidant pour le lancement de «quelques dizaines de forages expérimentaux» afin de tester la «fracturation hydraulique améliorée ou des techniques alternatives».

Selon une estimation américaine, la France disposerait d'un potentiel de 3900 milliards de m3 de gaz techniquement récupérable et de cinq milliards de barils de pétrole de schiste, notamment dans le sud-est et le bassin-Parisien. Un gisement potentiel si prometteur que l'entreprise américaine Hess Oil a racheté en 2012 à la société Toreador sept permis de recherche d'hydrocarbures en Seine-et-Marne et dans l'Aisne.
Le pétrolier n'attendait plus que le feu vert du ministre de l'Ecologie pour que ce changement de propriétaire soit validé. Mais après mûre réflexion, Philippe Martin a décidé de leur fermer la porte.


Que pensez-vous du rapport parlementaire remis à l'Assemblée qui prône une exploration expérimentale des gaz de schiste ?

Il faut se méfier des VRP des hydrocarbures fossiles. Pourquoi vouloir à tout prix extraire de notre sous-sol jusqu'à la dernière goutte de pétrole alors que la France vient de s'engager à réduire de 30% sa consommation d'hydrocarbures d'ici 2030. Les promoteurs des gaz de schiste parlent d'eldorado, mettent en avant des dizaines de milliers de créations d'emplois et la diminution de notre facture énergétique. Mais même le PDG de Shell estiment que le modèle d'exploitation de ces gaz n'est pas rentable. Le modèle américain, où 500 000 puits ont été creusés, n'est d'ailleurs pas transposable en France. Forer des centaines de milliers de puits dans des zones rurales qui vivent essentiellement de l'agriculture et du tourisme aurait un impact négatif en terme d'emplois et de balance commerciale. Et ce serait terrible pour l'image de la France à l'étranger. Imaginez les retransmissions du tour de France montrant des milliers de derricks au coeur des paysages magnifiques du Gard, du Gers ou de la Lozère.

Une seule priorité en tête : le respect de l'intérêt général


Validez-vous les permis de recherche déposés en région parisienne par la société américaine Hess Oil?

Je refuse de signer la mutation de ces permis de recherche d'hydrocarbures qui avaient été octroyés par le précédent gouvernement à Toreador, dans le bassin parisien. Depuis quatre mois, j'ai croisé les expertises et examiné chaque permis en ayant une seule priorité en tête : le respect de l'intérêt général. Pouvais-je valider ces mutations de permis alors que leur objectif initial était exclusivement d'explorer des gaz de schiste et que la société américaine qui les as rachetés est spécialisée dans l'extraction de gaz de schiste ? Vu les couches géologiques visées par ces forages, cela implique forcément d'avoir recours à la fracturation hydraulique qui est un procédé interdit en France. Ce qui a emporté ma décision, c'est l'analyse technique et juridique de chaque permis, en concertation et en transparence avec les élus et les collectifs de citoyens concernés.


Mais l'Etat a été condamné par Hess Oil à payer des indemnités journalières pour absence de décision

Ces sept permis avaient été accordés par des gouvernements de droite. Et quand Hess Oil a racheté ces permis à Toreador et demandé au gouvernement de valider ce transfert, mes prédécesseurs ont laissé traîner le dossier. La justice m'ayant demandé de prendre une décision, c'est à moi aujourd'hui de solder leur manque de courage. Certes, il y a des astreintes financières. Hess Oil réclame environ 30 000 euros par permis. Mais nous allons tenter d'obtenir lors de l'audience en justice du 6 décembre une remise de ces indemnités. Dans tous les cas, ce n'est rien à côté du coût environnemental et sociétal qu'aurait impliqué cette exploration de notre sous-sol. J'ai personnellement assisté à une opération de fracturation hydraulique en Pennsylvannie en 2011. Entre le va-et-vient des camions, l'énorme consommation d'eau, les explosions à 3000 m de profondeur dont on ne mesure pas les conséquences à long terme, j'ai vu que ce type de forage était très impactant pour l'environnement.


Est-ce à dire qu'on ne pourra plus jamais exploiter le sous-sol français?

Pas du tout. D'ailleurs, un rapport sur le code minier sera remis au gouvernement le 10 décembre prochain. Notre but est de remettre au goût du jour ce code, qui contient plus de 700 articles, et date...de 1806. L'objectif n'est pas de prohiber l'exploitation du sous-sol mais de faire en sorte que ces projets soient compatibles avec le respect de l'environnement et que les citoyens soient pleinement associés en amont à ces projets

L'objectif n'est pas de prohiber l'exploitation du sous-sol


L'Etat envisage-t-il de rallonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises pour qu'elles passent de quarante à cinquante ans?

Cette question ne se pose pas pour l'instant. Certains voudraient arracher cette décision au gouvernement. Mais l'Etat est garant de la trajectoire qu'il s'est fixée : faire passer de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité à l'horizon 2025. Je l'ai déjà dit : il n'y aura donc pas de décision prise avant le débat parlementaire sur la politique énergétique de la France qui aura lieu au printemps prochain.


Quand les nouveaux tarifs sociaux de l'énergie seront-ils appliqués?

Un décret a été publié le 16 novembre. Il est rétroactif au 1er novembre. Jusqu'ici, 1,7 millions de foyers étaient concernés par ces réductions du prix de l'électricité et du gaz. Désormais, quatre millions de foyers en bénéficieront. Le gouvernement a par ailleurs instauré une trêve hivernale des coupures de gaz et d'électricité qui s'applique depuis le 1er novembre à tous les consommateurs. Alors que les prix de l'énergie ne cessent d'augmenter tous les ans, l'objectif de la loi sur la transition énergétique est aussi de redonner du pouvoir d'achat aux Français en leur donnant les moyens de mieux maîtriser leur consommation. Il ne faut pas que la transition énergétique soit vécue comme punitive et triste. Mon objectif est de faire gagner aux Français 200 à 300 euros sur leur facture.

C'est peut être un des pires moments pour être ministre de l'Ecologie


Est-ce difficile d'être ministre de l'ecologie en période de crise?

J'ai pu constater au sommet de Varsovie sur le réchauffement climatique que c'est peut être un des pires moments pour être ministre de l'Ecologie. C'est vrai dans tous les pays européens. Il est très compliqué d'envisager des objectifs écologiques pour son pays à l'échelle de trente ou quarante ans alors que la plupart des Français ont pour horizon immédiat le 15 du mois. Depuis la crise de 2008, les urgences économiques et sociales sont telles qu'il est très tentant de mettre au second plan les questions écologiques. Mais c'est justement parce qu'il y a des difficultés sociales aujourd'hui qu 'il faut engager la transition écologique. Prendre ces décisions courageuses, c'est permettre à nos enfants de ne pas vivre demain dans une société devenue invivable. Je souhaite que tous mes collègues du gouvernement se sentent impliqués sur ces questions. Comme au rugby, dans une équipe gouvernementale, on ne peut pas porter le ballon tout seul et moi, je joue toujours collectif.

 

Merci LeParisien.fr et chapeau Monsieur Martin, continuez.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:11

Face aux lobbies, la voix politique est déjà restée bien faible dans la campagne juridico­-médiatique lancée par Schuepbach pour abroger la loi Jacob et la précédente Ministre de l'écologie en a fait les frais. La mobilisation citoyenne des collectifs contre les gaz et pétrole de schiste et contre les gaz de couche n'a pas faibli et a su se faire entendre à chaque étape d'un feuilleton qui s'est provisoirement conclu avec la non abrogation de la loi.

Aujourd'hui, le Ministre de l'environnement Philippe Martin est sur le point de céder face à son administration qui prend position pour obéir au doigt et à l'oeil aux injonctions juridiques de la société Hess Oil. La dite société qui, d'après un tout nouveau rapport sur la transparence des industries pétrolières de l'Investort Environemental Health Network (IEHN), se place parmi les plus opaque (en obtenant une note de 8/32). Le Ministre de l'environnement s'apprête en effet à signer la mutation de 7 permis devenus "illégaux" ­ puisqu'ils conservent dans leur dossier, la mention de l'utilisation de la fracturation hydraulique après le 13 juillet 2011 (loi Jacob).

Il est inacceptable que François Hollande annonce que tant qu'il est Président, il n'y aura pas de fracturation hydraulique en France alors que, par crainte de perdre le soutien du monde pétrolier, Philippe Martin, accepte de signer la mutation de 7 permis sous peine de se faire condamner à verser des indemnités. Le Ministre de l'environnement sait pourtant très bien qu'il est légalement possible de demander un réexamen du dossier qui permettra de montrer son illégalité.

Ce grand écart politique serait­-il un avant­-goût de ce qui se prépare pour la conférence de l'ONU sur le climat en 2015 qui se déroulera à Paris ?

Déjà très silencieuse à Varsovie, la France oeuvrerait-­elle à ne pas prendre d'engagement contraignant pour une diminution des émissions de gaz à effet de serre, avec l'impérieuse nécessité de laisser les énergies fossiles, dont les gaz et pétrole de schiste, dans le sous­-sol ?

Nos organisations demandent expressément à M. le Ministre Philippe Martin de ne pas céder aux pressions de la société Hess Oil et de ne pas signer ces arrêtés de mutations des 7 permis d'exploration de pétrole de schiste en région parisienne.

Merci Les Amis de la Terre

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 09:44

Blog : Pierre, suite à cette mission à laquelle, avec Magda, tu as participé, en Pologne, où en est-on aujourd’hui ?

Pierre Arnoult : Après 3 années de prospection, 110 permis d’exploration sur 1/3 de la surface de la Pologne, 51 forages d’exploration (1/2 forage par permis !), aucun ne semble en capacité de produire de façon rentable. Les réserves « estimées » par l’AIE ont été divisées par 10 : ces réserves « assureraient néanmoins une indépendance énergétique » entre 25 et 55 ans …

En lisant la presse Polonaise nous avons constaté une certaine évolution vers la morosité et le doute : manque de dynamisme dans la recherche, manque de résultats de la compagnie Polonaise PGNIG, fracturations ratées, désengagement d’opérateurs étrangers ayant misé sur le GdS: Exxon mobil (US), Maraton oil (US), Talisman Energy (CAN), relocalisation des recherches vers le nord de la Pologne et la Baltique.

Blog : Pierre, tu estimes donc que les résultats sont insatisfaisants ?

P.A. : Les résultats semblent insatisfaisants en effet, cependant, ce que nous avons vu et entendu au contact des personnes rencontrées est qu'il est toujours fait appel au patriotisme de chacun avec un réel espoir qu'en disposant d’énergies en abondance, la Pologne obtiendrait une indépendance vis-à-vis de la Russie, le développement de son industrie et un souhait « de travail pour nos enfants »…
Les impacts éventuels sur l’environnement sont négligés ou acceptés comme inévitables ; l’erreur est humaine… le charbon, il est vrai, a tué beaucoup de personnes …

Blog : Qu'avez vous vu de particulier ?
P.A. : Les 2 plateformes que nous avons visitées sont inactives après des tests d’exploration et une production insuffisante.
Au niveau emploi, le seul témoignage que nous ayons eu est un emploi de femme de ménage et un emploi de gardien dans le village de Klukowa Huta !
La gêne a été évoquée par le trafic routier lors des tests de fracturation, gros camions et vitesses excessives, dangerosité dans le village.
Nous n'avons pas obtenu de témoignages sur d'éventuelles détériorations de l’environnement visibles dans ces lieux visités.

Blog : Si vous voulez avoir plus de détails sur ce déplacement et suivre le développement de l’exploration du Gaz de Schiste en Pologne : http://nofrackingfrance.fr/pologne-les-francais-souhaitent-profiter-de-lexperience-des-cachoubiens-riverains-de-lexploration-pour-le-gaz-de-schiste-12360 ; l’association No Fracking est informée par un correspondant permanent.

Merci à vous deux, Magda et Pierre, d'avoir participé à cette mission.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 09:06

En Pologne était sensée devenir un « grand » producteur de gaz de schiste, solution aux problèmes économiques et  aux obligations de la dépendance énergétique. Il semble que cela ne soit qu’un mirage. Le site « Gaz de schiste », dont « l’objectif … est d’apporter un éclairage objectif, neutre, dépourvu d’engagement associatif ou partisan. » met en doute ces pronostics :


« Pays attractif aux yeux des multinationales pour ses ressources supposées en Gaz de schiste, la Pologne semble devoir aujourd’hui renoncer à son extraction. En cause, les faibles résultats de l’exploration et l’opposition farouche des habitants.

 

Les Polonais, farouchement opposés à la fracturation hydraulique

Il y a deux ans, le gaz de schiste représentait un véritable espoir pour la Pologne qui espérait devenir prospère et indépendante énergétiquement. Aujourd’hui, plusieurs multinationales se sont retirées de la région, déçues par les maigres résultats de la phase d’exploration et rebutées par les nombreuses protestations des habitants qui s’opposent à ce que soit utilisé la technique controversée de la fracturation hydraulique.

Le 9 octobre les opposants ont célébré les directives du Parlement européen demandant aux entreprises de mener à bien des évaluations de l’impact environnemental de l’exploration et de l’extraction du gaz de schiste …
En savoir plus sur http://www.legazdeschiste.fr/chevron/17112013,la-pologne-est-en-train-de-renoncer-au-gaz-de-schiste,1019.html#oEpR8PiUxlpk9euc.99

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